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Le forum de la mémoire d’El Moudjahid : vibrant hommage à Saïd Abadou

Notre Forum de la mémoire, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, a rendu un vibrant hommage au défunt moudjahid Saïd Abadou, en reconnaissance à sa «participation à la construction de l’État algérien après l’indépendance».

PUBLIE LE : 17-07-2019 | 23:00
Ph. : Y. Cheurfi

Notre Forum de la mémoire, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, a rendu un vibrant hommage au défunt moudjahid Saïd Abadou, en reconnaissance à sa «participation à la construction de l’État algérien après l’indépendance».

S’exprimant à cette occasion, le moudjahid et compagnon de route du défunt, Maaradj Djdidi a fait savoir que Abadou faisait partie des plus grands défenseurs de l’adoption de la loi permettant de condamner les crimes coloniaux français en Algérie. Djdidi a mis à profit cette opportunité pour appeler à la création d’une association qui aura pour mission de collecter l’ensemble des travaux faits par Saïd Abadou.
De son côté, l’historien, Mohamed Lazhar Zridi, a indiqué que sous la direction de Abadou, l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), a organisé et participé à une série de colloques. «La commission des fêtes nationales à pris son essor pendant qu’il était à la tête de l’Organisation nationale», a-t-il révélé non sans ajouter qu’il s’est, d’ailleurs, personnellement assuré de son développement et ce, avec la plus grande des attentions. Zridi a, notamment affirmé qu’avec Abadou on a participé à plusieurs expositions à l’international et plus précisément en Afrique et au Proche Orient. «Il faut savoir que lorsqu’il était en responsabilité, l’ONM a publié pas moins de 150 ouvrages», a-t-il soutenu avant de déclarer qu’à la même période, un magister spécialisé sur la glorieuse Révolution de Novembre a été créé et ce, pour la première fois. Mohamed Lazhar Zridi a, d’autre part, soutenu que le moudjahid Abadou a contribué directement à la multiplication des musées des moudjahidine sur l’ensemble du territoire national. Concluant ses propos, l’historien a tenu à affirmer que sur le plan humain Saïd Abadou était d’une simplicité et d’une profonde sollicitude. «Quand il apprenait qu’un moudjahid était malade, il se rendait à son chevet. Et quand il apprenait le décès d’un moudjahid il prenait immédiatement la route pour assister aux funérailles». Pour sa part, le directeur général du Musée national du Moudjahid, Mustapha Bitam, a annoncé la publication de pas moins de 392 récits écrits par Saïd Abadou. Il a également lancé un appel à tous ceux qui auraient des écrits fait par ce dernier pour le lui apporter dans les plus brefs délais. Quant au moudjahid Si Bacha, un autre compagnon de route du défunt, il a témoigné de la probité morale et de l’amour inestimable qu’Abadou vouait à la patrie et à la famille révolutionnaire. Si Bacha a aussi rappelé que le défunt était exigeant avec la notion de responsabilité et à ce titre, il aimait tant dire que «demander la responsabilité, c’est d’être traître, la refuser c’est l’être autant ».
Pour Hammi Laroussi, un responsable du ministère des Moudjahidine, Said Abadou était un symbole d’abnégation et une école de patriotisme. Laroussi a fait savoir qu’il était honoré d’avoir pu travailler à ses côtés. Et de souligner que ce moudjahid a contribué à étendre à l’ensemble du pays les directions générales des moudjahidine. Hammi Laroussi a affirmé, dans la foulée, que le défunt accordait une attention particulière à la transmission des valeurs du 1er Novembre 1954 aux générations montantes.
A ce propos, il a présidé à plusieurs reprises des commissions mixtes avec le secteur de l’éducation nationale. S’exprimant lors du débat, des intervenants ont tenu à témoigner des qualités humaines de l’ancien secrétaire général de l’ONM. Ils étaient, donc, unanimes à dire qu’il a «sacrifié» sa vie pour les moudjahidine. «Il faisait passer ces derniers avant sa propre personne». Cet homme qui a libéré son pays s’est constamment battu pour le servir et pour le préserver, ont-ils soutenu. Et de confier qu’il préparait, avant son décès, une étude sur le rôle du Sahara algérien dans la guerre de Libération nationale. Les intervenants ont aussi affirmé que Saïd Abadou était un homme pieux, intègre et très méticuleux dans son travail. « Il veillait à ce que l’ensemble des droits des moudjahidine soient respectés», ont-ils souligné.
Né le 17 janvier 1935 à Biskra, Abadou a rejoint très tôt les rangs du Front de libération nationale (FLN). Il était officier au sein de l'Armée de libération nationale (ALN) dans la wilaya VI jusqu'à son arrestation, en 1961, par l'armée française lors de la bataille de Mélika à Ghardaïa. Au lendemain de l'indépendance, le défunt a occupé le poste de mouhafedh du FLN dans les wilayas d'Ouargla, Béchar et de Tiaret. Par la suite, feu Abadou a été élu député à l'Assemblée populaire nationale (APN) avant d'occuper le portefeuille du ministère des Moudjahidine de 1994 à 1999 et du secrétaire général de l’ONM jusqu’en 2019.
Sami Kaidi
 

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