Nouvelles de Mascara, Formation professionnelle : Un rôle incontournable dans le développement de l’économie nationale

Tighennif : une opération de rattrapage effectuée
PUBLIE LE : 22-08-2019 | 0:00

Page animée par ABDELKADER GHOMCHI

Le secteur de la Formation professionnelle compte plus sur la ressource humaine, qui demeure l’élément essentiel et le moteur  de la roue du développement économique et social, ce qui permet et ouvre un espace naturel pour la formation professionnelle.  Un élément essentiel qui assure la maîtrise de la technologie et crée surtout une bonne relation entre le système de la formation professionnelle, l’apprentissage et les entreprises.

Une source essentielle pour réguler la demande de la formation en fonction des  besoins pour assurer le développement économique et social afin de faire face à la demande et assurer une formation adéquate. Le secteur compte 32 infrastructures dont 23 dans le secteur public et 09 dans le privé, 03 instituts spécialisés à Mascara, Tighennif et Sig, 15 centres de formation professionnels et d’apprentissage, 05 annexes et 09 infrastructures agréées. Pour la formation professionnelle et l’apprentissage, elles assurent une capacité d’accueil théorique de 5.490 places; 5.300 dans le secteur public et 640 dans le privé. Une Commission mixte est mise en place pour l’étude des dossiers concernant les orientations des élèves à partir des établissements scolaires vers les CFPA. Jusqu’à l’heure actuelle, 2.835 élèves des différents cycles ont été orientés vers la formation professionnelle. Dans le cycle moyen, l’orientation a touché 621 élèves de la huitième année, 1.650 de la quatrième année moyenne, 109 de la première année secondaire, 74 de la deuxième année secondaire et 81 de la troisième année secondaire. Si auparavant la formation professionnelle était basée sur certains aspects désignés de la formation telle que la formation résiduelle et les cours du soir, aujourd’hui, le secteur a enregistré des améliorations et un changement radical qui lui a permis  une progression, un développement et des changements dans le style de formation, ce qui a donné l’occasion pour une réhabilitation du système de formation du traditionnel, des métiers et même du manuel et des spécialités qui vont avec le modernisme et le marché du travail. Le secteur compte de nos jours sur les genres de formation pour lesquels le nombre de stagiaires a atteint 10.953 éléments. La formation résiduelle 2.835, la formation par l’apprentissage 5.380, la formation par les cours du soir 885, la formation dans les espaces fermés (prison) 481, la formation dans les infrastructures agrées dans les zones enclavées 29, la formation pour la femme au foyer 828, la formation transitaire 94, la formation par contrat 25, la formation dans les entreprises privées 396.
Ce qui est important ce sont les secteurs importants qui commencent à émerger dans le secteur de la formation professionnelle, comme les 22 éléments en formation dans le minerai,  le traitement des peaux — puisque les tanniers ont complètement disparus— l’Agriculture avec 253 éléments et le traditionnel avec 820 en formation.
 Le nombre de stagiaires pour l’année 2019 a enregistré une hausse de 1,30% par rapport à l’année 2018. La formation professionnelle a même enregistré la présence de stagiaires venant des pays africains, dont 04 (un Malien, un Camerounais et deux Nigeriens) dans la spécialité traitement des eaux, un Mauritanien dans l’entretien de véhicules, un Sahraoui et un Tchadien dans la mécanique électronique de véhicules.

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TIGHENNIF
UNE  OPÉRATION  de RATTRAPAGE EFFECTUÉE

L’APC de Tighennif a entamé, durant la journée du vendredi, une opération de rattrapage pour la collecte des ordures. l’opération était dirigée par le maire, qui est à sa premier gestion. Plusieurs camions privés sont venus en renfort pour débarrasser la ville des tas d’ordures entassées dans l’ensemble des quartiers et qui commençaient à dégager des odeurs nauséabondes. En un mot, la ville pue en cette période caniculaire. en signe de protestation, les citoyens ont déposé leurs ordures devant les sièges de la daira et de l’APC, les seuls endroits, disent-ils, où ces ordures peuvent être enlevées à temps par crainte d’être vues par les hauts responsables.

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CONSEIL DE WILAYA
Plusieurs secteurs d’activité au menu

L’ordre du jour du conseil de Wilaya portait sur la présentation du secteur de la formation professionnelle ainsi qu’une revue sur l’A.D.E, l’ONA et la campagne moisson-battage. Et comme à l’accoutumée, l’ouverture se fait par le degré d’exécution des décisions prises durant le précédent conseil, à savoir : l’exploitation du barrage de Bouhanifia dans le cadre touristique. une opération que l’ANBT ne trouve pas en rapport avec ces lieux pour servir ce secteur, alors que le Secrétaire général du ministère a donné son accord le 1er septembre 2018. Le wali a exigé que le plan établi par le bureau d’études soit achevé dans l’immédiat, afin que l’étude soit mise en exécution. Il était également question du puits d’El Bordj, nouvellement réalisé au lieu dit «El Djennan» (les vergers) qui présentait une composition portant des éléments forts par rapport à la normale. les analyses exigées par la D.R.E. se sont avérées positives et le fourrage peut être mis en exploitation.
ce puits devrait alimenter la ville d’El Bordj et les quelques douars avoisinants et satisfaire la demande des populations de cette commune en attendant l’arrivée de l’eau du dessalement dans quelques jours. Le Wali a également instruit les P/APC à accélérer la cadence des travaux d’aménagement des écoles primaires avant la rentrée scolaire. Ces écoles doivent être prêtes à abriter une rentrée scolaire au sens  propre sens du mot et permettre aux écoliers de trouver un lieu de savoir qui répond aux normes. Dans le cadre des PCD, le SG rappelle aux P/APC que 17 projets accusent un important retard au niveau de certaines communes. les maires défaillants ont été sommés de se ressaisir et rattraper le retard, dans le cas contraire, les projets en question seront annulés. Dans la commune de Mascara, la localité de Selatna, distante d’environ 3 km du chef-lieu, vient de bénéficier de deux projets, une salle polyvalente pour les jeunes et une salle de soins pour une enveloppe budgétaire de 14 millions de DA.
Dans la salle de réunion du palais des congrès,  remplie par les intérimaires qui ne peuvent se prononcer sur cette décision, le Wali a annoncé qu’une réunion regroupera les chefs de daïras sur l’opération des PCD, et les retardataires verront leurs projet retirés. Le Wali reviendra sur le problème  qui concerne les dettes des APC envers l’ADE, sachant que plus de 300 millions de DA ont été payés sur les 22,523 milliards de DA.
Au mois d’août, 15 millions de DA ont été payés, reste 22 millions de DA qui concernent en particulier Mohamadia, Ghomri, Ain Farés et Mascara alors que l’ADE doit à la Sonelgaz 36 milliards de cts et à l’ONA 9 milliards. Une fois les dettes des APC  réglées, l’ADE peut faire face à celle de la Sonelgaz et les fournisseurs. Le Wali a lancé également lancé envers le Directeur de l’ADE : « tu es nouveau et tu n’arrives plus à maitriser la situation. tu dois te mettre en place et arrête de nous présenter la soupe réchauffée. au moment où je m’attendais à ce que vous m’annonciez que Mascara allait être servie en eau H 24, tu me parles de la pose des compteurs au niveau d’El Bordj.» Le problème des eaux usées provenant des entreprises installées dans le territoire de la wilaya de Mostaganem a également été soulevé lors du conseil. A ce propos, le Directeur de l’environnement a donné des explications sur les contacts pris avec son collègue de Mostaganem et la correspondance adressée au Wali de la même wilaya.
Pour rappel, ces eaux touchent la commune de Sidi Abdelmoumen. De ce fait, les entreprises concernées  ont été invitées à prendre les mesures qui s’imposent dans l’immédiat. Ensuite, le Wali a soulevé le problème de la gestion des espaces verts par des jeunes. ces jardins furent pris aux personnes âgées pour être carrément fermées, et puis, dans les cahiers des charges, il était question de construction en préfabriqué et non pas en béton. un avertissement a été adressé au P/APC leur signifiant que ces espaces doivent revenir à leur état naturel dans l’immédiat et plus d’affectation d’espace vert à quiconque.
Lors du conseil, le DSA devait présenter la situation du moisson-battage et le dossier de l’ordre du jour qui est la formation professionnelle. nous y reviendront dans la prochaine édition.

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Le célèbre tapis d’EL-KALAÂ

Les deux régions limitrophes de Beni Chougrane et Mina, en l’occurrence les wilayas de Mascara et Relizane, se prévalent de l’appartenance du célèbre et ancestral tapis d’El Kalaâ qui porte le nom de la localité où il est fabriqué. mais El Kalaâ se trouve à mi-chemin entre le deux régions plus proches l’une de l’autre, même si actuellement elle dépend administrativement de la wilaya de Relizane. les responsables du tourisme des deux parties se sont mobilisés pour faire revivre le tapis qui portait autrefois le nom de tapis «El Kalaâ», un objet artisanal qui a fait la fierté de toute l’oranie. aujourd’hui, ce tapis est confectionné  avec brio par des jeunes filles stagiaires. Ces demoiselles, agissant sous l’œil des maîtresses connaisseuses en la matière, se sont appliquées pour enfin réaliser un objectif qui n’était qu’un rêve dans les temps passés.
 Le tapis de Mascara se présente aujourd’hui sous une image extraordinaire. Ce tapis, qui se faisait autrefois en deux couleurs seulement, s’est amélioré pour porter d’autres couleurs pour le différencier de l’ancien tapis d’El Kalaâ. Lors de l’exposition marquant la journée nationale de l’artisanat, le tapis a attiré des curieux qui voulaient en savoir plus sur cette œuvre qui renait de ses cendres grâce à des personnes jalouses sur leur patrimoine et qui voulaient redonner vie aux produits de leurs aïeux et de leur région. Le tapis d’Kalâa, nous a expliqué cet homme de lettres qui s’“intéresse beaucoup à la sauvegarde du patrimoine artisanal, est d’inspiration turque et persane, il est travaillé au point noué, coupé de bandes en fils de trame, d’un mélange de décor berbère et de motifs orientaux”.
 La moquette est rasée au couteau afin de laisser plus de netteté au dessin. Il serait trop long d’énumérer toutes les caractéristiques et la diversité du tapis d’El kalaâ, issu d’un savoir-faire qui se raréfie et qui se perd avec le temps.
On dit que les grand-mères ont emporté le secret avec elles car, par souci de garder leur clientèle et de la fidéliser en lui présentant un ouvrage original et particulier, ces dernières ne transmettaient leur technique qu’à leur progéniture ou leurs proches qui devaient assurer, à leur tour, la relève. Seulement, celle-ci se fait de moins en moins. Néanmoins, tous les tapis plus et bien d’autres encore, ont charmé et étonné, tout en marquant la culture algérienne à travers les siècles, par leur originalité, leur créativité, leur précision et leur beauté.
Aujourd’hui encore, malgré l’émergence des tapis industriels dans les commerces, il n’y a pas de maîtresse de maison qui ne serait fière d’exposer cette œuvre d’art authentique, réalisée par les mains d’une femme silencieuse, tissant peut-être par nécessité, car devant subvenir aux besoins de sa famille, ou par loisir et exprimant à travers une ligne, une courbe ou un polygone son état d’âme. Le tapis est un objet de décor dans les intérieurs des maisons et plus particulièrement à El Bordj ou à El Semmar et Tliouanet, tant sur les murs que sur le sol, et il est très rare de ne pas en trouver dans les foyers tant l’attachement à la culture traditionnelle est tout simplement ancestrale et transmise jalousement dans les us et legs de la région. 
 


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