mardi 15 octobre 2019 20:25:26

Lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers publics : aucun répit !

Après Djamel Ould-Abbès Saïd Barkat, placé en détention provisoire

PUBLIE LE : 08-07-2019 | 23:00
D.R

Après Djamel Ould Abbès, un autre ancien ministre et désormais ex-sénateur du tiers présidentiel, Saïd Barkat en l’occurrence a été placé hier en détention provisoire à la prison d’El-Harrach à l’issue de son audition par le magistrat instructeur près la Cour suprême. Il est accusé de faits à caractère pénal sévèrement punis par les dispositions de la loi relative à la lutte et la prévention contre la corruption.

Scandaleux !

Des chefs d’accusation qui s’articulent en effet en termes de dilapidation de deniers publics, infraction au code des marchés publics et octroi d’indus privilèges et abus de fonction.
De fracassantes révélations ont été rendues publiques pour rappel en mai dernier au sujet de l’implication de Djamel Ould Abbès et de Saïd Barkat dans une grosse affaire de corruption où le montant détourné serait de 6.200 milliards de centimes. Cette somme faramineuse a été initialement attribuée pour la prise en charge des nécessiteux parmi les enfants scolarisés, les personnes malades et les étudiants.
Profitant sans doute d’un contexte d’impunité désormais révolu, mais aussi et surtout de leur statut de ministre, les deux ex-hauts responsables auraient tout bonnement décidé de détourner cet argent de sa vocation initiale. Scandaleux!
L’ouverture d’une instruction judiciaire au sujet du détournement de la somme astronomique mais aussi d’autres dérapages du genre cités aujourd’hui parmi les chefs d’accusation à l’encontre de Djamel Ould Abbès et de Saïd Barkat s’ajoute aux instructions actuellement en cours au niveau de la justice et révélatrices de l’ampleur de la gabegie et de l’étendue de la corruption ayant lourdement entaché le mode de gestion de l’ancien système déchu.
En la matière, si l’opinion ou plutôt les médias ont tendance à se focaliser sur la conduite et les rebondissements successifs de l’opération «Mains propres» au niveau des institutions judiciaires d’Alger, d’autres parquets généraux du pays s’activent, eux aussi, dans le cadre de cette dynamique ayant pour but d’assainir le pays de la corruption et des corrupteurs. Les exemples attestant d’un constat de dimension nationale en matière de lutte engagée par la justice contre ce fléau aux conséquences dévastatrices sont nombreux.

Guerre sans merci à la corruption

En ce sens, un ex-wali de Mostaganem est au centre d’investigations traitant de la cession des biens de l’Etat suivant des procédés contraires à la réglementation ou encore de la vente au dinar symbolique de vastes terrains au profit d’hommes d’affaires. L’actuel wali de Tiaret est soupçonné de corruption et fait l’objet d’une enquête menée par les services de sécurité, rapporte-t-on de sources concordantes. Idem pour ce qui est des walis qui se sont succédé à la tête de la wilaya d’Ouargla où l’un deux est suspecté d’avoir dépensé quelque 2.000 milliards de centimes en dehors du cadre légal, a-t-on également rapporté. S’agissant de la wilaya d’Ouargla, le P/APC de Hassi Messaoud a été placé tout récemment sous mandat de dépôt pour corruption.
On avance à ce propos le chiffre de 300 personnes concernées par les enquêtes judiciaires et qui seraient poursuivies pour des délits traitant, entre autres, des transactions frauduleuses du foncier, d’abus dans l’octroi des marchés publics et de dilapidations de deniers publics.
     Karim Aoudia

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