mercredi 19 septembre 2018 13:05:51

Commerce informel : 11.654 infractions à Alger en 2010

La lutte contre le marché informel s’avère aujourd’hui une obligation nationale, compte tenu de l’impact négatif sur l’économie et des engagements de l’Etat vis-à-vis de l’Union européenne en matière de partenariat économique et de l’acceptation des standards de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

PUBLIE LE : 02-07-2011 | 18:44

La lutte contre le marché informel s’avère aujourd’hui une obligation nationale, compte tenu de l’impact négatif sur l’économie et des engagements de l’Etat vis-à-vis de l’Union européenne en matière de partenariat économique et de l’acceptation des standards de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Rien qu’au niveau de la capitale, les services de contrôle ont effectué 45.634 interventions, selon le bilan annuel de l’activité de la wilaya d’Alger. Cela dénote la prolifération de cette activité pourtant prohibée. Les responsables du contrôle économique et de la répression de la fraude ont aussi recensé 11.654 infractions nécessitant une poursuite judiciaire contre les mis en cause. Ce n’est pas tout, puisque 379 propriétaires de locaux de commerce ont mis la clé sous le paillasson à cause d’exercice illégal. A ces deux chiffres qui donnent le vertige, s’ajoute celui inhérent à une saisie de différentes marchandises destinées à la consommation qui est au dessus de 123 tonnes. Le coût de cette opération, précise le document de la wilaya d’Alger, est de 3,2 milliards de centimes. Parmi les pratiques frauduleuses constatées sur le marché informel, les rédacteurs du bilan citent, outre le registre du commerce dont il est difficile de vérifier l’authenticité ou la validité, la «fausse facturation» dont le coût global dépasse les 16 milliards de centimes. Le constat qu’on doit établir est qu’un travail titanesque a été effectué. Mais les départements chargés de lutter contre ce genre d’activité ont encore du pain sur la planche pour parvenir à l’éradiquer d’une façon définitive. Et c’est à ce niveau que les efforts doivent être redoublés. Ne voulant pas jouer à l’extratime, les départements du Commerce et celui de l’Intérieur et des Collectivités locales conduisent un programme national qui sera mis en œuvre avant la fin de l’année. La finalité de ce plan de travail, avait souligné M. Mustapha Benbada, ministre du Commerce, est de traiter cette activité et l’intégrer à travers plusieurs mesures et facilitations gouvernementales. Dans un autre registre, il convient de préciser que comme un malheur n’arrive jamais seul, le marché informel, en sus de ses répercussions sur l’économie nationale, accentue la dégradation du cadre de vie. La wilaya d’Alger voit son panorama s’altérer de jour en jour avec la propagation de déchets tous azimuts jonchant les rues et les espaces publics. Le nombre de personnes atteintes de maladies respiratoires, corollaire immédiat de cette pollution, va, lui aussi, crescendo, au grand dam d’une population impuissante. Cette situation interpelle, à plus d’un titre, les élus ainsi que les services de l’environnement et de l’urbanisme. Le contrôle doit être des plus drastiques. Les inspections des frontières de l’aéroport Houari-Boumediene et ceux du port d’Alger ont respectivement contrôlé 29.767 et 84.748 opérations d’importation.

Fouad Irnatene 

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