lundi 23 septembre 2019 10:05:16

Lutte contre la corruption : Recouvrement des fonds détournés

Le nouveau président de la cour de Djelfa, Abderrahmane Youcef, a été installé, mardi, en remplacement d’Ouezane Abdelhamid, nommé, à son tour, au poste de président de la cour d’El- Oued, dans le cadre du mouvement opéré par le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, dans le corps de la magistrature.

PUBLIE LE : 22-08-2019 | 0:00
Le nouveau président de la cour de Djelfa, Abderrahmane Youcef, a été installé, mardi, en remplacement d’Ouezane Abdelhamid, nommé, à son tour, au poste de président de la cour d’El- Oued, dans le cadre du mouvement opéré par le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, dans le corps de la magistrature. La cérémonie d’installation, qui s’est déroulée au siège de la cour, a été présidée par le procureur général près la Cour suprême, Abderrahim Madjid, en qualité de représentant du ministre de la Justice, garde des Sceaux, en présence des autorités locales civiles et militaires de la wilaya, de parlementaires, de citoyens, de cadres de ce corps et du bâtonnier régional. Au cours de cette cérémonie, le procureur général près la Cour suprême a évoqué la longue carrière du nouveau président de la cour de Djelfa dans le secteur de la Justice, soulignant que «ce dernier est l’un des cadres compétents capables d’insuffler une nouvelle dynamique au service de l’accomplissement des devoirs assignés, aussi bien en termes de qualité que de quantité». Saluant les efforts consentis par l’ex-président de la cours de Djelfa, muté à El-Oued pour occuper le même poste, M. Madjid a rappelé que le nouveau président de la cour a occupé plusieurs postes dans de nombreux tribunaux à travers le pays, dont le dernier a été président du tribunal d’Hussein Dey à Alger. Le procureur général près la Cour suprême a mis en avant, à cette occasion, les orientations du ministre de la Justice, notamment «la nécessité d’être conscients de l’ampleur des charges et nouvelles missions confiées, particulièrement en cette étape décisive que traverse notre pays, où la lutte contre la corruption sous toutes ses formes, le recouvrement des fonds détournés et la consolidation du système d’intégrité nationale constituent des priorités urgentes et des missions à mener à bien pour la reprise du processus de développement et la réalisation de la prospérité pour les citoyens». 
Les nouveaux président et procureur général de la cour de Mascara, respectivement Mansour Abdelkader et Mahboubi Nouredine, ont aussi été installés par le président de chambre au Conseil d’État, Rouabhi Mohammedi, en sa qualité de représentant du ministre de la Justice. Le mouvement opéré par le chef de l’État vise «à hisser le niveau de responsabilité et des compétences afin d’améliorer les prestations judiciaires et participer avec force au développement national, à travers la lutte contre la corruption». Le président de la chambre au Conseil d’État a ajouté qu’il appartenait aux magistrats qui veillent à l’indépendance du pouvoir judiciaire, «de faire preuve d’impartialité, de respecter les principes moraux de la profession et de veiller à l’application de la loi, ainsi qu’à œuvrer pour la communication et la complémentarité avec les différentes institutions de l’État». «Ce dont il va falloir réaliser est de veiller à faire du corps de la justice, une justice citoyenne, avec ce que cette expression suppose comme sens, une justice moderne et qui agit dans un cadre de responsabilité, de flexibilité, à assurer un bon service et d’être en phase avec la dynamique que connaît le pays actuellement», a-t-il indiqué.  En outre, le premier président de la Cour suprême, Tabi Abderrachid, a procédé, en sa qualité de représentant du ministre, à l’installation du nouveau président de la cour de Ghardaïa, Mohamed Baali, et du procureur général Ammar Sekki, en remplacement de Mohamed Fahim et Mohamed Bensalem. 
M. Abderrachid a indiqué que «le mouvement dans le corps de la magistrature vise à insuffler une nouvelle dynamique au secteur de la Justice, pour l’accomplissement de ses missions, conformément à la loi de la République». Le premier président de la Cour suprême, qui a, à cette occasion, passé en revue les qualités de compétences des nouveaux magistrats installés, a réitéré la volonté de la justice à lutter contre les fléaux qui gangrènent la société algérienne et sa détermination de venir à bout de la corruption. «La lutte contre ces fléaux doit être érigée en priorité, car il s’agit du plus grand obstacle à l’épanouissement de notre société et son développement», a-t-il souligné. «Le ministre a décidé de ne ménager aucun effort pour éradiquer ces fléaux dans le respect de la loi et uniquement la loi sans aucune forme de pression», a-t-il ajouté.  
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