mercredi 13 novembre 2019 14:41:56

Situation politique : Vers une approche consensuelle de sortie de crise

Dynamiques de la société civile et des partis : faire renaître l’espoir.

PUBLIE LE : 25-08-2019 | 1:00
D.R

Une rencontre de concertation entre les dynamiques de la société civile, les partis de l’alternative démocratique et les participants à la conférence nationale du dialogue  du 6 juillet a été organisée, hier, aux palais des Expositions des Pins-Maritimes (Safex).

L’objectif de cette initiative  d’entamer une réflexion sur une «approche commune», qui permettra plus tard de dessiner les contours d’une feuille de route «consensuelle», pour une sortie de l’impasse politique actuelle, indiquent les organisateurs.
La rencontre a vu la participation des représentants de plusieurs formations politiques et acteurs du Hirak. Parmi lesquels  figure l’avocat Mustapha Bouchachi, l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) Abderrezak Mekri, le président du parti Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah et le président de Jil Jadid Sofiane Djilali, pour ne citer que ceux-là.
Les syndicats et associations de la société civile ont marqué aussi leur forte participation. L’on notera ici, la présence de Sadek Dziri, président du bureau national de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), ainsi que le coordinateur de la Confédération des syndicats algériens (CSA), Lyès Merabet
Lors de son intervention  M. Mohamed Hadj Djilani, le premier secrétaire du FFS, a rappelé que son parti «s’est déjà engagé avec les forces de l’alternative démocratique en signant un pacte politique pour une véritable alternative démocratique dans le pays», avant de signaler que «les initiateurs de ce projet politique de sortie de crise organiseront à la fin de ce mois, une convention thématique autour de ce pacte politique». Pour le FFS «cette démarche de concertation et d’échange politique, est une véritable chance pour trouver une issue rapide à la crise multiforme nationale».
Pour sa part, le président du Mouvement El Binaâ, M. Abdelkader Bengrina a déclaré que son parti «soutient les efforts  de l’instance de dialogue et de médiation», mettant en garde contre les conséquences de l’interruption du processus du dialogue, «du blocage ou du boycott de ses actions qui partent d’une très bonne volonté, celle de sortir le pays de l’impasse actuelle».  Abondant dans ce sens, M. Abderrezak Mekri, président du MSP, a souligné que l’amélioration de la situation politique en Algérie, «ne se concrétisera pas sans la consécration des libertés et de la démocratie». Il considère que «l’Algérie fait face à une opportunité d’un grand changement vers l’ancrage de la démocratie, grâce à la dynamique dégagée par le Hirak populaire». De son côté, M. Djilali explique que  l’objectif de la rencontre est d’œuvrer à réunir les différents acteurs autour d’une position commune. «Deux propositions ont  émergé  de cette rencontre, l’une propose de retourner au processus de la présidentielle, et la seconde concerne l’appel à l’élection d’une assemblée constituante.»
Pour le chef du parti Jil Jadid, «il faut d’abord commencer par la présidentielle afin de permettre à l’Algérie de s’immuniser quant aux dangers du vide constitutionnel». Néanmoins, il appelle  les futurs candidats «à respecter un engagement quant au processus des réformes à entamer».
Pour le coordinateur de la Confédération des syndicats algériens (CSA), Lyès Merabet, cette rencontre de concertation «s’inscrit dans le prolongement de la première réunion du 15 juin, mise en place pour permettre l’émergence d’un large front devant réunir les représentants de la société civile, des organisations politiques ainsi que des personnalités nationales». «Cette réunion est le couronnement des rencontres marathoniennes nécessaires  pour le rapprochement des vues dans le but de trouver une solution consensuelle à la crise politique que connaît le pays» a-t-il ajouté.
M. Merabet, a affirmé, que cette rencontre vise à «rapprocher les vues pour parvenir à une solution consensuelle»  facilitant une sortie de la crise politique actuelle». M. Merabet a tenu à souligner, à ce propos,  la conviction des dynamiques de la société civile de «l’importance de la délibération et de la rencontre de toutes les initiatives afin de travailler sérieusement à rapprocher les vues et à recueillir les propositions pour une sortie de crise».
A ce propos, il a estimé que la société civile peut, aujourd’hui, avoir  des instruments de soutien au Hirak populaire pacifique et de le représenter en vue de faire renaître l’espoir de parvenir à la solution idoine à la crise que vit notre pays.
Rendez-vous a enfin été donné, pour le 31 août, soit, samedi prochain.
Tahar Kaïdi

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