mardi 23 juillet 2019 02:43:06

Enquêtes sur les familles d’accueil de mineurs en situation de danger : Un impératif

Les participants à une journée d’étude sur «La législation concernant l’enfance», organisée hier par la cour de justice de Mila, ont souligné la nécessité d’effectuer des «enquêtes sociales approfondies» sur les familles d’accueil des enfants mineurs en situation de danger.

PUBLIE LE : 11-07-2019 | 0:00
D.R


Les participants à une journée d’étude sur «La législation concernant l’enfance», organisée hier par la cour de justice de Mila, ont souligné la nécessité d’effectuer des «enquêtes sociales approfondies» sur les familles d’accueil des enfants mineurs en situation de danger. À ce propos, Hakim Taleb, représentant de l’Organe national de protection et promotion de l’enfant (ONPPE), a ainsi considéré que les familles d’accueil d’enfants de parents divorcés ou se trouvant au sein d’un environnement inapproprié doivent être «dignes de confiance», d’où la nécessité de «procéder à des enquêtes approfondies sur l’aptitude de ces familles à assumer leurs responsabilités familiales, religieuses et   autres». Le même intervenant a insisté sur l’obligation pour les parents naturels   de maintenir le contact avec leur enfant, même lorsqu’il est placé par un juge chez une nouvelle famille, mettant l’accent sur la mission de formation assurée par l’ONPPE au profit de magistrats, gendarmes, policiers et la société civile dont les artistes et les sportifs pour prémunir l’enfant des dangers. Le juge d’instruction près le tribunal de Chelghoum-Laïd, Farouk Boukherisse, a exposé, de son côté, les dispositions des décrets 70-19 et 69-19 relatifs aux conditions à réunir par les familles d’accueil et les obligations, y compris financières, pour la prise en charge des enfants placés. Il a ainsi relevé que «le refus volontaire» de s’acquitter de la pension   alimentaire par le tuteur légal de l’enfant est pénalisé par la législation. Les entraves empêchant l’instauration d’un environnement approprié garantissant la visite du tuteur à l’enfant placé chez une famille d’accueil doivent être levées, a considéré, par ailleurs, Abdeslam Tekia, procureur de la République adjoint près le tribunal de Mila. Il a relevé, à ce propos, que ces visites sont souvent source de tensions que l’on ne peut résoudre sans l’intervention du législateur. La rencontre a réuni des représentants des services de l’action sociale et des avocats, et a donné lieu à de riches débats.

 

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