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Première proposition de liste des médiateurs du dialogue inclusif : instaurer un climat de confiance et de sérénité

Composée d’un panel de personnalités nationales, des noms des membres de l’instance de médiation et de dialogue, liste proposée pour le Forum civile pour le changement ont été dévoilés hier, par son président et membre de la dynamique de la société civile, Abderrahmane Arar.

PUBLIE LE : 17-07-2019 | 23:00
Ph. : Billal

Composée d’un panel de personnalités nationales, des noms des membres de l’instance de médiation et de dialogue, liste proposée pour le Forum civile pour le changement ont été dévoilés hier, par son président et membre de la dynamique de la société civile, Abderrahmane Arar.
La démarche vise à «entamer un processus de médiation et de dialogue», pour «rapprocher et faire converger les points de vue et positions» des uns et des autres, en vue de recherche des solutions pour une sortie de crise. Il s’agit, donc, de treize personnalités «connues pour leur discernement politique sans attaches partisanes animées par une volonté patriotique et qui jouissent d’une crédibilité auprès du peuple», qui contribueront au sein de cette instance de médiation et de dialogue «pour arriver à faire asseoir les acteurs de la classe politique, du mouvement citoyen, du Hirak et des représentants du pouvoir autour de la table du dialogue», explique M. Arar.
En plus de Djamila Bouhired, figurent dans la liste dévoilée, les noms de deux anciens chefs de gouvernement, Mouloud Hamrouche et Mokdad Sifi. S’ajoutent à la liste, l’ancien président de l’APN, Karim Younès, et Ahmed Taleb Ibrahimi.
Les autres personnalités ont été choisies parmi les scientifiques, des constitutionnalistes de renom, des hommes de droit, des femmes et des hommes issus de la société civile, «choisies pour leur implication avec le Hirak et qui ne sont pas impliqués dans des affaires de corruption et n’ont pas été liées à l’ancien régime et n’ont aucune ambition politique», explique Abderrahmane Arar.
La constitutionnaliste Fatiha Benabbou, Islam Benattia, comme représentant du Hirak, l’avocat Mustapha Bouchachi, le sociologue Nacer Djabi, l’économiste Ismaïl Lalmas, le syndicaliste Lyes Merabet, Nafissa Lahrèche et Aïcha Zennai figurent également sur la liste.
M. Arar explique que «pour ces personnalités, l’approche consiste à donner un sens aux revendications réitérées par les manifestants depuis le déclenchement du mouvement populaire en février dernier». Dans cette perspective, et sans plus tarder, ces personnalités, «une fois admises par l’opinion publique et le pouvoir, se proposeront de contacter un large éventail de citoyens, d’acteurs et responsables de partis pour les inviter à participer au  processus visant la recherche de solutions à la crise que connaît le pays». «Les rencontres doivent être le lieu d’un dialogue inclusif et ouvert», ajoute-t-il.
Ce dialogue, proposé par le Forum, «doit être mené sans ingérence aucune du pouvoir, et devra se solder sur une transition démocratique», dit M. Arar, qui pose des «conditions préalables et intangibles». Parmi celles-ci, il cite «la levée de pressions exercées à l’encontre des manifestants, la libération du champ d’expression et le respect des libertés individuelles».
Ce sont-là des «mesures d’apaisement qui pourraient constituer un bon signe de la part des autorités et qui permettront certainement de restaurer le climat de confiance, avant d’aller vers une conférence inclusive», a-t-il ajouté.
Selon M. Arar, la démarche de «l’instance de médiation et de dialogue» doit absolument «épouser les revendications des manifestants, essayer de les matérialiser en les défendant auprès des autorités auxquelles incombe la responsabilité de donner suite», et surtout sans interférences ni ingérences dans les propositions émanant du processus du dialogue.
La proposition de ces noms n’est qu’une première étape, explique M. Arar. Si ce panel est accepté par l’opinion publique, la classe politique et l’élite, «on pourra dès lors suggérer qu’ils soient sollicités d’une manière officielle».
D’après M. Arar, la symbolique d’une telle initiative est qu’elle vienne au moment où certains remettent en question les propositions émanant des forces de la société civile. «Nous sommes optimistes quant aux chances de réussite de la médiation, car tous les acteurs sont unanimes sur la nécessité de la tenue du dialogue comme un premier pas pour la recherche de solutions afin de ne pas faire perdre à l’Algérie une chance historique de changement».
Tahar Kaidi
 

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