lundi 23 septembre 2019 03:39:28

Dialogue entre Washington et les Talibans : Trump ferme définitivement la porte

Si Trump semble résigné à ne plus engager d’autres négociations avec les talibans, ses derniers lui ont clairement signifié, hier, que pour sortir du bourbier afghan, il va falloir choisir entre deux options : une guerre totale ou revenir à la table des négociations.

PUBLIE LE : 11-09-2019 | 0:00
D.R

Si Trump semble résigné à ne plus engager d’autres négociations avec les talibans, ses derniers lui ont clairement signifié, hier, que pour sortir du bourbier afghan, il va falloir choisir entre deux options : une guerre totale ou revenir à la table des négociations.

U ne éventualité que le locataire de la Maison-Blanche a balayée d’un revers de main. En effet, le président Trump a martelé, lundi, que les négociations avec les talibans étaient "terminées pour de bon", après l'annulation d'une rencontre secrète prévue à Camp David dont l'idée même continuait à susciter la perplexité à Washington. 
Cependant,  la position radicale du président américain tranche avec celle de son chef de la diplomatie, Mike Pompeo, qui n'avait pas exclu dimanche une reprise des discussions avec les insurgés afghans. "Elles sont terminées pour de bon. En ce qui me concerne, elles sont terminées", a lancé M. Trump, optant pour un ton résolument offensif. Après avoir rompu ces négociations qui semblaient pourtant sur le point d'aboutir à un accord historique après 18 ans de guerre, Donald Trump a assuré que l'armée américaine avait durci son offensive contre le mouvement rebelle depuis l'attentat meurtrier de jeudi à Kaboul qui a tué un soldat américain. Visiblement désireux de contrer l'image d'un président qui gouverne par à-coups, M. Trump s’en est pris aux médias en dénonçant avec virulence certains articles évoquant des dissensions au sein de son équipe.
 Des médias américains ont rapporté que le vice-président Mike Pence mais aussi le conseiller à la sécurité nationale John Bolton étaient opposés à la venue des talibans à Camp David, la résidence secondaire des présidents américains, théâtre de plusieurs sommets historiques. Le principe même d'une rencontre avec les talibans dans cette résidence a soulevé de vives réactions chez certains républicains à quelques jours du 18e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. 
Les talibans, quant à eux, et tout en maintenant une pression sur le gouvernement de Kaboul, à travers une série d’attentats meurtriers, ont averti hier que les offensives sur le terrain continueraient si Washington persiste à ignorer les discussions sur un retrait de leurs troupes. Un retour à la case départ d’autant que le patron du bureau ovale est devenu insensible aux appels de ses conseillers. 
M. T.
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