mardi 12 novembre 2019 15:44:03

Renforcement du dialogue social : Tayeb Louh favorable à de nouvelles augmentations de salaires

«La masse salariale en Algérie ne représente que 20% du Produit intérieur brut (PIB) alors qu’au niveau mondial, celle-ci, dépasse les 35%», c’est ce qu’a estimé, hier, Tayeb Louh

PUBLIE LE : 09-07-2011 | 19:49
D.R

 «La masse salariale en Algérie ne représente que 20% du Produit intérieur brut (PIB) alors qu’au niveau mondial, celle-ci, dépasse les 35%», c’est ce qu’a estimé, hier, Tayeb Louh, ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale,  lors d’une conférence sur le dialogue social tenue au siège du FLN.
Tayeb Louh a indiqué que la conséquence directe de cet écart est que les impacts sur les équilibres économiques se font rapidement sentir. S’exprimant en sa qualité du membre du bureau politique du parti chargé de la mutuelle des travailleurs, M. Louh juge «insuffisants», les salaires que touchent les fonctionnaires du public comme du privé. Des salaires qui ne répondent pas aux normes internationales en vigueur selon lui. Aussi, il s’est dit favorable à d’autres augmentations. «La position de notre parti est claire : on œuvre pour que ces salaires soient revus en hausse et ce, dans le cadre d’un dialogue économique élargi», a-t-il affirmé sans ambages.
Il faut dire que ce constat a déjà été fait par l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) qui en a fait une revendication, suggérant dans ce contexte, la revalorisation du Salaire national minimum garanti (SNMG) pour la tripartite, dont la tenue est prévue pour le mois de septembre.
D’ailleurs, la Centrale syndicale a  placé  la barre haut en demandant à ses partenaires (gouvernement et patrons) d’adopter un SNMG de 35.000 dinars, soit une augmentation de 130% par rapport à celui  de 2011 fixé à 15.000 DA.
Durant son intervention, l’orateur n’a cessé de rappeler l’importance du dialogue social devenu, selon lui, la solution qui préserve la stabilité et la cohésion sociales, assure le développement à long terme et participe dans le parcours démocratique. «On a besoin d’un dialogue profond pour garantir un avenir plus radieux», insiste Tayeb Louh. En l’absence de ce dialogue, l’échec est certain. Le conférencier cite, dans ce sens, le cas du système financier mondial qui, en excluant la majorité des pays en voie de développement du dialogue, est confronté à une crise économique aux conséquences fatales. Sur un autre registre, il réaffirme la position du FLN pour «une économie diversifiée et créatrice de richesses permettant la réduction de l’indépendance de l’économie nationale vis-à-vis des hydrocarbures». Sur sa lancée, il appelle à renforcer les investissements locaux et inculquer la culture du dialogue social au sein de la société. Lui emboîtant le pas, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN affirme que l’objectif de ce dialogue, qui contribue à la promotion de la bonne gouvernance, est de pouvoir régler les problèmes loin de la confrontation. Animant une conférence intitulée «le dialogue comme pilier de la stabilité et de développement économiques», Mohamed Hachmaoui, chercheur en sociologie politique, évoque «un dialogue réussi et efficace».  Tout en reconnaissant l’activité syndicale, il souligne, d’autre part, que le gouvernement reste un partenaire incontournable avec qui l’ensemble des syndicats doivent travailler en étroite collaboration. Dans la foulée, il appelle le ministre du Travail à «conférer un cadre légal au dialogue».
Fouad Irnatene    

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