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Situation politique et hydrocarbures : Une attractivité intacte

En situant le partenariat et le respect des engagements au cœur de sa stratégie de développement énergétique, l’Algérie a su conserver ses clients traditionnels et en attirer de nouveaux, même durant les périodes difficiles qu’elle a eu à traverser, rapporte l’APS.

PUBLIE LE : 16-07-2019 | 23:00
D.R

En situant le partenariat et le respect des engagements au cœur de sa stratégie de développement énergétique, l’Algérie a su conserver ses clients traditionnels et en attirer de nouveaux, même durant les périodes difficiles qu’elle a eu à traverser, rapporte l’APS.

Les compagnies étrangères continuent à accorder un intérêt particulier au marché algérien des hydrocarbures, désavouant ainsi les «analyses» misant sur un « désinvestissement » éminent dans ce secteur en réaction à la situation politique du pays.
Les mois ayant suivi le 22 février ont même enregistré la signature de plusieurs contrats de grande envergure entre l’Algérie et des pays partenaires. Ces accords portant, notamment sur la fourniture de gaz naturel liquéfié, sur de longues durées, constituent une preuve supplémentaire de l’efficacité de la stratégie énergétique de l’Algérie et de l’intérêt suscité par son marché, en général, et celui des hydrocarbures, en particulier. Cela a été, d’ailleurs, clairement exprimé par le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, qui avait déclaré, dans un entretien à la presse, que les projets en cours dans le domaine de l’énergie continuaient de fonctionner normalement, précisant qu’«aucun désengagement» des partenaires de l’Algérie n’a été enregistré.
Parmi les partenaires traditionnels, figure l’Italie, un pays européen qui ne cesse de réaffirmer son attachement à promouvoir davantage sa coopération avec l’Algérie, notamment dans le domaine de l’énergie. C’est dans cet objectif, que le 16 mai dernier, un accord a été signé entre le groupe Sonatrach et l’italien ENI, pour le renouvellement de leur contrat «vente et achat» de gaz naturel à long terme, destiné au marché italien, et pour définir les nouvelles conditions pour la poursuite du partenariat relatif à l’exploitation du système de transport TMPC.
Il faut dire que tout récemment encore, la compagnie nationale Sonatrach et le groupe italien Eni ont exprimé leur volonté d’accélérer le développement de leurs nouveaux projets pétroliers et gaziers dans la région de Berkine Nord, située dans le sud du pays. Plus d’un mois après, le 26 juin dernier, Sonatrach avait, par ailleurs, signé un accord avec le groupe énergétique italien «Ente nazionale per l’enrgia electtrica» (ENEL) pour le renouvellement de leur contrat de vente et achat de gaz naturel pour une durée de dix ans.
Ce contrat, étalé sur huit ans, avec deux ans supplémentaires optionnels, assure à l’Italie un approvisionnement en gaz naturel algérien à raison de 3 milliards de m3 par an. De l’avis même des responsables algériens et de leurs homologues italiens, la signature de ces accords constitue une franche reconnaissance de la «fiabilité» de l’Algérie en tant que fournisseur de gaz à l’Europe du Sud. Un vif intérêt exprimé par une pléthore de pays, tels que le Portugal, qui veut lui aussi préserver sa place de «partenaire stratégique» de l’Algérie.
Cette volonté s’est traduite par la signature, en juin dernier, d’une série d’accords entre Sonatrach et la société pétrolière et gazière portugaise Galp Energia, relatifs à l’approvisionnement en gaz naturel algérien du marché portugais pour un volume de 2,5 milliards m3 par an. À ce propos, et en vertu de ces accords, la compagnie nationale des hydrocarbures et le portugais, Galp, prolongent d’une durée de 10 années supplémentaires, leur partenariat historique.
De leur côté, les États-Unis désirent, également, renforcer leur coopération économique avec l’Algérie, notamment dans le secteur de l’Énergie. Ainsi, le groupe américain KBR avait signé, le 22 mai dernier, avec Sonatrach et Cepsa, un contrat pour le réaménagement du champ Rhoude El-Khrouf (RKF), au sud-ouest de Hassi Messaoud. Le contrat en question porte sur la fourniture d’ingénierie de base (BED) et d’ingénierie d’avant-projet détaillé (FEED).
Dans ce même sillage, la visite en Algérie d’un haut responsable de l’Agence américaine du commerce et du développement (USTDA), en juin dernier, s’inscrit dans les efforts des États-Unis pour «nouer des partenariats avec des Algériens dans le domaine du développement économique». De nombreux autres pays, comme la France et l’Espagne, ont, eux aussi, exprimé leur «volonté indéfectible» d’œuvrer à développer un partenariat pragmatique avec l’Algérie dans le secteur de l’Énergie. À ce titre, lors d’un entretien, en mai dernier, entre le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, et le PDG du groupe français Total, Patrick Pouyanné, cette volonté a été mise en évidence.  En effet, les deux parties avaient, notamment abordé les projets futurs à réaliser en Algérie dans l’onshore, l’offshore, les énergies renouvelables et la pétrochimie.
Le ministre de l’Énergie avait également reçu le PDG de la compagnie espagnole Naturgy, Francisco Reynes, pour discuter sur les voies et moyens de consolider davantage le partenariat entre Sonatrach et le groupe espagnol, de façon à permettre aux deux compagnies de sauvegarder leurs intérêts communs.  Enfin, l’Indonésie a elle aussi affiché son attachement au marché énergétique algérien, puisque sa société publique des hydrocarbures, PT Pertamina, a récemment rendu public un plan de croissance prévoyant une hausse de 10% de la production pétrolière et gazière dans notre pays, avant fin 2020.
Sami Kaidi

 

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