lundi 23 septembre 2019 07:50:54

Yémen : Martin Griffiths met en garde contre la fragmentation du pays

L'Envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Martin Griffiths, a mis en garde contre la fragmentation du Yémen, soulignant qu’«elle est devenue une menace plus forte et plus urgente que jamais», ont rapporté, hier, des médias locaux.

PUBLIE LE : 22-08-2019 | 0:00
D.R

L'Envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Martin Griffiths, a mis en garde contre la fragmentation  du Yémen, soulignant qu’«elle est devenue une menace plus forte et plus urgente que jamais»,  ont rapporté, hier, des médias locaux.

S’exprimant mardi soir devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Martin Griffiths s'est alarmé sur la situation au Yémen, évoquant notamment les affrontements ayant éclaté en début août à Aden, la capitale "provisoire" du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, entre deux factions habituellement alliées contre le mouvement Houthis (Ansarullah), ont ajouté les mêmes sources. "La violence enregistrée à Aden a entraîné la mort de dizaines de civils et fait des centaines de blessés. Je suis alarmé par cette violence et je condamne les efforts inacceptables du Conseil de transition du Sud pour prendre le contrôle des institutions de l’Etat par la force. Je déplore également le harcèlement des Yéménites originaires du nord à Aden", a déclaré Martin Griffiths. Se félicitant des efforts menés par l’Arabie saoudite pour restaurer le calme et pour organiser à Djeddah un dialogue entre ces deux factions, l'envoyé spécial onusien a souligné qu'"il est essentiel que cette réunion ait lieu dans un très proche avenir pour éviter une nouvelle détérioration et pour assurer la continuité de la gouvernance, de la sécurité et de la fourniture des services de base à Aden et dans les autres zones concernées relevant de la compétence exclusive de l'Etat". De son côté, la sous-secrétaire générale aux affaires humanitaires, Ursula Mueller, a rappelé aux membres du Conseil de sécurité que "seule une solution politique peut répondre durablement à l'énorme crise humanitaire que connaît le pays". "Nous appelons toutes les parties prenantes à soutenir les efforts de l’Envoyé spécial pour mettre fin au conflit aussi rapidement que possible", a-t-elle dit. "Nous avons besoin de toute urgence d’une désescalade à travers le Yémen, de préférence grâce à un cessez-le-feu national qui mettrait fin à toute violence".

Tensions entre les Émirats  et le gouvernement yéménite

Les Emirats arabes unis ont rejeté hier avec force les accusations du gouvernement yéménite sur un soutien à l'opération qui a permis aux séparatistes de prendre le contrôle de la ville d'Aden dans le sud du pays.
"Nous regrettons les allégations (...) au sujet d'Aden que nous rejetons catégoriquement", a déclaré sur Twitter l'adjoint du représentant d'Abou Dhabi à l'ONU, Saoud Al-Chamsi, après être intervenu devant le Conseil de sécurité qui a tenu mardi une réunion sur le Yémen. Il a affirmé que son pays, en tant que membre de la coalition antirebelle menée par l'Arabie saoudite, "déploie tous les efforts pour désamorcer la tension au Yémen". Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale, a crié au "coup d'Etat" à Aden dès que les séparatistes du Conseil de transition du sud (STC) ont pris, le 10 août, le contrôle de la ville. Son représentant permanent à l'ONU, Abdallah al-Saâdi, a déclaré, mardi, devant le Conseil de sécurité, que "sans le soutien total des Emirats arabes unis, cette rébellion n'aurait pas eu lieu", selon l'agence gouvernementale Saba.
M. T. et Agences
 

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