lundi 18 novembre 2019 01:16:05

Nouvelles des Bibans, Vacances : Entre besoin et moyens

Vétusté du réseau d’assainissement la fuite en avant

PUBLIE LE : 18-08-2019 | 1:00
D.R

Page animée par Fouad Daoud

Après une année d’événements, de dur labeur et de stress, les citoyens aspirent à quelques jours de repos et de dépaysement pour eux et pour leurs enfants. Mais ce n’est pas chose facile pour les habitants d’une wilaya de l’intérieur comme Bordj Bou-Arréridj qui se trouve à plus de 200 kilomètres du bord de la mer.

Ces habitants n’ont d’autre choix que de faire des allers et retours pénibles ou effectuer des séjours coûteux dans des villes côtières quand ils n’ont pas la possibilité d’aller à l’étranger.
Après une expérience ou deux, les premiers abandonnent tant la circulation est infernale sur les routes menant vers Alger, Béjaïa et Jijel qui sont les plus proches de la wilaya. Cette circulation que la chaleur rend encore plus insupportable provoque même des drames parfois.
Les seconds doivent se préparer pendant une année au moins pour financer ces séjours qui peuvent s’avérer catastrophiques, en raison de l’absence d’un marché officiel régulant la location des maisons et appartements situés au bord de la mer.
Ceux qui n’ont pas les moyens de le faire ou qui n’ont pas de véhicule peuvent toujours compter sur les excursions organisées par les transporteurs locaux
Ces derniers proposent des déplacements en direction des plages et des stations thermales. Ces déplacements ont lieu généralement les week-ends, pour permettre aux professionnels du secteur de reprendre leurs activités durant les jours de semaine.
Les familles qui ont la possibilité d’aller ensemble, grâce à cette formule, ne sont pas obligées de prendre des taxis ou des bus pour rejoindre les stations balnéaires. Pour le retour même, ils dépendent des horaires fixés par les transporteurs.
Mais la fatigue qui est au rendez-vous après un périple où manquent surtout les conditions de repos et même d’intimité décourage beaucoup d’adeptes de cette formule.
Reste le tourisme local qui peut s’appuyer sur les atouts que compte la wilaya, comme les stations thermales, même si ces dernières sont plutôt adaptées pour une autre période, à savoir l’automne et le printemps, étant donné la température élevée de  l’eau de ces stations. Cette caractéristique est d’ailleurs recherchée pour traiter plusieurs maladies. Ce qui fait d’elle la spécialité de ces stations.
Les montagnes dont regorge la wilaya de Bordj Bou-Arréridj offrent  quant à elles un air pur et un sentiment de paix et de changement. Cela pousse beaucoup d’habitants à prendre la direction de ces espaces généralement couverts d’arbres, pour le grand bien des estivants. Cette année, ces derniers ont été moins nombreux à le faire, à cause des feux de forêt qui ont gêné cette activité. Même les années passées, ils n’étaient nombreux du fait du manque d’infrastructures d’accueil qui est un des principales tares de la wilaya. Les gens s’arrangent comme ils peuvent pour ne pas rater l’occasion de se ressourcer. Soit ils se rendent chez des proches, soit ils prennent avec eux les denrées dont ils ont besoin.

Le tourisme local, un filon à exploiter

Ce qui est sûr, c’est que ce filon pourrait être très utile s’il est bien exploité avec des structures d’accueil, mais aussi avec des guides et des programmes comme les sports de montagne.
Bien sûr, les espaces de rafraîchissement comme les piscines et même les plages artificielles qui sont en vogue même à l’étranger peuvent faire l’affaire pour une wilaya loin de la mer et qui ne compte qu’un seul cours d’eau important qui n’est autre que le barrage d’Aïn Zada.
Ce dernier, qui n’est pas adapté aux baignades, peut quand même offrir des services de dépaysement et des ballades en barque sur le plan d’eau.
En tout cas, il constitue une plaque tournante pour la pêche qui est un atout non moins intéressant dans ce domaine.
La vision des pêcheurs affairés à tirer leurs filets pourrait séduire plus d’un. Une opération a été lancée pour présenter cette activité, mais elle reste épisodique.
Même pour le développement des piscines, une autre action a été adoptée.
La wilaya qui ne comptait que deux bassins dispose actuellement d’une douzaine de structures de ce genre.
Ces structures, dont la moitié se trouve  au chef-lieu de wilaya, ont pu satisfaire les besoins de plusieurs milliers d’habitants, notamment les jeunes.
Mais le vide est trop important pour qu’il soit comblé par la douzaine de bassins existants actuellement, d’autant que ces derniers ne se trouvent pas dans toutes les régions.
Une opération «Une piscine mobile par commune» a bien été lancée par les services de la direction de la jeunesse et des sports, mais elle s’adresse aux enfants, à cause des espaces de baignade trop réduits.
Elle est toutefois très louable puisqu’elle a offert la possibilité à des centaines de bambins, même ceux qui habitent les régions isolées de la wilaya de s’adonner pour la première fois aux jeux nautiques.
Elle s’ajoute à celle qui a été adoptée par les mêmes services qui consiste en l’envoi de groupes de jeunes au bord de la mer dans des camps de vacances. L’opération qui a touché un millier de membres de ces catégories venant de toutes les communes de la wilaya a été scindée en quatre vagues vers Skikda, Béjaïa et Jijel. La dernière vague qui a touché 250 jeunes a été organisée du 15 au 22 de ce mois.
Cependant, malgré toute la  bonne volonté des autorités locales, il est difficile d’organiser et de passer des vacances dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj.
En l’absence des services du secteur touristique et d’ une stratégie claire, les actions pour changer le cadre de vie des citoyens durant l’été restent limitées. Elles dépendent surtout de la volonté et surtout des moyens des citoyens eux-mêmes.
Pourtant, c’est un créneau qui peut rapporter gros, pas seulement sur le plan financier. La wilaya, qui est connue pour sa dynamique en matière d’investissement, gagnerait à offrir de meilleures conditions de vie à ses travailleurs, ainsi qu’à ses visiteurs. Elle pourrait aussi avoir son label en devenant un pôle touristique.

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Vétusté du réseau d’assainissement la fuite en avant

Le vice-président de l’APC de Bordj Bou-Arréridj, Abdelkader Ould Slimane, a indiqué que les points noirs constatés sur le réseau d’assainissement de la commune s’expliquent par la vétusté de ce dernier. Le responsable, qui précisé que le réseau a besoin d’un programme spécial pour sa réhabilitation, a affirmé que ses services interviennent à chaque fois que le besoin se fait sentir pour traiter ces points.
Il n’a pas manqué de relever la difficulté de la tâche dans une ville qui connaît un important trafic, les interventions poussant parfois à agir également pour traiter la chaussée qui pourrait être affectée par les travaux. Il a appelé, par la même occasion, les citoyens à faire preuve de civisme en évitant de charger ce réseau par des déchets inertes.
«Nous lançons à chaque fois des campagnes pour dégager les regards des déchets qui pourraient les bloquer», a-t-il dit.
 Rappelons que plusieurs citoyens de la ville se sont plaints récemment des fuites dans le réseau d’assainissement qui se traduisent par des odeurs nauséabondes et même des ruissellements qui portent préjudice à l’environnement.
Des poubelles semi-enterrées ont été placées dans plusieurs quartiers de Bordj Bou-Arréridj. Ces poubelles remplacent celles en plastique dont la plupart ont été volées ou incendiées, et devront faciliter la collecte des déchets de la ville.
D’une part, les citoyens pourront trouver des espaces où ils pourront placer leurs ordures. D’autre part, les agents de nettoiement n’auront pas beaucoup de difficultés pour les ramasser. Le problème qui se pose est que certains habitants se sont opposés à leur placement près de chez eux, ce qui a gêné quelque peu la généralisation de ce procédé.
Ces 29 poubelles déjà distribuées ont été réparties à travers la plupart des quartiers, et plus particulièrement les cités qui renferment les habitations collectives.

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EMPLOI DES JEUNES
271 locaux commerciaux pour les micro-entreprises

En application de l’accord conclu entre les ministères de l’Habitat et de l’Emploi, l’OPGI de Bordj Bou-Arréridj a mis à la disposition des micro-entreprises de la wilaya, 271 locaux commerciaux.
Cette expérience, qui est la première au niveau national, permet à ces micro-entreprises de disposer du cadre nécessaire pour leur activité. Leurs promoteurs, qui ont pu les créer grâce au dispositif d’aide à l’emploi lancé par l’État, se sont souvent plaints de l’absence d’espaces pouvoir fabriquer leurs produits.
Ils ont mis en avant également la cherté de ces espaces, que ce soit pour la vente ou la location. La convention entre les secteurs de l’Emploi et de l’Habitat pourrait régler ce grand problème.
L’intervention du premier secteur pourrait même lever les contraintes bureaucratiques qui pourraient se poser aux jeunes qui ont fait l’expérience de s’adresser directement aux services de l’habitat.
Ceux de l’emploi sont d’ailleurs habilités à recevoir leurs doléances dans ce domaine. À travers les structures comme l’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC qui ont traité leur dossier pour la création de leurs micro-entreprises, ils peuvent demander des locaux contre des sommes symboliques pour la location expliquent les services de l’emploi qui précisent que les 271 espaces mis à la disposition du secteur par l’OPGI ne sont qu’un premier lot.

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