mardi 20 aot 2019 15:10:29

Réunion des organisations de la société civile samedi : À la recherche d’un consensus

Planifier les propositions politiques qui seront soumises au débat.

PUBLIE LE : 14-08-2019 | 0:00
D.R

Les forces de la société civile regroupées au sein de la Confédération des syndicats autonomes (CSA) entendent organiser samedi prochain, soit le 17 août, «une rencontre de concertation». Selon plusieurs médias qui l’ont annoncée hier, «une demande d’autorisation a été officiellement déposée» pour la tenue de cette rencontre. C’est pour adopter une approche commune sur la situation politique et sur les voies et mécanismes pour faire sortir le pays de la crise politique qui perdure depuis plusieurs mois que les représentants des différentes organisations, associations, acteurs et activistes de la société civile, ont décidé de tenir cette rencontre. Cette autre initiative qualifiée de «citoyenne», par ses concepteurs, a    été amorcée dans l’objectif de «rassembler les propositions et leurs initiateurs autour d’un document de principes généraux, qui rassemble tous les points consensuels de solution à la crise». Il s’agit également d’élaborer une feuille de route commune de nature à concrétiser les revendications légitimes des manifestants qui ont investi la rue depuis déjà plus de six mois. Cette rencontre devrait être le couronnement d’un processus laborieux d’une série de rencontres de concertation avec des chefs de parti et des acteurs politiques, en application de la principale résolution de la conférence de la société civile du 15 juin dernier, portant sur «l’organisation d’une conférence nationale pour la mise en œuvre de leur initiative de sortie de crise du pays». Cette rencontre à laquelle participeront, toujours selon ses initiateurs, «des partis politiques d’opposition et des personnalités issues du mouvement populaire», sera sanctionnée par une déclaration commune, dont la recherche d’un «consensus national» prélude d’une solution à l’impasse et au blocage politique que connait le pays. «La recherche d’un consensus national» est dans l’esprit des acteurs de la société civile, et initiateurs de cette rencontre. C’est en quelque sorte, le synonyme de «l’unification des rangs dans ce contexte particulier que traverse l’Algérie» comme l’ont également expliqué les organisateurs, qui ont souligné avoir «fixé un objectif commun», à savoir la réunion de tous les protagonistes autour de la table du dialogue et «la nécessité de faire dans la concession» pour pouvoir dépasser «l’obstacle des positions intransigeantes» des uns et des autres.

Vers l’élaboration d’« une charte d’engagement »

 Pour les initiateurs de cette rencontre, «il est temps de renoncer aux positions figées». Des positions qui freinent et paralysent, selon eux, la recherche de solutions consensuelles au moment où plusieurs acteurs et partis politiques appellent au dialogue pour faciliter l’établissement d’un processus pour une sortie de crise. Pour eux également, il est plus que temps d’amorcer un processus de dialogue, et de concertation avec tous les acteurs politiques, sans exclusion, et avec les citoyens et des représentants du Hirak, afin de «planifier les propositions politiques qui seront soumises au débat». La presse rapporte que les représentants de la société civile entendent adopter une démarche qui consiste par l’organisation d’»une rencontre de concertation» dans un premier temps» et travailler ensuite sur la réflexion «des points communs qui font consensus», et essayer de mettre en place un document appelé «charte d’engagement». Les organisateurs ont aussi annoncé que les principaux partis d’opposition, dont le FFS, le RCD, le PT et Jil Jadid ainsi que Talaie El-Houriat et l’union des forces démocratiques et sociales (UFDS) présidé par Noureddine Bahbouh ont déjà donné leur accord pour y prendre part. L’approche des acteurs de la société civile, est d’œuvrer à «ramener tous les acteurs à s’asseoir autour de la même table et créer un même espace de dialogue inclusif». «Nous sommes passés voir tout le monde, des partis composant l’Alternative démocratique au groupe des Forces du changement coordonné par M. Rahabi, les personnalités dont les noms reviennent de manière récurrente depuis le déclenchement du Hirak, ou activistes du Hirak», indique à cet effet, le représentant de la dynamique de la société civile, cité par la presse. Les initiateurs de cette rencontre sont conscients de la diversité des opinions et positions politiques des acteurs issus de différentes sensibilités politiques, «chacun y va de son vécu et de ses objectifs, avec une proposition de crise, mais nous sommes tous convaincus que quelle que soit la proposition s’il n’y a pas autour une coalition ou un front rassemblé autour d’une feuille de route ou d’une proposition, nous ne pourrons pas avancer», explique l’un des représentants de la dynamique de la société civile. Alors que le mouvement populaire frôle son 26e vendredi, les activistes de la société civile et plusieurs acteurs politiques ne cessent d’appeler à la poursuite «des manifestations pacifiques» et à la mobilisation pour faire réussir cette protestation et de soutenir cette dynamique citoyenne jusqu’à faire valoir les revendications légitimes du peuple algérien, à savoir la refondation de la pratique démocratique et la rupture totale avec tout les symboles de l’ancien système.
Tahar Kaidi

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