mardi 23 juillet 2019 02:48:57

Jardins partagés dans les cités AADL : Vers la généralisation du concept

Le jardin partagé «Ezzouhour», à la cité AADL de Boumaâti, El-Harrach, à Alger, est un exemple à suivre. Cette expérience humaine et écologique, initiée par le Conservatoire national des formations à l'environnement, tend à être généralisée au niveau des cités AADL, d’abord, mais également sur tout le territoire national.

PUBLIE LE : 11-07-2019 | 0:00
D.R

Le jardin partagé «Ezzouhour», à la cité AADL de Boumaâti, El-Harrach, à Alger, est un exemple à suivre. Cette expérience humaine et écologique, initiée par le Conservatoire national des formations à l'environnement, tend à être généralisée au niveau des cités AADL, d’abord, mais également sur tout le territoire national.

«Les jardins partagés sont une alternative pour la participation à la gestion urbaine de proximité. D’ailleurs, cette expérience favorise la biodiversité et encourage les gens à s'occuper des espaces, mais aussi crée l'esprit de collaboration dans le quartier », a déclaré Radjâa Bensouyah chargé de mission «espaces verts» au niveau de la CNFE.
Mme Bensouyah, qui est aussi l’initiatrice de cette première expérience du genre en Algérie affirme que « Ezzouhour » est un projet environnemental à caractère social et éducatif «C’est un espace libre de proximité, étalé sur une surface de 300 m2. Situé au sein de la cité AADL Boumaâti 116 logements, il a été réfléchi et conçu en fonction du paysage social de la commune. Il participe à couvrir les besoins (légumes et fruits) de 12 familles», a-t-elle dit.
L’interlocutrice affirme que ce projet, entré en activité en avril 2013, après avoir assuré une formation aux bénéficiaires des parcelles de cultures connait un franc succès, chose qui a encouragé les pouvoirs public à généraliser cette nouvelle conception.
En effet, la cadre du CNFE a  rappelé qu’un jardin partagé est un jardin conçu, construit et cultivé collectivement par les habitants d’un quartier, d’un village ou d'une communauté. «Un jardin partagé ne se décrète pas, il prend tout son sens parce qu’il répond aux attentes et aux besoins des habitants d’un lieu », a-t-elle tenu a souligner. Selon elle, Il peut être un lieu de véritable production ou simplement de rencontre, de convivialité, d'échange, de contemplation «Ces jardins partagés sont parmi les solutions concrètes à la lutte contre le réchauffement climatique au même temps que les crises sociales», ajoute Mme Bensouyah .
Evoquant les objectifs visés à travers la création de ces espaces verts, l’intervenante affirme que  le premier concerne la mise en valeur des espaces urbains non entretenus par l’introduction de la verdure. Aussi, il est question, selon elle, de favoriser les échanges et les rencontres entre les différentes générations et les différents métiers dans une ambiance conviviale. «Lors de l’étude que nous avons menée à Boumati, nous avons constaté que les habitants sont devenus une partie intégrante de la sensibilisation à l’éducation environnementale dans le quartier. Cela a beaucoup aidé dans l’amélioration la qualité de vie du citoyen algérien »,a-t-elle confirmé .
Cependant Mme Bensouyah affirme que le suivi et le succès de ce projet n’a pas été facile. «Vu l’échantillon social choisi, le parcours n’a pas été facile mais très révélateur. Nous avons rencontré des difficultés d’ordres technique,  sociale et relationnelle», souligne- t-elle.
On apprendra, a ce propos que des problèmes d’irrégularité dans le paiement de la cotisation annuelle de la part des adhérents ont été enregistré. Mais pas seulement ! Quelques cas de vol de légumes du jardin ont été également signalés.
Comment le CNFE a fait face à ces difficultés ? Il a été procédé, selon l’environnementaliste, au développement du règlement intérieur de gestion du jardin avec la nomination d’un président du groupe ainsi qu’un dispositif administratif selon les cas signalés. «Nous avons dressé un plan de communication tout en assurant des visites permanentes au site ainsi que l’évaluation des actions», a-t-elle dit.
Ces actions semblent, bel et bien, avoir donné leur fruit puisque le résultat y était. «Nous avons réussi à la constitution d’un noyau social au sein de la cité AADL Boumati, attaché à son jardin et conscient de sa mission  dans la société civile»,s’est réjoui la représentante du ministère de l’Environnement.
 Il faut dire que le CNFE mise gros sur ces jardins partagés car il croit dure comme fer au développement durable. 
«L’avenir de nos villes en Algérie est lié étroitement à l’aménagement urbain. Ce dernier, doit être basé principalement sur la multiplication des types des espaces verts. Ceci conduira sans doute à l’amélioration du cadre de vie et à la promotion des villes culturellement et économiquement», a conclu
Mme Bensouyah
Sarah A. Benali Cherif
 

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