mardi 23 juillet 2019 02:50:01

L’Histoire de la police nationale, à Notre Forum : Hommage à Aïssa Kasmi

Hommage à Aïssa kasmi, l’un des piliers de la Sûreté nationale.

PUBLIE LE : 11-07-2019 | 0:00
Ph. :Wafa

Le Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, est revenu, hier, sur l’histoire et le parcours de cette institution républicaine qu’est la sûreté nationale. Un retour sur le passé qui s’est fait à travers l’évocation de l’un des architectes de la sûreté nationale de la période post-indépendance, à savoir le commissaire principal à la retraite, Aïssa Kasmi. C’est à l’occasion de la célébration du 57e anniversaire de la création de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) que les présents au forum de la mémoire ont pu, grâce au directeur du musée central de la Police nationale, le commissaire divisionnaire Chawki Abdelkrim, faire un voyage dans le temps, découvrant les origines de la police algérienne qui remontent à l’Antiquité, selon le conférencier.
L’invité du forum a voulu offrir aux présents un voyage historique détaillant d’une façon brève les plus importantes étapes à travers lesquelles la police algérienne a pu relever les défis et devenir, grâce à une politique efficace,  une référence pour les autres institutions policières de par le monde.
En remontant aussi loin dans le temps et dans l’identification des origines de la police algérienne, le Dr Chawki a dressé une rétrospective sur la présence de traces d’une police numide au temple de la Hofra dans l’antique Cirta (Constantine) et qui remonte à 203 av. J.-C. L’historien soulignera dans ce contexte l’existence d’une police numide bien avant l’avènement de l’islam en Algérie. Le Dr Abdelkrim Chawki reviendra assez longuement sur la création de la DGSN et toutes les phases qui ont jalonné cette institution créée le 22 juillet 1962, mais dont l’idée a germé en 1958 avec l’envoi en Égypte de 4 contingents pour une formation au sein de l’École de police du Caire.
Mais ce n’est qu’après le Congrès de la Soummam (20 août 1956) que l’une des priorités était d’assurer la sécurité de la population ainsi que celle du FLN/ALN. Selon l’intervenant, cette sécurité a été confiée à une branche de la Révolution qui avait pour mission première la collecte du renseignement et la surveillance des activités de l’ennemi. On a mis donc en place, la police du renseignement, la police militaire, la police des frontières, et la police secrète.

« La police est la première école  du nationalisme. »

Au lendemain de l’indépendance, la nouvelle Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) devait combler le vide laissé par le départ massif des fonctionnaires de police français qui constituaient la majorité des effectifs de la police. «La DGSN a été créée par décret le 22 juillet 1962, pour succéder à la Direction générale de la Police nationale.
Le lancement effectif de cette institution, dont le défi de la sécurisation du pays a été relevé par ses premiers éléments, a connu un saut qualitatif», dira le contrôleur qui signalera qu’aujourd’hui, l’Algérie est leader au niveau arabe par son professionnalisme, mais aussi en matière d’équipements de haute technologie dans le développement du domaine socioprofessionnel et la formation.
Pour sa part l’invité d’honneur de ce forum de la mémoire, M.  Aïssa Kasmi, a rendu un vibrant hommage au journal El Moudjahid et l’association Machaal Echahid qui de «façon régulière, permanente et infatigable, font un travail de mémoire colossal pour sauvegarder, vivifier et perpétuer le souvenir de tous ceux morts pour la patrie. Le commissaire principal à la retraite,  Aïssa Kasmi, qui a été honoré par la DGSN et le journal El Moudjahid, dira, à cette occasion, que «l’école de la police est l’école du nationalisme et du sacrifice par excellence et qu’on ne peut pas figurer parmi la famille de la police si l’on n’était pas nationaliste». Le moudjahid et commissaire de police affirmera qu’au lendemain de l’indépendance et pendant la période de transition, 96% de ceux qui ont créé la police algérienne étaient des moudjahidine et des fédayin».
Contribuant à l’enrichissement de la bibliothèque centrale de la Sûreté nationale avec plusieurs ouvrages évoquant essentiellement sa carrière professionnelle, son expérience au sein de ce corps et l’histoire de la création de la police algérienne, M. Kasmi dira que l’histoire de la police algérienne est étroitement liée à l’histoire du peuple algérien. Avec beaucoup d’émotion, il demandera aux jeunes policiers, d’aujourd’hui, d’être dignes de l’héritage qui leur a été transmis par leurs aînés.
    Farida Larbi
 

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