dimanche 18 aot 2019 05:55:28

Nouvelles de Béchar, Ksar d’Igli : un joyau oublié

ENTRE DÉTENTION PRÉVENTIVE ET CONTRÔLE JUDICIAIRE : Plusieurs personnes devant la justice

PUBLIE LE : 23-07-2019 | 23:00
D.R

Page réalisée par RAMDANE BEZZA

Contrairement aux autres ksour de la Saoura, le vieux ksar d’Igli représente des particularités et ses dimensions  sont approximativement régulières, selon des architectes et des spécialistes dans le domaine.

Bâti sur une plaine, avec une implantation géographique spécifique, ce patrimoine historique n’offrait point de garanties sécuritaires et de défense pour ses habitants de l’époque, lorsque l’on sait que la majorité des ksour en Algérie sont bâtis au pied ou sur des crêtes de montagne. Or, celui d’Igli présentait l’inconvénient d’être la cible de l’accumulation des sables sur sa face ouest principalement, et qui, sous les actions et poussées des vents, viennent former des «tremplins sablonneux» contre les murs extérieurs des constructions, formant ainsi des accès faciles pour les pilleurs et l’ennemi d’antan.
L’intérieur du ksar est unique et singulier, comparé aux autres ksour de la région puisque ses habitants ne se heurtaient point au carrefour de ses ruelles. La grande place dite aussi «Tam3amart» se situe au centre du ksar, le seul espace libre .C’est dans cet endroit que se tenaient les rencontres, les réunions de la djemaâ et où les notables venaient discuter librement des affaires, régler les intérêts et les problèmes de chacun. C’est également le «noyau» où aboutissent les ruelles et l’artère principale du ksar. Il possède une issue, au nord, donnant accès à la palmeraie ; une autre porte de sortie au sud donne accès à l’emplacement des caravanes et vers les pistes de Mazzer et Béni-Abbes.
Dans cette même artère principale, qui conduit à la palmeraie, sont situés la mosquée et le puits, plus proche source qui alimentait en eau potable les habitants d’Igli. La mosquée, cet ancien lieu de culte doté d’une architecture traditionnelle est toujours opérationnel. Aujourd’hui, elle accueille chaque jour des centaines de fidèles qui viennent accomplir les cinq prières. Le rôle culturel, éducatif et social conduit par un jeune imam et son assistant ont réussi, grâce à leur ponctualité et leur savoir-faire, à créer une atmosphère religieuse adorable qui encourage les gens à fréquenter ce lieu saint d’une manière remarquable. Faute de documents et d’écrits qui permettraient de mieux connaitre ce monument archéologique et touristique, une réhabilitation de ce patrimoine serait la bienvenue,  dans la mesure où tous les autres ksour de la région en ont bénéficié.
 
Démolition du ksar de Touzdit

Le ksar de Touzdit, aujourd’hui  en ruine, est situé à la fois au bord du grand erg occidental et de l’oued Saoura. Ce patrimoine historique oublié suscite, selon des d’historiens et des observateurs, une réflexion particulière sur l’histoire des ksour de la région. Mitoyen à celui de Mazzer et situé à sept kilomètres au sud d’Igli, le ksar de Touzdit était considéré comme le pivot du transit saharien selon les voyageurs et les commerçants de l’époque qui venaient troquer leurs dattes contre du blé et de l’orge. Celui-ci représentait  à cette époque, notamment au début de chaque automne, une animation inaccoutumée.
En outre, le ksar était aussi un centre de concentration où les moudjahidine de la région venaient se reposer et se ravitailler avant de  poursuivre leur parcours pour une révolution qui s’étalait sur l’ensemble du territoire national.
Les Glaoua, habitants d’Igli, en général et ceux de Touzdit plus particulièrement, quoiqu’attachés à cette petite parcelle de la patrie , à leur sol où leur palmier, leur principale ressource, et bien-entendu à leur religion, n’avaient point  d’autre choix en 1957, que d’abandonner leur village sur ordre de l’administration coloniale française qui n’hésita pas à démolir entièrement leurs demeures et les contraindre à aller rejoindre les habitants d’Igli.
Une scène semblable à celle-ci, racontée par l’écrivain algérien Mouloud Mameri, du petit village de Tala,  situé en Kabylie, où les habitants avait été évacué sous les bombardements des avions militaires français et n’avaient qu’une seule heure pour rassembler leurs biens et quitter les lieux.
Autant de moyens et les pratiques déployés par l’armée coloniale, en vue d’opprimer le peuple algérien et d’étouffer la révolution algérienne.

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ENTRE DÉTENTION PRÉVENTIVE ET CONTRÔLE JUDICIAIRE
Plusieurs personnes devant la justice

Suite à différentes enquêtes menées par le juge d’instruction près le tribunal de Béchar, plusieurs personnes viennent d’être placées entre la détention préventive et le contrôle judiciaire et à commencer par l’ex-directeur de la SDO de Béchar, placé en détention préventive pour implication dans une affaire de faux, usage de faux et favoritisme. Une affaire qui aurait éclatée suite à une information puis à une procédure judiciaire faisant état de falsification, faux et usage de faux et favoritisme, aux fins d’ajouter trois individus sur une liste nominative de candidats retenus pour des postes de travail au sein de cette entreprise. Cette affaire aurait également mis en cause un cadre de l’Agence Nationale de l’Emploi (ANEM), le directeur de l’emploi et six fonctionnaires de la SDO. Ces derniers ont été placés sous contrôle judiciaire, en attendant leur comparution devant le juge instructeur. 31 autres individus impliqués dans des infractions au code des marchés ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction près le tribunal de Béchar. Il s’agit, outre de l’ex-directeur des œuvres universitaires (ayant exercé entre 2013 et 2018), des directeurs de résidences universitaires 1000 lits filles et 19-Mai 1956 filles, du président et de cinq membres de la commission des œuvres universitaires ainsi que d’autres fonctionnaires et de 22 personnes, entre fournisseurs de légumes, de viande, de produits d’entretien et de chargés de transport universitaire, tous incriminés dans différentes infractions au code des marchés publics, de l’octroi de priorités, de privilèges et de marchés négociés,  violant ainsi les  principes même du code des marchés, faisant ainsi fi de la concurrence.

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300 enfants au LITTORAL

Deux sessions de colonies de vacances de 150 personnes chacune sont programmées par les œuvres sociales des collectivités locales, au profit des enfants de parents démunis, issus pour la majorité des communes les plus plus enclavées de la wilaya de Béchar. La première vague a d’ailleurs déjà rejoint le camp de colonie de Béni-Saf (wilaya d’Aïn Témouchent) pour y séjourner jusqu’au 25 juillet. Ces petits colons seront encadrés par un personnel qualifié, entre animateurs, gestionnaires et personnels de service de la Ligue de wilaya des activités et loisirs de plein air et d’échanges entre jeunes (PALEJ). La seconde vague est attendue du 26 juillet au 10 août prochain. Il faut dire que nombreux de ces bambins, originaires du Sud du pays découvriront pour la première fois la grande bleue, les paysages du littoral, tout en goûtant à la détente, aux activités ludiques programmées à leur profit.

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Administration
Des horaires inadaptés

S’agissant de la généralisation de quelques pratiques administratives au niveau régional et en raison de la canicule qui y sévit actuellement, à l’exemple des horaires appliqués par les administrations publiques et collectivités locales du Sud, dont les heures ouvrables ont été fixées de 6h30 à 13h30, celles applicables aux personnes se rendant au chevet de personnes hospitalisées sont fixés de 13h30 à 15h00, sembleraient toutefois des décisions inappropriées en ce moment compte tenu toujours de cette grande vague de chaleur que subit la région, avec une hausse vertigineuse des températures qui dépasseraient les 48° à l’ombre.
Mettre le nez dehors à partir de 13h  est un risque pour sa santé. C’est le moment propice où le soleil est au zénith et où toute circulation automobile ou pédestre n’existe pratiquement plus. Hormis l’absence d’arbres ou d’abri antisolaire, trouver un moyen de transport pour se rendre à l’hôpital est déjà un calvaire.
En outre, bien de gens estiment que rendre visite à ce moment là est presque une injustice aussi bien pour les visiteurs qui en subissent les conséquences (fatigue pour les personnes âgées, risque d’insolation…) que pour les patients qui viennent à peine de digérer leur repas de midi et qui s’apprêtent à faire une sieste, en cette période de canicule. Nul n’ignore qu’en été, les habitants du Sud ne commencent à sortir qu’à partir de 18h, heure à laquelle la température est quelque peu supportable et qu’ils vaquent à leurs occupations. Un moment jugé opportun pour rendre visite aux malades. Une suggestion bien apte à améliorer le quotidien des citoyens.   
 

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