lundi 23 septembre 2019 03:41:05

Justice : Recrutement de 247 élèves magistrats

Le ministère de la Justice vient de fixer la période d'inscription au concours national pour le recrutement de 247 élèves magistrats, au titre de l'année 2019, au niveau de l'École supérieure de la magistrature.

PUBLIE LE : 09-09-2019 | 0:00
D.R
Le ministère de la Justice vient de fixer la période d'inscription au concours national pour le recrutement de 247 élèves magistrats, au titre de l'année 2019, au niveau de l'École supérieure de la magistrature.
 
En effet, selon un arrêté du ministre de la Justice, publié dans le dernier numéro du Journal officiel de la République algérienne, daté du 29 août, la période des inscriptions au concours est fixée du 13 au 31 octobre prochain, alors que les épreuves d'admissibilité se dérouleront le mois de décembre 2019.
Il s’agit d’une nouvelle promotion des magistrats qui vient renforcer le secteur de la justice en matière de ressources humaines, en application des dispositions de l’article 25 du décret exécutif n° 16-159 du 23 Chaâbane 1437 correspondant au 30 mai 2016. 
Une promotion qui bénéficiera d’un programme d’étude et d’une formation de base de quatre années comportant une formation théorique et une formation pratique, en vue d'approfondir les connaissances juridiques acquises à l'université, d'apprendre et de maîtriser les techniques et les procédures judiciaires et d'acquérir les réflexes et les mécanismes juridictionnels. 
Notons que la participation au concours des magistrats exige un certain nombre de conditions auxquelles doit, impérativement, répondre tout candidat souhaitant faire carrière dans le corps de la magistrature. Ainsi, ce concours national est ouvert à tous les candidats de nationalité algérienne, titulaires d'une licence en droit ou d'un diplôme reconnu équivalent. 
Il est, également, demandé au postulant d’être en situation régulière vis-à-vis du service national et de remplir les conditions d'aptitudes physique et morale pour l'exercice de la fonction, et bien entendu, de jouir des droits civils et civiques et d’être de bonne moralité. Aussi, la condition de la limite d’âge préalablement fixée à 35 ans au plus, à la date du concours, n’est plus exigée et ce, suite à une décision du ministère de la Justice. 
Le candidat répondant aux critères mais ayant le statut d’employé à la date de dépôt du dossier est, lui aussi, autorisé à participer au concours. 
Cependant, il doit présenter une attestation délivrée par l’autorité investie du pouvoir de nomination autorisant le candidat ayant la qualité de fonctionnaire à la date de dépôt du dossier, à participer au concours et s’engageant à le détacher en cas d’admission définitive. 
Une fois les résultats connus, les candidats lauréats sont appelés à compléter, par la suite, leur dossier par la présentation de trois certificats médicaux datant de moins de trois mois (un certificat délivré par un médecin généraliste attestant que le candidat n’est atteint d’aucune infirmité ou maladie chronique, un certificat délivré par un médecin spécialiste en pneumo-phtisiologie attestant que le candidat n’est pas atteint d’une maladie contagieuse, et un certificat délivré par un spécialiste des maladies mentales et psychiatriques attestant que le candidat jouit de ses capacités mentales). 
Autre remarque importante à retenir, le dossier doit comprendre notamment «un engagement écrit de suivre la formation de trois ans à l’école et auprès des juridictions et d’accepter tout poste d’affectation au cours et à l’issue de la formation (formulaire établi par l’ESM)», outre un autre engagement par écrit de servir «l'administration judiciaire pendant une durée minimale de 15 ans». Il faut savoir par ailleurs que la convocation au concours n’est effectuée qu’après la vérification du casier judiciaire des personnes concernées qui doivent répondre à «toutes les exigences légales».
 
Le nombre de magistrats passe de 2.500 à 6.376 en 20 ans
 
Il convient de noter que le concours comprend cinq épreuves écrites d’admission et deux épreuves orales d’admission finale. Les admis au concours suivront une formation au niveau de l'Ecole supérieure de la Magistrature ; une école qui a pour mission fondamentale d’assurer une formation initiale aux élèves magistrats ainsi qu’une formation continue aux magistrats en exercice, pour leur perfectionnement professionnel et scientifique.  
Selon la présentation fournie sur le site électronique de l’ESM, l’école a pour vocation de former des magistrats compétents et polyvalents, aptes à exercer toutes les fonctions judiciaires. 
Il faut dire que la formation dispensée au sein de cette prestigieuse école de magistrature, située à El Biar (Alger), consiste, également, à inculquer les valeurs de l'éthique et la déontologie de la fonction de magistrat.
La durée de la formation de base au sein de l’ESM a connu une évolution, passant de 1 à 2 années, en 1999, à 3 années depuis l'année 2000. On enregistre, à la fin du mois d'août 2015, un effectif de 5.139 magistrats ayant suivi une formation de base. 
Pour rappel, l'effectif, qui ne dépassait pas les 2.500 magistrats en 1999, a été porté à 6.376 magistrats, en 2018, un nombre qui est appelé à augmenter.
Kamélia Hadjib 
 
  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions