lundi 23 septembre 2019 03:33:43

GRAND ANGLE : Inquiétude

La situation sécuritaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest inquiète les pays de la région et la communauté internationale.

PUBLIE LE : 10-09-2019 | 0:00
D.R
La situation   sécuritaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest inquiète les pays de la région et la communauté internationale. Certes l’inquiétude ne date pas d’aujourd’hui, mais force aussi est de souligner qu’elle est plus forte ces derniers mois. Le terrorisme progresse et l’activité des groupes qui s’y adonnent est de plus en plus visible, significative et nuisible. Les efforts déployés à ce jour dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme se sont avérés insuffisants. Et l’incapacité de circonscrire ce fléau, première étape avant de songer à l’éradiquer, n’est pas pour rassurer. Preuve en est, hier un convoi humanitaire a été attaqué au Burkina Faso. Plusieurs morts sont dénombrés. A l’occasion de la conférence régionale sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent dont les travaux se sont tenus à Nairobi début juillet, le secrétaire général de l’ONU avait une nouvelle fois alerté sur le fait que « la menace terroriste en Afrique se répand et déstabilise des régions entières». Et à M. Antonio Guterres de rappeler que «ça a commencé au Mali, puis c'est allé au Burkina Faso, au Niger et maintenant, quand on parle avec les présidents du Ghana, du Bénin, du Togo et de Côte d'Ivoire, ils vous disent que le terrorisme arrive à leurs frontières». Devant cette situation urgente, les pays concernés ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest vont se réunir samedi prochain à Ouagadougou pour débattre de ces questions sécuritaires et envisager une large coalition au-delà de leur zone pour combattre ce terrorisme qui aspire à prendre racine en Afrique. D’autres organismes s’investissent aussi. Le centre africain des études stratégiques a organisé hier à Washington une journée au cours de laquelle les participants ont débattu des «stratégies pour la paix et la sécurité au Sahel». En fait, et cela n’a pas manqué d’être souligné, la présente conjoncture sécuritaire exige une mutualisation des efforts et des moyens mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il faut désormais aller plus loin que les formats habituels. Des pistes de réflexion sont avancées. «Je pense maintenant qu'il serait important que nous soyons prêts à soutenir toute initiative africaine impliquant les pays de la région qui s'inquiètent de la propagation de la menace», a estimé le patron de l’ONU. Les africains qui font face à cette progression du terrorisme pensent qu’il faut une réponse bien plus robuste et collective. A charge pour la communauté internationale de trouver les mécanismes permettant de la soutenir. Car la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent est loin d’être une affaire individuelle ou même régionale. C’est une préoccupation collective qui nécessite l’engagement de tous les acteurs.
Nadia K.
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