samedi 21 septembre 2019 14:11:53

Grand angle : Mise sur rails

Le doute qui risquait de s’installer, si le retard pris dans mise en route de la transition au Soudan avait duré encore, semble dissipé.

PUBLIE LE : 22-08-2019 | 0:00
D.R

Le doute qui risquait de s’installer, si le retard pris dans mise en route de la transition au Soudan avait duré encore, semble dissipé. Pourtant deux jours seulement de retard ont suffit pour alimenter les incertitudes, relayées par les médias, sur la volonté réelle d’aller vers l’avant. Mais l'annonce, mardi soir, de la formation du Conseil souverain qui doit la piloter pendant un peu plus de trois ans est venue barrer (définitivement ?) la voie à ceux qui auraient pu nourrir des craintes de voir le Soudan ne pas poursuivre son processus de démocratisation. La formation du Conseil souverain, —organe qui compte une majorité de six civils et cinq militaires, en charge de la supervision de la période de transition— est le premier pas accompli sur cette voie. Un premier pas suivi après la confirmation de l'économiste et ancien collaborateur de l'ONU, Abdallah Hamdok, en tant que premier ministre par la formation d’un gouvernement dont la composition doit être annoncée le 28 août. La constitution d’un parlement de transition devrait parachever le schéma organisationnel des pouvoirs durant les trois prochaines années au Soudan. Mais la mise en place des trois autorités censées encadrer la transition n’est pas une fin en soi. Cette période doit mener le pays vers ses premières élections réellement démocratiques en 2022. Et avant d’en arriver à ces élections, le nouveau gouvernement aura fort à faire. En effet, les défis à relever sont nombreux. Le premier est économique. Le redressement de l’économie exsangue du Soudan est sans nul doute la tâche prioritaire à laquelle devra s’atteler le gouvernement. Une tâche ardue mais primordiale tant l’amélioration de la situation économique est vitale pour instaurer le climat de sérénité indispensable. Il est en fait à même de réduire le risque d’un nouveau mouvement de contestation populaire. Faut-il rappeler que la cause première des évènements survenus au Soudan est l’augmentation du prix du pain ? Le second défi que le gouvernement et les deux autres autorités qui encadrent la transition devront relever est d’ordre politique. Il faudra pacifier le pays marqué par plusieurs conflits afin d’éloigner la crainte d’une nouvelle instabilité. C’est à ce prix que le Soudan pourra tourner définitivement la page de trois décennies de règne du général Omar el-Béchir, l'ex-président destitué par les militaires, le 11 avril, à l'issue d’un mouvement de manifestations dans tout le pays, mené par la population soudanaise.
Nadia K.

 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions