lundi 23 septembre 2019 03:36:25

Partis : Quel positionnement ?

L’intérêt suprême du pays est placé par de nombreuses parties au-dessus des considérations politiques et partisanes étroites, comme l’ont mentionné des partis qui ont réaffirmé leur soutien au processus de dialogue national et à toute initiative nationale susceptible de faire sortir le pays de la crise.

PUBLIE LE : 02-09-2019 | 0:00
L’intérêt suprême du pays est placé par de nombreuses parties au-dessus des considérations politiques et partisanes étroites, comme l’ont mentionné des partis qui ont réaffirmé leur soutien au processus de dialogue national et à toute initiative nationale susceptible de faire sortir le pays de la crise. 
Dans cette quête, l’exclusion des partis de l’ancienne Alliance présidentielle du dialogue est actée, étant donné qu’ils avaient fait partie des divers gouvernements de l’ancien président, ce qui éloignerait la perspective de concrétisation des revendications populaires. 
Cela n’empêche pas ces partis de se prononcer sur le dialogue à travers quelques initiatives comme celle intitulée: Vers une mutation républicaine. 
FLN et RND ont fustigé leur exclusion du dialogue qu’ils soutiennent, mettant en avant leur contribution de façon positive à toutes les solutions proposées dans le cadre de la Constitution et de la loi.
Interrogé par la radio, en juillet dernier, sur l’avenir de ces partis, le politologue Chérif Driss indiquait que la crise interne qu’ils traversent n’est pas pour autant classée avec le remplacement des têtes, et le risque d’éclatement n’est pas écarté. A l’aune d’un sérieux malaise interne, il est envisageable que des troupes se séparent pour former leurs propres formations à cause de la cohésion malmenée et difficile à colmater, a-t-il dit. 
Condamnés à se redéployer sur la scène politique, les partis dits de l’Alliance présidentielle essayent, tant bien que mal, de surmonter l’onde de choc qui les a ébranlés suite à l’éjection ou l’incarcération de leurs leaders respectifs pour des affaires de corruption. TAJ, le PA et le PT sont dans ce cas de figure.
Il est ajouté qu’étant discrédités par l’implication de leurs chefs, les états-majors du FLN, du RND, du MPA et de TAJ exercent un branle-bas de combat au sein des troupes partisanes dans l’objectif de trouver la personne qu’il faut afin de redorer leur blason et opérer un prompt retour aux affaires politiques en mettant à la tête de la direction de nouveaux et probes responsables pour affronter les échéances à venir.
Si pour le FLN et le RND, partis de la majorité parlementaire, un nouveau SG est élu ou un intérim désigné, le MPA et TAJ se cherchent encore une direction à la hauteur des attentes et des échéances politiques à affronter dans un proche avenir, est-il également souligné.
Par ailleurs, il est indiqué que tous les partis «gagneraient à faire l'analyse critique de leur propre trajectoire» pour comprendre la jeune génération qui refuse tout paternalisme, qu'il soit institutionnel, politique, religieux ou autre.
C’est ce qu’avait estimé le sociologue Mohand-Akli Hadibi, dès juin dernier, lors d'une table ronde au campus de l'université Mouloud-Mammeri.
Selon l’APS, cet universitaire est revenu sur les différentes révoltes populaires de 1980, 1988 et 2001, qu'a eu à connaître l'Algérie, relevant à ce propos l'«échec du multipartisme». 
Selon lui, les partis politiques «gagneraient aujourd'hui à revenir sur la définition même de l'action politique et de leurs programmes en ce sens». 
Il rappelle que jusqu'aux années 80, le pays avait produit une élite considérable et de qualité dans divers domaines, laquelle, a-t-il observé, avait donné une consistance à un type de gouvernance mais qui avait fini par être déstructurée et finalement effacée.
 
Sortir de la torpeur
 
A partir de là, note-t-il, « on a cru à une inertie qui devait se perpétuer, pensant que la société algérienne n'était plus en mesure de produire des idées, ni de sortir de sa torpeur ». 
Toutefois, le rejet de toutes les institutions est un écueil sérieux pour les formations politiques incapables de représenter le Hirak.
La sociologue Fatma Oussedik pense ainsi que nul ne peut être considéré le représentant de celui-ci, étant donné qu'aucun processus n'a donné lieu à leur désignation. 
Selon elle, les personnes se considérant comme les représentants des contestataires campent sur le terrain du populisme en surfant sur des électorats divers, alors que c'est le peuple qui est la source du pouvoir et de la légitimité de toutes formes de représentation.
A. M.
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