lundi 23 septembre 2019 03:37:15

Filière laitière : Nécessité d’une meilleure réorganisation

Classée parmi les plus grands importateurs de poudre de lait dans le monde, un produit auquel sont consacrés plus de 600 millions de dollars/an, l’Algérie cherche toujours des solutions pour se libérer progressivement de la dépendance en la matière, et atteindre une meilleure organisation de la filière lait.

PUBLIE LE : 11-09-2019 | 0:00
D.R
Classée parmi les plus grands importateurs de poudre de lait dans le monde, un produit auquel sont consacrés plus de 600 millions de dollars/an, l’Algérie cherche toujours des solutions pour se libérer progressivement de la dépendance en la matière, et atteindre une meilleure organisation de la filière lait. En effet, plusieurs actions sont menées. Deux conventions ont été signées, mardi dernier à Alger, entre le Groupe algérien de transport maritime (Gatma), d’une part, et l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL) et l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), d’autre part, pour promouvoir l’utilisation de la flotte maritime nationale et limiter ainsi le recours aux moyens de transport étrangers en vue de réduire les dépenses en devises pour l’importation de blé et de la poudre de lait. S’ajoute l'installation du Conseil national interprofessionnel de la filière cameline qui, selon le ministre de l’Agriculture, ouvrira des perspectives prometteuses aux éleveurs et permettra à l'activité de contribuer au développement de l'économie nationale.  Une  filière à laquelle l'Etat accorde un grand intérêt après sa formalisation en tant que filière nationale, et ce, avec un travail en partenariat avec les éleveurs et les différents acteurs pour le développement de ce domaine. Selon le ministre, il a été élaboré un plan de travail spécial pour le développement de cette filière lors de la réunion du gouvernement du 10 mai dernier qui s'est soldée par plusieurs rencontres entre les éleveurs des camelins et les responsables du secteur, outre plusieurs visites sur le terrain ayant permis la mise en place d'une feuille de route pour le développement de l'activité, dont la base, l'organisation et la structure des professionnels. Rappelons également que cinq fournisseurs polonais et trois autres hollandais ont dominé la course, lancée par  l’Onil, pour l’achat de la matières premières pour la production des produits laitiers. Un seul fournisseur français, parmi les partenaires traditionnels,  a été retenu dans la short-list en même temps qu’un autre concurrent allemand.  L’Onil renouvelle périodiquement la short-list de ces partenaires qui lui fournissent la matière première pour la production du lait et de ses dérivés. Notre pays, faut-il le souligner, produit annuellement quelque 3,5 milliards de litres de lait, pour un marché estimé à environ 4,5 milliards de litres, soit un déficit de 1 milliard de litres comblé par les importations. La poudre de lait importée par l’Onil, qui atteint actuellement plus de 400.000 tonnes/an, est subventionnée, faut-il le préciser, par l’État dans le but de combler le déficit enregistré par la production locale et elle est destinée principalement aux laiteries pour la production du lait en sachet. Notons par ailleurs que la filière laitière devra occuper une place appréciable dans l’industrie, du fait de l’importance de ses produits dans l’équilibre nutritionnel de la population, surtout que le lait et ses dérivés constituent pour l’homme l’aliment de base, de par sa composition en protéine d’origine animale, en sucre et en sel, outre sa teneur en calcium, phosphore et vitamines. De même, cette filière constitue une composante de plus en plus importante dans la transformation de l’agriculture et dans l’amélioration des conditions de vie rurale.  
 Fouad Irnatene
 
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