dimanche 20 octobre 2019 10:07:39

selon un Rapport de Fitch solutions : Retard des réformes en raison des manifestations

La crise politique que traverse le pays avec ses effets sur l’économie nationale est suivie de près par les observateurs et analystes étrangers qui surveillent l’évolution de la situation depuis le 22 février dernier.

PUBLIE LE : 07-09-2019 | 0:00
D.R
La crise politique que traverse le pays avec ses effets sur l’économie nationale est suivie de près par les observateurs et analystes étrangers qui surveillent l’évolution de la situation depuis le 22 février dernier. 
 
Cette fois-ci c’est l’agence internationale de notation financière, Fitch solutions, qui dresse un bilan plutôt morose de notre économie. La situation est qualifiée ouvertement d’«alarmante », le taux de croissance devrait se situer aux alentours de 1,7%, en 2019. Une prévision qui reste faible par rapport à la perspective de 2018 qui était de 2,5%. L’agence associe la régression économique en Algérie à la crise politique qui frappe le pays depuis le 22 février dernier. Par ailleurs, l’agence souligne, dans son rapport que « sur fond de crise politique, l’Algérie ne réalisera qu’une croissance minime de 2%, sachant que le gouvernement avait fixé cette perspective à 2,3% au minimum avant les évènements du 22 février ». Le diagnostic établi confirme que « le taux de croissance de l’économie algérienne est au plus bas ». La même source indique que, 
« l’instabilité politique et sociale retarde de sérieuses décisions et réformes devant être prises par le gouvernement algérien. Des réformes devant permettre l’ouverture aux investissements et la mise en place de certaines facilités économiques et commerciales censées propulser la croissance économique ». Selon ce rapport, « l’Algérie donne la priorité à la résolution de la crise politique et néglige l’aspect économique ». Et de poursuivre que « si cette négligence persiste, le gouvernement risque de trouver les compteurs économiques à zéro après qu’il ait réglé la crise politique ». L’agence, reprenant des analyses d’observateurs, affirme que «les décisions prises par l’ancien gouvernement ont affecté tous les segments de la machine économique». L’agence a prédit également que «les perspectives économiques de l'Algérie resteront médiocres au cours des prochains trimestres, la croissance du PIB réel ne devant augmenter que de 1,5% en 2019 et de 2,0% en 2020». Des prévisions qui reflètent «l'impact des manifestations à grande échelle en cours dans le pays, qui continueront de freiner la demande intérieure ainsi que l'attrait des investissements du pays à l'étranger». 
Il est souligné aussi que « la faible croissance des prix mondiaux de l'énergie et la capacité de production de pétrole en difficulté de l'Algérie constitueront également un obstacle majeur aux recettes publiques et à une croissance plus importante du PIB». 
A noter que la démarche de l’agence se base sur des données complètes et une analyse approfondie des risques politiques, financiers et économiques. Le rapport inclut ainsi les prévisions sur 10 ans, l'indice de risque économique, la stabilité politique et l'indice de risque, les perspectives politiques à long terme, l'indice de risque opérationnel et d’autres paramètres liés, entre autres, à l’entreprise et à son environnement (évolution du marché, concurrence, la législation…), à l’évolution technologique, et aux compétences.
D. Akila
 
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