Situation politique : Dynamique de dialogue

Election présidentielle : Deux projets de loi à préparer
PUBLIE LE : 14-08-2019 | 1:00

L’Instance nationale de dialogue et de médiation est à sa troisième semaine d’existence et elle a déjà tenu nombre de réunions, notamment avec certains acteurs du Hirak populaire alors que d’autres rounds de négociation se tiendront ultérieurement avec des acteurs politiques, représentants de la société civile et personnalités. Depuis que le panel s’est renforcé par un comité des sages et d’experts, la cadence des contacts en vue de rallier un grand nombre de participants au dialogue semble s’accélérer. Plusieurs personnalités ont accepté de rejoindre l’Instance afin de faciliter le démarrage des consultations au cours desquelles toutes les plates-formes et propositions constitueront des documents de travail qui seront utilisées pour l’élaboration des propositions qui seront présentées à la conférence nationale. Cette dernière aura la tâche d’examiner toutes les modalités concernant la prochaine élection présidentielle, de la préparation du scrutin à l’annonce des résultats. Il a fallu des semaines de préparatifs intenses pour parvenir à cette première étape du dialogue : celui-ci occupera l’actualité politique pendant une bonne partie de l’été. Ce laps de temps sera mis à profit pour établir un texte devant servir d’avant-projet du code électoral. Il y a aussi les contours précis de la commission indépendante chargée de l’élection qui devront être élaborés avant que le gouvernement ne les étudie en conseil des ministres pour les transmettre ensuite au Parlement.

Une élection le plus tôt possible

L’Instance aura à se référer à l’expertise de ses membres puis à celle des participants au dialogue pour puiser de toutes les initiatives et propositions de sortie de crise et retenir les idées pertinentes pour que le processus puisse aboutir rapidement afin de tenir une élection le plus tôt possible.  Cette option est recherchée par plusieurs partis qui ont exprimé leur rejet de tout choix conduisant à l’instauration d’une période transitoire comme l’a suggéré une partie de l’opposition ce qui n’a d’ailleurs comme conséquence que celle de prolonger la crise avec des effets désastreux sur la stabilité politique et le développement économique ou encore la paix sociale. Plusieurs partis ont manifesté leur adhésion à l’objectif de l’organisation d’une présidentielle dans les plus brefs délais tout en annonçant leur soutien au dialogue. On peut citer à cet égard, le Front national algérien, le Mouvement El Bina et El Islah qui se sont joints au FLN et au RND qui ont émis des positions similaires, notamment après la dernière intervention du chef d’Etat-major de l’ANP, Gaïd Salah.  A souligner le choix d’une élection rapide n’est pas partagé par l’ensemble de la classe politique. D’ailleurs, les partis constituant les Forces de l’alternative démocratique ont annoncé la tenue, le 31 août, d’une réunion nationale ouverte à tous, en vue d’élaborer une feuille de route pour sortir de la crise politique que traverse le pays. Pour ces formations politiques signataires, le 26 juin dernier, du Pacte pour une transition démocratique, «une période de transition est nécessaire pour créer un climat politique et institutionnel». La tenue d’une élection présidentielle à la lumière des lois actuelles est «une tentative visant à sauver le système en place», estiment ces partis qui prônent «la rupture avec le système». Les Forces de l’alternative démocratique comptent le RCD, le Front des Forces socialistes (FFS), le Parti des travailleurs (PT), le Parti socialiste des travailleurs (PST), l’Union pour le changement et le progrès (UCP), le Mouvement démocratique et social (MDS) et la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH).


EL MOUDJAHID - QUOTIDIEN NATIONAL D'INFORMATION Edité par l'EPE - EURL El MOUDJAHID - 20, Rue de la Liberté - Alger - Algérie
Tél. : +213(0)21737081 - Fax : +213(0)21739043
Mail : info@elmoudjahid.com