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Lutte contre la Corruption : L’ancien ministre Youcef Yousfi en détention provisoire

Zaâlane et Ghazi devant la justice.

PUBLIE LE : 14-07-2019 | 23:00
Ph. A. Asselah

Les poursuites judiciaires à l’encontre des anciens hauts responsables impliqués dans des affaires de corruption  et de dilapidation de deniers publics se poursuivent au niveau des tribunaux et des cours de justice.

Hier encore, l'ancien ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, a comparu devant le juge d’instruction près le tribunal de Chéraga, pour être auditionné dans des affaires de corruption. Abdelghani Zaalane est poursuivi pour plusieurs chefs d'accusation liés principalement à l'octroi d'indus avantages à autrui au titre de l'octroi de marchés publics et contrats, dilapidation de deniers publics et abus de fonction et de conflit d'intérêts. Auditionné déjà par le juge enquêteur près la Cour Suprême dans plusieurs affaires de corruption, il a été placé sous contrôle judiciaire pour des faits punis par la loi.
L'ancien ministre de l'Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a, également comparu, hier après-midi devant le juge enquêteur près la Cour suprême. Il a été entendu dans l'affaire de l'ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et de l'homme d'affaires Mahieddine Tahkout. Youcef Yousfi fait l’objet de plusieurs chefs d'accusation liés essentiellement à l'octroi d'indus avantages au titre de l'octroi de marchés publics et de contrats en violation des dispositions législatives dilapidation de deniers publics, abus de pouvoir et de fonction. Le juge enquêteur près la Cour suprême a ordonné son  placement  en détention provisoire à la prison d’El Harrach,   a-t-on appris auprès de la Cour suprême. Le parquet général près la Cour suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire à l’encontre de plusieurs anciens ministres et hauts responsables conformément aux formes et dispositions prévues dans le code de procédure pénale pour des faits punis par la loi.
 Pour sa part l’ancien ministre du Travail, Mohammed Ghazi, a quant à lui comparu devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed. Selon les informations relayées par plusieurs médias, il a comparu avec son fils.
Pour rappel, le parquet général près la Cour suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire à l'encontre de plusieurs anciens ministres et hauts responsables conformément aux formes et dispositions prévues dans le code de procédure pénale pour des faits punis par la loi. Parmi les prévenus figure l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, dont l’audition par le magistrat instructeur est annoncée pour aujourd’hui. La Cour suprême a été déjà rendue destinataire de deux dossiers de poursuite contre Chakib Khelil pour des faits à caractère pénal. Selon un communiqué de cette institution judiciaire, les principaux griefs retenus à son encontre ont trait à des infractions à la réglementation des changes et au mouvement des capitaux de et vers l’étranger, ainsi que le non-respect des dispositions du code des marchés publics, notamment dans la conclusion de deux contrats entre Sonatrach et deux entreprises étrangères.  En sa qualité d’ex-haut responsable, Chakib Khelil, qui bénéficie du privilège de juridiction, aura donc à comparaître devant la Cour suprême, et ce, conformément aux dispositions de l’article 573 du code des procédures pénales. Si le prévenu ne se présente pas, celui-ci fera sans doute l’objet d’un mandat d’arrêt international. L’ancien ministre de l’Energie et des Mines est poursuivi dans le cadre de l’affaire Sonatrach avec une dizaine d’autres personnes. Le dossier de Sonatrach est scindé en deux affaires dénommées Sonatrach 1 et 2.
Ce même dossier constitue un des plus grands scandales financiers ayant éclaboussé le régime d’Abdelaziz Bouteflika et ce, au même titre que l’affaire de l’autoroute Est-Ouest qui sera également rejugée et dont l’instruction judiciaire sera engagée dans les prochains jours.
Cette seconde affaire implique l’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul. Rappelons que la justice a tranché sur cette affaire au terme d’un procès houleux tenu en 2015 à l’issue duquel des peines de 7 à 10 ans ferme avaient été prononcées à l’égard de 23 accusés (personnes morales et physiques) impliquées dans cette affaire de corruption qualifiée, rappelle-t-on, de ‘‘scandale du siècle’’. Amar Ghoul n’avait pas assisté à ce procès.
Il avait répondu par écrit aux questions qui lui avaient été adressées par la juge. Autres temps, autres mœurs, en attendant le réexamen du dossier de l’autoroute Est-Ouest par la justice, Amar Ghoul est déjà au centre de poursuites judiciaires engagées à son encontre dans le cadre des affaires relatives à Ali Haddad et Mahieddine Tahkout et ce pour des faits punis par la loi, comme stipulé dans un récent communiqué de la Cour suprême. «Suite au renoncement volontaire du membre du Conseil de la nation, Amar Ghoul, à son immunité parlementaire et conformément à l’article 127 de la Constitution, le parquet général près la Cour suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire, conformément aux formes et dispositions prévues par le code de procédure pénale, à l’encontre de ce dernier en sa qualité d’ancien ministre des Transports dans le cadre des affaires d’Ali Haddad et Mahieddine Tahkout pour des faits punis par la loi», précise le communiqué.
    Salima Ettouahria



 

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