mardi 23 juillet 2019 02:44:20

Abdelaziz Rahabi : Accélérer l’élection d’un président légitime

L'ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, a affirmé, mardi, que l'accélération de l'élection d'un président légitime aidera à s'affranchir de la situation actuelle que traverse le pays et contribuera à «concrétiser les revendications du Hirak».

PUBLIE LE : 10-07-2019 | 0:00
D.R

L'ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, a affirmé, mardi, que l'accélération de l'élection d'un président légitime aidera à s'affranchir de la situation actuelle que traverse le pays et contribuera à «concrétiser les revendications du Hirak». M. Rahabi est revenu, dans un entretien accordé au journal El Khabar, sur l'échéance présidentielle, relevant que l'accélération de l'élection d'un nouveau président du pays sera un facteur favorisant la sortie de la situation que traverse le pays, une situation qui ressemble, a-t-il dit, à «un cas de non-Etat». Il a souligné, dans ce cadre, que l'élection d'un président permettra d'avoir une partie claire représentant le pouvoir et jouissant de la légitimité requise et sur laquelle on peut faire pression pour satisfaire toutes les revendications du Hirak. Pour M. Rahabi, la crainte d'organiser l'élection présidentielle dans le cadre de la Constitution actuelle, sous prétexte que cette élection «reproduira un nouveau Bouteflika» est «non justifiée», appuyant ses propos par le fait que le Hirak populaire surveillera tous les gestes et engagements du prochain président.
Pour ce qui est de ses projections concernant l'organisation de l'élection présidentielle en cas d'entame du dialogue, M. Rahabi a indiqué que ce rendez-vous «est soumis à la réalité du terrain», d'autant plus que la détermination de sa date est tributaire de la création d'une Instance indépendante d'organisation des élections, de la création de toutes les conditions politiques ainsi que de l'instauration d'un climat propice. Par ailleurs, l'interlocuteur qui exposait sa position envers plusieurs questions qui se posent sur la scène politique, a relevé l'importance d'ouvrir la porte du dialogue sans exclusion, affirmant que parvenir à une issue démocratique à la crise que traverse le pays, exige la présentation d'une série de concessions possibles qui «ne compromettent pas les revendications du Hirak populaire». Considérant, à ce propos, qu’en principe, tout peut être soumis au dialogue, et qu'il «est certain qu'à mesure que la crise se prolonge et prend de l'ampleur, nous perdons davantage de temps», M. Rahabi a ajouté que «nous devons entamer le dialogue et consentir des concessions».
A une question sur la raison derrière l'abandon du principe de départ du chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah dans la plateforme des assises nationales de dialogue organisées en début de la semaine en cours, M. Rahabi a rappelé que ce document «consensuel» avait été adopté «pour ne pas étouffer, augmenter les opportunités consensuelles et aller vers le dialogue». Cet amendement a été proposé avant même le dernier discours du chef de l'Etat, a-t-il tenu à préciser, indiquant que ce qu'il importe actuellement c'est que la plateforme sur laquelle ont convenu 11 partis politiques et 30 syndicats «crée une nouvelle dynamique au sein de la classe politique».
Déplorant, à ce propos, l'inexistence d'une nouvelle élite politique apte à adopter le dialogue escompté, en conséquence à «l'inhumation de l'action politique ces dernières années», M. Rahabi a affirmé que «nous n'avons pas consacré la culture du dialogue, sauf que nous nous y précipitons seulement en moment de crise», c'est d'ailleurs là une problématique qui peut tirer une réponse de «la dynamique» émanant des assises du dialogue.
L'Etat devrait, en contrepartie, «donner des signes positifs quant à son intention d'entamer un dialogue sérieux et responsable pour aboutir à une véritable présidentielle à travers laquelle les Algériens élisent leur président en toute liberté». Toutefois, le dialogue reste principalement tributaire du départ du gouvernement, a précisé l'ancien diplomate qui «ne voit pas de raison de son maintien à ce jour», estimant que «l'actuel gouvernement est une extension du gouvernement de Bouteflika». «Le maintien du gouvernement actuel est, certes, stipulé par la Constitution, cependant la logique de s'attacher à la Constitution et à la solution constitutionnelle est désormais inutile, partant du principe que la solution politique à même de faire sortir le pays de la crise actuelle est recherché aujourd'hui plus que jamais».

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