lundi 23 septembre 2019 03:32:33

NOUVELLES DE CONSTANTINE

La dernière montée au créneau des habitants du bourg de Guettar El-Aïch, dépendant de la commune du Khroub et situé sur le tronçon de la RN 79, entre Ali-Mendjeli et El-Gourzi, renseigne, on ne peut mieux, sur la situation que vivent ces derniers, laquelle ne prête guère à l’optimisme.

PUBLIE LE : 08-09-2019 | 0:00
D.R
Guettar El-Aïch
El-Merdja, un bidonville problématique
 
La dernière montée au créneau des habitants du bourg de Guettar El-Aïch, dépendant de la commune du Khroub et situé sur le tronçon de la RN 79, entre Ali-Mendjeli et El-Gourzi, renseigne, on ne peut mieux, sur la situation que vivent ces derniers, laquelle ne prête guère à l’optimisme.
 
En effet, quelques dizaines d’entre eux ont procédé au blocage de ladite route afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur le calvaire qu’ils endurent depuis des décennies, et dénoncer la marginalisation, voire la discrimination dont ils sont victimes, en ce sens qu’ils sont exclus des programmes de relogement malgré l’accélération de ceux-ci ces dernières années. La circulation ne sera rétablie qu’en fin de matinée, après l’intervention du P/APC du Khroub et du chef de daïra qui se sont engagés à prendre en charge les doléances des contestataires dans les meilleurs délais. Il faut savoir que ce n’est pas la première fois que les citoyens du Guettar protestent de la sorte. Depuis 2010, ces derniers ont, à de nombreuses reprises, manifesté leur courroux, en bloquant le trafic sur la RN 79, axe névralgique reliant les wilayas du Nord à celles du Sud via Biskra, mais également en tenant des sit-in au niveau du cabinet du wali, sans pour autant que la situation ne trouve ne serait-ce qu’un début de solution. La pierre d’achoppement semble être l’apparition fulgurante du bidonville d’El Merdja, construit en bordure de la route — et en à peine quelques nuits — à la toute fin de l’année 2010, période émaillée de manifestations populaires qui s’étaient propagées dans le sillage du « Printemps arabe », d’où une certaine permissivité de services de l’urbanisme. En plus du visage hideux qu’il offre aux usagers de la RN 79, celui-ci, constitué de quelque 700 taudis dont les occupants sont majoritairement étrangers à la localité, voire à la wilaya de Constantine, a fait grimper en flèche le nombre de demandeurs de logement social (de 150 demandeurs en 2008 à 500 actuellement, selon certains manifestants), pénalisant du coup les ayants droit originels. Cet état de fait a logiquement conduit les autorités à faire preuve de plus de prudence en ce qui a trait à l’établissement des listes de bénéficiaires de logements sociaux, ce qui explique les délais relativement longs de l’opération, une enquête minutieuse devant être menée pour débusquer les indus demandeurs, et par voie de conséquence la grogne des Guettaris qui veulent coûte que coûte être relogés dans des localités mieux équipées et à même d’offrir à leurs enfants une vie décente, à l’image d’Ali-Mendjeli ou des pôles urbains Aïn Nahas et Massinissa. Cela dit, il faut également mentionner que le quotidien des habitants de « Haï Er-Rabie Al-Arabi », comme l’appellent dérisoirement les Constantinois, est loin d’être reluisant. En plus de l’insalubrité et la promiscuité qui caractérisent les lieux, les occupants ne disposent naturellement pas de réseau électrique et gazier ni d’eau potable, et doivent s’en procurer auprès des voisins « officiellement » installés. Par ailleurs, le village manque cruellement d’infrastructures scolaires, et beaucoup d’élèves doivent se déplacer aux Khroub ou à la nouvelle-ville pour suivre leurs études. Enfin, il convient de signaler, en ce début d’automne, que l’état du réseau routier à l’intérieur du village est devenu une source de stress pour la population locale tant ce dernier est défectueux, truffé de crevasses et de nids-de-poule, et se transformant en véritable bourbier à la moindre goutte de pluie, comme d’ailleurs cela a été le cas la semaine passée.

Réouverture du pont d’El-Kantra
Soulagement des automobilistes

 
La réouverture du pont d’El-Kantra, fermé à la mi-juillet pour subir une opération de maintenance, s’est effectuée en fin de semaine dernière, et ce, au grand soulagement des automobilistes de la wilaya pour lesquels l’ouvrage représente un axe vital, en ce sens qu’il permet aux arrivants par la route de la corniche, en provenance des communes du nord de Constantine, à l’image de Hamma-Bouziane, Didouche-Mourad et Zighoud-Youcef, ainsi que des villes voisines de Skikda, Mila et Jijel, de rallier directement le centre-ville. Prévue initialement à la mi-août, cette remise en service a été ajournée pour cause de complexité des travaux à effectuer, à savoir l’enlèvement des couches successives de bitume recouvrant le tablier, leur remplacement par un nouveau revêtement, ainsi que le traitement des fissures situées dans la partie inférieure du pont de façon à mettre fin aux infiltrations d’eau qui sont à l’origine de sa fragilisation.Cela étant, les services de la direction des Travaux publics (DTP) ont, par la voix du chargé du projet de réhabilitation, Amir Benhacine, fait part de travaux supplémentaires à effectuer. « il s’agit de refaire les quatorze avaloirs existants et d’examiner la possibilité d’en installer d’autres avec le bureau en charge de l’étude. De la sorte, nous pouvons assurer une absorption optimale des eaux pluviales provenant de l’avenue Larbi- Ben-M’hidi et de la rue Tatache-Belkacem. La construction d’une barrière pour empêcher les eaux en question de se déverser sur le pont est également d’actualité », a déclaré le responsable sur les ondes de la radio locale. L’opération de restauration du pont d’El-Kantra, qui a été lancée en janvier passé, pour un coût total de 10 milliards de centimes, est la seconde depuis l’Indépendance après celle effectuée dans les années quatre-vingt. L’antique ouvrage, érigé en 1792 par Salah Bey sur les ruines d’un ancien aqueduc romain, a été entièrement reconstruit en 1863 par les autorités coloniales, puis modernisé durant la décennie cinquante. Pour rappel, le pont avait déjà été fermé à la circulation en 2014, en raison d’un important affaissement de la chaussée causé par le chantier de réalisation de la bibliothèque principale de la lecture publique Mustapha-Nettour de Bab El-Kantra. 
 
 

Trois trafiquants de drogue arrêtés

Dans le cadre de leur mission d’assurer la protection des biens et des personnes, les services de la sûreté de la wilaya de Constantine ont mis fin, ces derniers jours, aux activités illicites de trois individus impliqués dans deux affaires de trafic de stupéfiants, a-t-on appris auprès de la cellule de communication et des relations extérieures de ladite institution. Dans la première affaire, ce sont des membres de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Sidi Mabrouk qui, au cours d’un contrôle de routine, ont été intrigués par les signes de panique que présentait le conducteur, âgé de 26 ans, d’un véhicule léger de type Samand Sarir, et ce, au niveau du pont Boubarbara-Abelhafidh, situé dans le quartier d’El Menia, à la sortie nord-ouest de la commune du chef-lieu. La fouille de la voiture a permis de mettre la main sur une quantité de psychotropes estimée à 80 comprimés de prégabaline dont le suspect avait vainement essayé de se débarrasser. Ce dernier a été présenté, à l’issue des procédures pénales, devant le procureur de la République de Ziadia pour possession, transport et commercialisation de produits pharmaceutiques à effet psychotrope et exercice illégal d’une profession de santé. Fin août, les éléments de la BMPJ de la zone industrielle Palma ont procédé à la neutralisation de deux dealers au niveau de la cité mitoyenne de Ben-boulaïd (ex-Madame Roques). Exploitant des renseignements faisant état d’un trafic de kif traité en cours dans ladite cité, les policiers ont tendu une souricière au principal suspect, identifié par leurs soins, lequel sera arrêté en compagnie d’un complice. La fouille corporelle des deux individus a permis de récupérer une dizaine de joints prêts à la vente dissimulés dans un paquet de cigarettes, d’un poids total de 43 g, ainsi qu’une somme de 52.000 DA provenant des revenus du funeste négoce auquel ils se livraient. Après l’accomplissement des procédures d’usage, les mis en cause, âgés tous deux de 32 ans, ont été présentés devant le procureur de la République du même tribunal sous le grief de possession et commercialisation de drogue.

 
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