lundi 23 septembre 2019 03:41:09

LPA à Tighennif : Les prix augmentent

Les bénéficiaires des 100 logements LPP à Tighennif sont montés au créneau, cette semaine, pour exprimer leur colère. Les acquéreurs des ces derniers, réalisés par l’Agence foncière, ont été sommés de payer un réajustement de l’ordre de plus de 33 millions de centimes, une décision qu’ils rejettent en bloc.

PUBLIE LE : 11-09-2019 | 0:00
D.R
Les bénéficiaires des 100 logements LPA à Tighennif sont montés au créneau, cette semaine, pour exprimer leur colère. Les acquéreurs des ces derniers, réalisés par l’Agence foncière, ont été sommés de payer un réajustement de l’ordre de plus de 33 millions de centimes, une décision qu’ils rejettent en bloc. 
 
Les termes du contrat signé avec l’agence sont clairs pour un prix initial estimé à 280 millions de centimes l’unité, soit 40.000 DA le m2, selon la correspondance du directeur du logement de la wilaya de Mascara dont une copie nous a été remise.
Un représentant de cette cité nous a expliqué que les voies réglementaires ont été explorées pour faire aboutir leurs revendications et les habitants ont saisi tous les organismes et administrations pour faire entendre leurs voix. Le wali et le ministère de l’Habitat ont été saisis.
Dans la même cité, des acquéreurs ont pris possession de leurs logements et ont été régularisés sans avoir rien payé en plus, alors que d’autres doivent encore payer ce réajustement à l’Agence foncière.
Les acquéreurs de logements LPA ne savent plus à quel saint se vouer. Tous les recours introduits auprès des autorités locales pour trouver une solution à leurs problèmes sont restés lettre morte et les souscripteurs viennent, encore une fois dénoncer le prix de ventre du mettre carré. 
Ils demandent aux autorités publiques plus de «transparence dans le calcul du prix du mètre carré». «Nous demandons de sauvegarder le prix initial sans aucun réajustement. On s’interroge aussi sur les locaux commerciaux, dont la valeur, après la cession, peut amortir les prix du mètre carré du logement», souligne l’un des protestataires rencontré sur les lieux. Un prix qui, selon eux, serait «excessif et ne reflète nullement leur capacité d’acquisition».
 
La hausse «inexpliquée» du prix du mètre carré est attribuée, par les souscripteurs LPA, au non-respect du décret exécutif régissant une telle situation. Pour les souscripteurs, le prix de 40.000 DA/m² a été annoncé avant de décider de l’augmentation. Les souscripteurs demandent l’application de la loi fixant les règles régissant l’activité qui stipule que «la formule de révision des prix doit prendre pour base les éléments de variation du coût de revient et s’appuyer sur l’évolution des indices officiels des prix des matériaux, des matériels et de la main-d’œuvre, et sauf cas de circonstances imprévisibles, incontournables et exceptionnelles, susceptibles de provoquer la rupture de l’équilibre économique du projet, initialement prévu. 
Ces souscripteurs refusent de payer ce réajustement estimant que le montant est déjà fixé et restent déterminés pour faire valoir leurs droits. 
A. Ghomchi
 
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