mardi 15 octobre 2019 20:21:51

Intersyndicale des professionnels de la santé : Une feuille de route pour s’inscrire dans la dynamique du Hirak

L’intersyndicale de la santé SAP-SNECHU-SNML a organisé, hier, une assemblée générale au Centre hospitalo-universitaire, Mustapha Bacha, pour discuter de la situation actuelle du pays, l’état de la santé en Algérie et d’autres thématiques relatives au secteur de la santé.

PUBLIE LE : 09-07-2019 | 23:00
Ph. Y. Cheurfi

L’intersyndicale de la santé SAP-SNECHU-SNML a organisé, hier, une assemblée générale au Centre hospitalo-universitaire, Mustapha Bacha, pour discuter de la situation actuelle du pays, l’état de la santé en Algérie et d’autres thématiques relatives au secteur de la santé.   Il s’agit, en effet, du Syndicat Algérien des Paramédicaux (SAP), le Syndicat National des Enseignants Chercheurs Hospitalo-universitaires (SNECHU), et le Syndicat National des Médecins Libéraux (SNML) qui se sont réunis dans l’amphithéâtre du Centre Pierre et Marie Curie. Cette assemblée générale, qui a drainé grand monde, a été animée par les présidents des SNECHU et SNML, ainsi que le secrétaire général du SAP.  Partant du constat que la situation de ce secteur névralgique est «peu reluisante», mais voulant néanmoins, s’inscrire activement dans cette dynamique de changement qu’est le Hirak, les organisateurs de cette rencontre ont axé la majorité de leurs débats sur cette thématique. C’est le cas notamment de l’intervention du Pr Salim Benkhedda, chef de service de cardiologie au CHU Mustapha, qui a tenu à souligner que «la solution politique est, actuellement, prioritaire aux solutions sectorielles, dont chaque secteur d’activité fait état».
«Ce n'est pas le moment de parler de détails tels que les problèmes de la santé», a-t-il précisé, affirmant que «les intérêts de la patrie, priment sur tout le reste»
Une position largement partagée par le Dr. Benbraham Mustapha, président du SNML, qui, en prenant la parole, à mis en exergue un constat : «Nous ne sommes pas des politiciens mais actuellement tout est politique».
A cet effet, il dira qu’au vu de la situation, «les syndicats se trouvent ainsi devant l’obligation nationale de proposer des solutions politiques, en vue de participer à la construction de l’édifice démocratique du pays».
Mettant en avant l’importance du travail des syndicats dans la résolution de toute crise politique, le Pr Belhadj a donné l’exemple du rôle militant joué par le syndicat UGTT dans la crise qu’a traversée la Tunisie ces dernières années, et auparavant, le mouvement «Solidarnosc» en Pologne.
Dans le sillage de ces déclarations, l’intersyndicale a proposé une feuille de route de sortie de crise. Les solutions préconisées sont basées essentiellement sur la nécessaire application des articles 7, 8 et 12 de la Constitution. Il est également exigé la démission, dans les plus brefs délais de M. Bensalah, chef de l’Etat actuel, ainsi que la dissolution du Conseil constitutionnel du parlement avec ses deux chambres, de même que la démission du gouvernement actuel.
Toujours selon cette intersyndicale, la solution serait basée sur une période de transition dans laquelle un présidium prendra en charge la gestion de l’Etat pour une période maximale de six mois. Il sera procédé à l’installation d’un gouvernement provisoire de technocrates et la création d’une commission indépendante pour organiser et surveiller les élections présidentielles.
A cet effet, il est également proposé l’utilisation de la biométrie dans le déroulement des élections, pour plus de transparence.
En parallèle, les syndicats ont également appelé l’institution militaire à «assurer son rôle de protection de l’unité du peuple, la sécurité nationale et l’intégrité territoriale». Parmi les multiples interventions enregistrées hier, figure notamment la proposition de consacrer un jour de semaine, hors les vendredis et mardis, pour des marches spécifiques au corps médical algérien à travers le territoire national. L’intersyndicale mettra l’accent sur la nécessité du dialogue, «qui doit porter uniquement avec des personnes honnêtes, qui n’ont pas fait partie de l’ancien système». L’on retiendra cette remarque d’un médecin à Mustapha Bacha qui a mis en exergue le rôle de la nouvelle génération dans le mouvement populaire, décrivant le Hirak par la «Révolution 2.0», ou «la Révolution des jeunes».
Enfin, l’intersyndicale de la santé SAP-SNECHU- SNML précise, à la fin de son communiqué, que son objectif principal, est de «proposer des solutions afin de réaliser pacifiquement les aspirations politiques, économiques et sociales du peuple algérien ainsi que la préservation de l’unité nationale et la souveraineté du peuple».
 C. Mekhoukhe et B. Mokhtari

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