samedi 21 septembre 2019 08:11:50

Béchar : la ville aux mille et une facettes

La Saoura ou l’enchantement minéral

PUBLIE LE : 18-08-2019 | 0:00
D.R

Lorsque l’on évoque le sud-ouest du pays, il est indubitablement fait allusion à Béchar, capitale de la Saoura qui, au fil des  années, est devenue une destination privilégiée, notamment à l’occasion d’événements, dont la célébration attire bien des visiteurs nationaux et étrangers, concourant ainsi  à la promotion du tourisme local.

En effet, l’affluence vers cette contrée est de plus en plus importante et ne faiblit pas, en dépit de certaines insuffisances qui restent à relever, à l’exemple du manque flagrant d’infrastructures hôtelières dans la région et auxquelles est venue se substituer la fameuse formule «  hébergement chez l’habitant », moyen incontournable pour pallier cet état de fait et qui ne rebute point les étrangers.  Pourtant, la Saoura, l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien, située dans cette vallée façonnée par l’oued qui en porte le nom, n’est pas uniquement synonyme de tourisme. Elle demeure encore fière, outre ses sites naturels et son patrimoine matériel et immatériel, de son histoire, dont nous allons conter un pan de trois de ses contrées les plus riches : Taghit, Kerzaz et les Ksour du nord.

Taghit et ses zaouïas

Lorsque l’on cite Taghit (90 km au sud du chef lieu de la wilaya de Béchar), c’est forcément le potentiel touristique que renferme cette région qui nous vient à l’esprit : gravures rupestres, tourisme chez l’habitant, ski sur les dunes, etc. Mais Taghit, c’est aussi le berceau de deux zaouïas (Zaouïa El Fougania et Zaouïa Ettahtania) et dont l’historique remonte vers le XVIe  siècle. A l’instar des autres zaouïas du pays et du Maghreb arabe qui les ont érigées, ces dernières, sont considérées comme des édifices religieux musulmans, dont la mission première est de préserver l’identité nationale, ces deux zaouïas, actuellement gérées par des associations locales, ont pratiquement vu le jour à la même période. Elles tirent tout d’abord leur nom de leur position géographique, par rapport à la localité de Taghit, elle-même, entourée de villages satellites et disséminés comme Barrebi, Brika et Bakhti.
C’est donc vers le XVIe siècle  que Sidi Brahim Ben Mohamed, venant de Saguiet El Hamra et pour qui les autochtones vouaient un immense respect, décida de s’installer à Taghit jusqu’à sa mort et que son fils Sidi Boubekeur hérita de sa position sociale et bien-sûr de son influence, en contre partie d el’enseignement des pratiques religieuses qu’il dispensait aux habitants de cette région. Mais c’est en vérité, son successeur Sidi Abdelmalek Boungab qui fonda la zaouïa El Fougania, que dirigea après sa mort, son oncle Si Tahar et qui en devint le cheikh. Les petits enfants de Sidi Abdelmalek Boungab, trop jeunes alors pour diriger une telle structure religieuse musulmane pédagogique, poursuivirent leurs études à Figuig (Maroc), sous le protectorat du Sultan du maroc (qui les y emmena à l’issue de son passage à Taghit), avant de revenir eux-mêmes diriger cette zaouïa, en collaboration avec une Djemâa. La Zaouïa El Fougania adopte une doctrine identique à celle de la Kerzazia et Ziania, dont les principes fondamentaux son Dikr et son Ouerd.
La seconde zaouïa, non moins importante et située donc en contrebas de Taghit, tire également son nom de sa position géographique et par opposition à sa voisine, la zaouïa El Fougania. C’est le quatrième fils de Sidi Othmane, Sidi M’Hammed, déjà installé à Igli et dont la réputation flatteuse s’était bien répandue au-delà de cette ville, qui fit construire la Zaouïa Ettahtania, après que les populations lui proposèrent de s’installer et de se marier chez eux. Sidi M’Hammed n’avait pas de Dikr propre à lui et c’est l’un de ses descendants, Si Embarek, en voyage à Ouazane, qui en rapporta le Dikr des Tayba, qui prêche l’élévation de l’âme vers Dieu, ainsi que la justice et l’équité. La zaouïa Ettahtania entretient également de bonnes relations avec celle de Kerzaz et d’Ouazane. Deux Zaouïas qui évoluent à l’opposé d’une même ville, Taghit, érigée avec un,e multitude de villages, le long d’une faille creusée par l’oued Zouzfana, et dont les doctrines œuvrent pourtant pour un principe identique : la purification de l’âme et son rapprochement vers le Créateur. 

KERZAZ : un pôle du savoir

Commune de la wilaya de Béchar (jusqu’au tout récent découpage administratif qui la relie à la wilaya déléguée de Béni-Abbès), Kerzaz est constituée de trois principales localités : Megsem, zaouïa Kebira et Kerzaz Ksar. Mais ce qui la singularise davantage, c’est qu’elle est traversée par ce que l’on appelle « la route des oasis » (RN 6) qui relie Sig, ville de l’ouest algérien (40 km d’Oran) à Timiaouine, à l’extrême sud algérien et à la frontière du Mali, en passant bien sûr par Béchar et Adrar.
C’est Sidi Ahmed Ben Moussa, fondateur de la zaouïa de Kerzaz qui en a fait, avant sa mort en 1573, un véritable pôle du savoir.La ville de Kerzaz a une histoire et des vestiges millénaires, car elle a gardé au fil des siècles, son cachet traditionnel de cité du désert, tout en étant une ville d’accueil, puisque déjà, elle servait de refuge aux nombreuses familles qui fuyaient les guerres tribales, très courantes à l’époque dans la région. Ses vestiges, Kerzaz les puise dans la construction et l’architecture traditionnelles de ses ruelles, ses impasses et ses maisons en dépit des aménagements modernes qui s’y sont infiltrés. La ville de Kerzaz est aussi et surtout connue par sa zaouïa, véritable pôle du savoir et lieu incontournable pour bien des tribus, de toutes les régions du pays d’Algérie, qui contribuent d’ailleurs à sa pérennité. Un espace qui est fait pour répondre aux demandes du savoir pour ceux qui viennent de toutes parts, tout en pourvoyant la région en imams et enseignants du Livre Saint. Kerzaz, c’est aussi un lieu de pélerinage, à l’occasion du Mouloud Ennabaoui, pour des milliers de fidèles de la confrérie El Kerzazia, qui y viennent, annuellement, célébrer cette fête religieuse à la zaouïa El Kébira, où se trouve le mausolée de Sidi Ahmed Ben Moussa. Mais cette ville renferme aussi plusieurs sites historiques, tels les ruines des ksour de Tazougar, de Sidi Moussa Ben Khalifa, père du fondateur de cette cité, et bien d’autres ksour, dont la découverte en reflèterait toute la beauté et le prestige. Pôle touristique malheureusement peu fréquenté, Kerzaz est un trésor patrimonial qui reste à faire valoir. Une autre singularité de cette ville : une variété de dattes portant le nom du cheikh de la zaouïa, qu’on ne trouve nulle part ailleurs et qui a même surpris des émirs du golfe, en visite dans la région. Kerzaz, bien à l’abri de sa muraille et de son enceinte, fière de son histoire, renferme bien des lieux où la paix semble régner pour l’éternité.

Ksour du Nord : témoins d’une longue  histoire

Les ksour du Nord, trois communes de la wilaya de Béchar (Boukaïs, Mougheul et Lahmar) recèlent des potentialités naturelles, historiques et culturelles qui ne peuvent que susciter l’intérêt et la curiosité de tout visiteur. Situées au nord de Béchar (à respectivement 50, 40 et 30 km) et non loin de la frontière marocaine, ces ksour ont, de par leur situation géographique, joué un rôle important lors de la guerre de Libération, à l’instar d’autres ksour et zaouïas de la région. Celui de Boukaïs est l’un des plus anciens de la wilaya et sa fondation remonterait, selon certaines sources historiques, à une quarantaine d’années avant l’avènement de l’islam  et son appellation « Boukaïs » a une consonance berbère qui signifie « ton père ô Farès », alors que d’autres versions attestent que son nom est tiré du mot « Boughamouk » et qui désigne une séguia. Aussi millénaire qu’il le soit, le ksar de Boukaïs est encore intact, grâce à diverses opérations de réhabilitation dont il a bénéficié.
S’étalant sur une superficie de 6 hectares et toujours habité par le dixième de la population locale de cette commune, ce ksar est incontestablement aujourd’hui un pôle touristique des plus prépondérants de la wilaya de Béchar, avec ses nombreuses oasis, ses palmeraies et sa source millénaire.  L’autre ksar et non des moins importants, est celui de Mougheul, qui se distingue par son architecture d’inspiration musulmane, ses ruelles labyrinthiques et obscures et la concentration de ses habitants. Portes en bois sculpté, hall et colonnes en forme d’arcade, cheminée traditionnelle, le ksar de Mougheul à su conserver toute son authenticité, de par également ses niches murales tapissées et ses plafonds sculptés, créant ainsi une atmosphère de fraîcheur à longueur de journée, même en période de grandes chaleurs. Avec son imposante palmeraie et sa séguia séculaire, ce ksar demeure le témoin d’une longue histoire, dont les habitants, à majorité berbérophone, ont su pérenniser leur patrimoine culturel et qu’ils expriment à travers leur danse, connue sous le nom de « hidous », une expression musicale et chorégraphique propre à cette région. 
La région de la Saoura revêt en fait un cachet particulier aussi bien par son histoire ancestrale, riche d’événements, que par son patrimoine archéologique et culturel et qui, de l’avis de tous, mériterait une protection et une sauvegarde, ne serait-ce que contre l’oubli. Un classement au patrimoine national marquerait un premier pas en ce sens, car en fait, ce sont 125 ksars et sites historiques et archéologiques, à travers la wilaya de Béchar, qui en constituent toute la richesse.
 
TABELBALA :   ENTRE MYTHE ET LéGENDE

Depuis fort longtemps, Tabelbala a opté pour le ciment, la brique et le béton au lieu et place de la brique en terre (toub) et le tronc de palmier (des matériaux bien adaptés aux conditions climatiques de la région). Toute la ville est  un gigantesque chantier et pourtant, à Tabelbala, il n’y a ni hôtel, ni restaurant, ni autre structure d’accueil, et tous les visiteurs, pour quel que motif que ce soit, du simple passager, aux chercheurs ou aux missionnaires, ne peuvent compter que sur l’hospitalité légendaire des habitants de cette contrée. Petite oasis enclavée au milieu d’une mer de sable, située à quelques 320 km, au Sud de Béchar et à quelques 1.400 km au sud-ouest d’Alger, Tabelbala s’étend à l’intérieur d’une palmeraie de 12 km de long et 500 mètres de large, enlacée par l’Erg Erraoui et Djebel Kahal, pour s’étendre sur 60.536 km2.
Tabelbala, constituée en fait de plusieurs petits villages et de deux principaux ksars (Sidi Zekri et Ksar Cheraïa), a toujours été le carrefour de plusieurs pistes chamelières, dont l’existence remonte à une époque lointaine, à la croisée du Drâ et du Tafilalet, d’une part, et du Soudan et Tombouctou, d’autre part.

Evoquer Tabelbala, c’est d’abord faire allusion aux sites préhistoriques qu’elle renferme, très riches en outils Pré-acheuléen et Acheuléen, ensuite, à son dialecte qui n’existe nulle part ailleurs, ses sept tombes géantes (Sebâatou Rijal) et son fort militaire, construit en 1910, perché sur un monticule et témoin de toute une histoire aussi ancienne que riche. Un « Bordj » qui, d’ailleurs, il y a très longtemps, aurait été un lieu de halte du Sultan noir, avant d’être transformé en lieu de détention.
Ce dernier ayant vu le passage de personnalités politiques connues, à l’exemple de Habib Bourguiba, et bien plus tard, Ferhat Abbas.
L’histoire de Tabelbala reste encore difficile à écrire, car bien des événements s’inspirent seulement de légendes. C’est vers le XIe siècle que les Almoulatamoun auraient été les premiers occupants de Tabelbala, avant qu’elle ne soit désertée durant quarante années et que sa véritable histoire commence avec Sidi Zekri, qui érigea un ksar (Imaden dont les traces sont encore visibles de nos jours). Ce qui attira très vite des habitants du Drâ et du Tafilalet, accompagnés de leurs esclaves et de « harratine » (hommes de couleur noire). Cette oasis prospérera alors grâce aux passages incessants des caravanes, en quête de lieu de repos et d’échanges de marchandises.
C’est Tachenghit qui aurait le premier nom attribué à l’actuelle Tabelbala, selon  une étude de A.Cancel « un parler berbéro-songhai du sud-ouest algérien - Tabelbala- élément d’histoire et de linguistique », et reprise par Mohamed Tilmatine, Tabelbala serait une corruption de Tabelbert et désigné par les habitants, entre eux, par Tawerbets.
Une version arabe, quant à elle, stipule que ce nom émanerait plutôt de la racine « Blbl », d’où « Belbala », et qui signifie parler de manière inintelligible. Le préfixe « ta », ajouté à cette racine ainsi que le « t » muet final proviendrait d’une amazighisation du nom. à l’exemple de Talmine, Tamesse, Tamehdi, Tamentit, etc.

Des tombes de 7 à 8 mètres

Plusieurs spécificités marquent cette région, et la rendent ainsi bien mystérieuse, à l’exemple de ses tombes géantes de 7 à 8 mètres de long et qu’une légende tente d’en expliquer l’existence.
Lors de la prière du Sobh, le muezzin aurait aperçu des flammes, non loin de la mosquée. Sur place, les fidèles venus s’enquérir de ce phénomène, découvrirent sept tombes encore fraîches et des traces de chameaux. Une coupole a alors été édifiée en l’honneur de ces 7 hommes, inconnus. Au bas du monticule, se trouve le cimetière appelé « Makbarek 66 M’Hammed ».
On raconte que 66 hommes, prénommés M’Hammed ont été tués lors d’une « razzoua » (bataille menée par une bande armée, au Sahara, pour piller) et sont enterrés dans cet endroit.
Une autre particularité de ce cimetière, c’est qu’il abrite certaines anciennes tombes, dont l’orientation des sépultures, contrairement à l’exigence musulmane qui veut qu’elles soient orientées vers l’est, sont orientées vers le sud.
Ces tombes seraient donc vraisemblablement antérieures à l’avènement de l’islam. Enfin, on retiendra également que les Belbalis parlent le korandjé, un dialecte difficile à comprendre.

Un parler comme  nulle part ailleurs

Le Koranjé est, certes, une langue qui est parlée comme nulle part ailleurs, mais sa fonction essentielle demeure celle de lien social de la communauté Belbalie. Les habitants de Tabelbala seraient, aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps (selon des études ethnographiques de Champault, 1969), d’origines très diverses : arabes, berbères et d’Afrique noire. Ils sont tous cependant musulmans et un grand nombre de mots de leur parler a une consonance religieuse.  Le orandjé serait donc une langue héritée des populations noires qui auraient précédé les berbères, puis les Arabes, tant elle demeure la plus isolée et la plus septentrionale  des langues songhaï qu’utilisent les habitants de Tabelbala.
Une structure fondamentalement songhaï, influencée par le berbère et l’arabe et inintelligible, voilà ce qui caractérise essentiellement le korandjé, très emprunt du songhaï et imposé par les esclaves noirs de langue sonraï, qui transitaient par Tabelbala. Enfin, le korandjé n’est pas une langue liée à une ethnie bien définie, d’où cette influence des langues sémitiques, berbère et arabe, et à laquelle vient se greffer l’isolement géographique, qui lui aura toutefois permis de se maintenir jusqu’à aujourd’hui.

Un musée à ciel ouvert

Tabelbala est aussi un musée à ciel ouvert, puisqu’au versant nord du mont Kahal, on y découvre de très riches ateliers d’industrie d’outillage atérien, alors qu’un autre atelier d’outillages préhistoriques est situé à 200 mètres des gisements de kaolin de différentes couleurs, près du ksar Makhlouf. Des outils de toutes formes et aux multiples usages témoignent encore de la présence des gens de l’époque, venus exploiter le kaolin, destiné à l’étanchéité des conduites souterraines, des foggaras ou pour la confection de poteries. Tabelbala est une région d’une beauté à la fois attrayante et mystique. Ce havre de paix au paysage vierge est aussi un lieu de méditation que le visiteur ne peut s’empêcher d’y retourner.
C’est en 1905, après la bataille de Noukhila, que le capitaine Regnault arrive à Tabelbala, alors qu’en 1908, la population de Tabelbala exprime son hostilité au capitaine Martin et verra ainsi son ksar et sa mosquée détruits par des bombardements. En 1910, une surveillance directe sera menée par le capitaine Clermont-Gallerande, qui fera construire le fort militaire de Tabelbala. Celle-ci demeurera sous l’administration militaite durant 51 ans. Aujourd’hui, Tabelbala et au même titre que plusieurs communes éparses de la région, aspire encore à son épanouissement, en dépit d’un développement local, dont elle a bénéficié, dans le cadre de différents programmes et au profit de différents secteurs et qui aura, certes, concouru à réduire l’isolement dont elle souffrait depuis de longues années. Région à vocation agricole et pastorale, Tabelbala pourrait également, grâce aux potentialités dont elle dispose, devenir un pôle touristique probant, générateur d’une rente financière et créateur d’emplois.                    
R. B.

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Le mouvement associatif pour la sauvegarde du patrimoine

C’est dans la vaste région de la Saoura et au sein de la «Perle du désert», Béni-Abbés, qu’active l’association Ouarourout, à caractère socioculturel et dont la réputation a bien dépassé les frontières de notre pays. Véritable pôle d’activités artisanales et d’écotourisme solidaire, l’association Ouarourout de Solidarité et Revivification des Traditions a opté dès sa création, pour le développement durable de l’oasis de Béni-Abbès et par là même, pour une sauvegarde du patrimoine de toute la région de la Saoura. Un patrimoine riche qui retrace d’ailleurs la culture, les vestiges historiques et tout un pan de notre histoire et qu’il est plus qu’indispensable de préserver. Depuis sa création, l’association Ouarourout n’a cessé d’œuvrer pour la restauration des ksour et leur exploitation à des fins culturelles et touristiques.
Les objectifs qu’elle s’assigne (conformément à son statut) visent, entre autre, à encourager l’artisanat traditionnel, en relançant pour cela, les métiers en voie de disparition. En organisant différentes activités, à l’exemple d’excursions écologiques, de montages d’ateliers d’artisanat local, du tourisme chez l’habitant, cette association a su porter haut son cri d’alarme, à l’égard d’une nécessité pressante pour la sauvegarde du ksar de Béni-Abbès, témoin de toute une société et une architecture adéquate, conçue pour un mode de vie, dans un milieu hostile (le désert). Un défi que cette même association est parvenue à relever, par la création du gîte à l’intérieur du ksar, avec une architecture troglodyte et à proximité de la palmeraie, bien connue, en forme de scorpion. Sa réputation, l’association l’a également forgée au-delà de nos frontières, puisque déjà depuis longtemps, elle œuvre en partenariat, pour des échanges, avec d’autres associations étrangères, telles l’ACDC : Association pour la Culture et le Développement Communautaire ainsi que l’Union Européenne, qui a apporté son appui financier à la restauration du Ksar de Béni-Abbès. En organisant des circuits touristiques, en participant à différentes manifestations locales culturelles et religieuses et par le biais d’une variété d’activités de sensibilisation autour de thèmes d’écotourisme et de protection de l’environnement, l’Association Ouarourout ne cesse d’œuvrer dans le sens d’une véritable optique de promotion du tourisme et de sauvegarde du patrimoine socioculturel de la région, en passant par la protection et l’entretien des sites touristiques.
 R.  B.

 

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