lundi 23 septembre 2019 03:41:13

Automédication : Un problème à prendre au sérieux

Les mauvaises habitudes ont pignon sur nos comportements.

PUBLIE LE : 09-09-2019 | 0:00
D.R

Les mauvaises habitudes ont pignon sur nos comportements. La santé, malheureusement, n’échappe pas à des gestes irréfléchis, absurdes même, très répandus qui risquent de nous coûter cher. 

Les mauvaises habitudes ont pignon sur nos comportements. La santé, malheureusement n’échappe pas à des gestes irréfléchis, absurdes même, très répandus qui risqueraient de nous coûter cher. Le recours à l’achat de médicaments sans prescription médicale est entré dans nos mœurs quotidiennes. Faire un crochet chez le «toubib» pour se faire soigner n’est plus systématique. Les expériences des uns et des autres, les anciennes ordonnances ou encore les sites internet et les forums dédiés à notre bien-être physique et mental s’occupent de tout et se chargent de prendre en considération toutes nos doléances. Sur cette question d’ailleurs, beaucoup sont intransigeants, inébranlables et farouches. Renoncer à la folle  et absurde idée de favoriser l’option de l’automédication n’est pas pour demain, avec de nombreuses officines pour qui, la prescription médicale—exception faite bien entendu pour une certaine catégorie de produits pharmaceutiques— n’est pas forcément recommandée. La méthode est simple : Quand on franchit le seuil de l’officine, on connait le mal et la panacée. Le reste n’est qu’une formalité qui ne prend, à vrai dire, que quelques secondes. En effet, la tendance à utiliser des médicaments pour une intoxication alimentaire, une céphalée, une arthrose, des problèmes d’estomac ou une insomnie, loin de l’avis du spécialiste est de plus en plus fréquente chez nous. «Copier» des situations vécues d’un ami ou d’un proche, parfois également, faire sortir de sa boîte à pharmacie ce qui reste d’un ancien traitement, ne gênent nullement les amateurs des «petites astuces» qui reviennent chaque fois pour rééditer les mêmes gestes et les mêmes pratiques, très dangereuses. Il faut dire que  les antibiotiques ont une histoire avec les Algériens, très portés sur ce genre de produits, au moment où sous d’autres cieux, la prescription de ces derniers recule pour se limiter à certaines pathologies d’origine bactérienne. 
L’automédication se substitue             à la science 
Les médicaments, de nos jours, sont banalisés. pourtant, comme tout produit chimique, ne  pas se conformer aux recommandations de médecins, à la notice aussi, peut s’avérer fatal pour un malade, d’autant plus que le seuil de tolérance à un médicament diffère d’un cas à l’autre, sans oublier que les symptômes peuvent se ressembler et ne sont pas tous les jours révélateurs d’un seul problème de santé mais de plusieurs.
Des sources médicales avancent que chez nous, plus de 1.500 spécialités de médicaments sont  délivrées en pharmacie sans prescription du médecin. 
Pis, l’automédication touche 65% des produits pharmaceutiques vendus en ville. Une enquête réalisée, dans ce sens, chez nous par  le Pr  Ziari, spécialiste en pharmacologie, fait ressortir que trois Algériens sur quatre auraient recours à l’automédication. En  d’autres termes, près de 650 millions de boîtes, sur près d’un milliard vendue en pharmacie, sont délivrées sans prescription médicale.  
C’est  un fait, les médicaments n’ont plus de secret pour les Algériens qui, pour des raisons de cherté de l’acte médical, préfèrent se passer  des services du médecin et se limiter aux conseils du pharmacien de leur quartier ou du plus proche pour traiter des problèmes de santé très sérieux, à l’instar d’une gastrite ou une bronchite carabinée. 
Il faut dire que les antitussifs et les pansements gastriques sont très tendance. Nadira, une habituée de l’automédication, nous dit qu’elle a frôlé une  bronchite compliquée, elle qui croyait qu’il s’agissait d’un simple et banal coup de froid, rien que ça. 
«J’ai pris un sirop et des comprimés que j’avais achetés moi-même et mon  état de santé s’est dégradé pour  m’obliger à consulter un pneumologue», dira-t-elle. Et d’ajouter : «Ma mauvaise expérience me sert aujourd’hui de leçon pour ne plus commettre la même faute.».
Limiter le recours systématique à l’automédication est, de nos  jours, le meilleur moyen  pour  éviter les lourdes conséquences de prises anarchiques de médicaments. La prévention, encore et toujours, doit être placée au dessus de toutes les considérations.
Samia D. 
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