jeudi 19 septembre 2019 05:18:52

Nouvelles de Béchar, Alimentation en eau potable : Un projet qui tarde à venir

Le noble métier de facteur en voie de disparition : Pour une reconnaissance morale

PUBLIE LE : 01-07-2019 | 23:00
D.R

Page animée par RAMDANE BEZZA

Le projet des travaux d’acheminement de l’eau potable à Béchar, à partir de Béni-Ounif (110 km du chef-lieu de la wilaya), semble connaître encore quelques entraves avant que l’eau ne coule en abondance dans les robinets des citoyens de la ville de Béchar et en dépit des moyens matériels mis en place pour la réalisation de ce projet.

Le projet qui aura déjà vu la réalisation du forage de 11 puits, confiée à une entreprise chinoise ainsi que la pose des canalisations réalisée par COSIDER, est encore confronté à des obstacles dont essentiellement le retard accusé dans la réalisation d’une station de pompage et d’un château d’eau d’une capacité de  15000 m3, en raison d’un rythme discontinu dans les travaux.
Pour l’instant, c’est encore le barrage de Djorf Ettorba qui alimente en eau potable les communes de Béchar, Kénadsa et Abadla, mais il serait important de souligner que ce gigantesque site, d’une capacité d’enmagasinement de 360 millions de m3, souffre de faibles ressources hydriques, compte tenu d’une pluviométrie très basse dans la région, pour ne pas dire une sécheresse qui ne dit pas son nom, à laquelle vient s’ajouter les pertes en eau dues à l’évaporation en cette période caniculaire et aux quantités de ce précieux liquide perdues à cause de canalisations des réseaux défectueux. 

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Le noble métier de facteur en voie de disparition   :
Pour une reconnaissance morale

Sans que cela ne soit quelque peu étonnant, avec l’avènement de la modernisation et le développement inouï de certaines technologies, qui ont d’ailleurs été à l’origine de l’extinction progressive de bien de métiers, pour ne pas dire de leur disparition, il n’en demeure pas moins que la mémoire collective ne peut oublier des professions, et derrière elles, des hommes qui, de leur empreinte, ont su marquer à une époque de leur vie, le quotidien des citoyens. Des métiers et des professions, à l’exemple de celui qui de nos jours a pratiquement sombré dans l’oubli : le facteur. Et Boualem Bachir, l’un des premiers facteurs de la ville de Béchar, est typiquement l’exemple et le modèle de ces hommes que l’on attendait chaque matin devant le seuil de la porte, à l’affût d’une nouvelle, bonne ou moins bonne fût-elle. Né en 1919 à Aïn Séfra (wilaya de Nâama) et décédé en 2005 à Béchar, où il aura passé la plus grande partie de sa vie, Boualem Bachir a su marquer la mémoire de ceux qui l’ont connu et côtoyé, par son dévouement à son travail et sa ponctualité dans la remise des missives . Bien au-delà du simple geste quotidien de remettre des lettres à leurs destinataires, Bachir Boualem avait appris, de part son expérience et l’intérêt qu’il portait à sa mission, à deviner, d’une manière prémonitoire puis habituelle, la nature du  courrier que certains citoyens attendaient impatiemment à des dates fixes, tels les retraités, les boursiers, les ayant-droits à certaines primes et même ceux qui entretenaient des correspondances et des échanges à long terme, très à la mode à cette époque. Bien au-delà de tout ce que cet homme connaissait, entre les adresses des citoyens, les noms des rues et l’assiduité dans la distribution du courrier, c’est aussi une partie d’intimité qu’il était parvenu à partager avec les citoyens. Aujourd’hui, ce n’est qu’une simple reconnaissance morale que des personnes qui se souviennent encore de lui souhaiteraient lui voir accordée, à l’exemple de celle que lui aura consacrée le Dr en didactique, Mekki Daoud Kouider, dans ses deux ouvrages édités en 2018 et 2019, et dans lesquels il n’aura point hésité à mettre en exergue ce modèle de conduite dans l’accomplissement d’une tâche. Baptiser l’une des nombreuses agences postales de la ville de Béchar serait en fait un geste de reconnaissance morale envers celui qui a fait la joie, plus rarement la peine, de bien de citoyens et auquel aspirent tous les habitants de la capitale de la Saoura.

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Baignades dans les eaux  de l’oued Béchar   
EN ATTENDANT DES JOURS MEILLEURS

Rien de plus choquant que de voir ce désolant spectacle de bambins, en quête de loisirs en cette période de canicule (la température atteignant plus de 48° à l’ombre) et faute d’infrastructures en la matière, qui ne trouvent rien de mieux pour se rafraîchir, que de se baigner dans les eaux usées stagnantes de l’oued Béchar.
Une seule et unique raison à cet acte, que certains pensent insensé et que d’autres trouvent justifié : ils n’ont point d’endroit où aller se baigner et ils ne peuvent se permettre l’accès à l’unique piscine communale, faute de moyens financiers.
Pour la plupart issus de familles démunies, ces enfants, faisant fi de tous les risques que cela pourrait engendrer sur leur santé, n’ont pas trouvé  mieux que de se baigner dans ces mares d’eaux usées, le long de l’oued Béchar  (devenu pour sa part le lieu idéal du rejets des eaux usées et mêmes des ordures ménagères et en dépit de tout l’encre que cette situation aura fait couler), au vu et au su de tous, notamment des élus que l’on accule actuellement sur la scène bécharie, et à qui l’ont reproche, depuis plusieurs années, (ainsi qu’aux précédentes assemblées communales) de ne jamais avoir levé le petit doigt pour dénoncer cette interminable absence de loisirs, aussi bien pour les familles que pour les enfants de la ville. En effet, pour les uns comme pour les autres et en toute période de l’année, il n’existe aucun endroit ou espace de détente. Un problème d’éducation ou de sensibilisation rétorqueront certains, possible.
Mais cela ne pourrait en rien empêcher les pouvoirs concernés, notamment les assemblées communales, la jeunesse et les sports entre autres, à prévoir, dans le cadre du développement local et d’une meilleure répartition des projets, d’entreprendre des solutions d’urgence, en vue de mettre un terme à de pareilles situations, notamment celles qui perdurent depuis assez longtemps et remises en question à chaque occasion.    

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Canicule 
Mise en place d’un dispositif de prévention 

Un dispositif de prévention destiné aux  personnes "à risque" et la population en général a été mis en place en cette période de canicule à travers la wilaya de Bechar et la wilaya  déléguée de Béni-Abbes, a annoncé de la Direction locale de la Santé et de la Population (DSP).
A ce titre, il a été procédé au renforcement des plateaux techniques des services des urgences médicales et chirurgicales (UMC) des établissements hospitaliers publics (EPH) de la région, notamment ceux des hôpitaux  "Tourabi Boudjemaa" de Bechar et "Yakoub Mohamed" de Béni-Abbes, en moyens humains, techniques et en médicaments au titre de ce dispositif afin de faire face à toute éventualité, a indiqué à l’APS, Mle Fatima Zohra Hamou, responsable du service de prévention de la DSP.  Des quantités importantes de médicaments, de sérums anti-scorpions et autres produits médicamenteux permettant une meilleure prise en charge des patients ont été mises par la DSP à la disposition des UMC, dont ceux des régions d’Abadla et de Béni-Ounif, a-t-elle signalé.
Outre ce dispositif, des campagnes de sensibilisation sur les méfaits d’une exposition prolongée au soleil, notamment l’insolation qui touche particulièrement les enfants et les personnes âgées, sont organisées en direction du grand public à travers les ondes de la radio locale.
Ces campagnes sont animées par des praticiens de la santé, concernent aussi la  prévention des maladies à transmission hydriques (MTH) et l’intoxication alimentaire, avec l’apport du secteur du commerce, ainsi que l’analyse périodique par le service d’épidémiologie des eaux destinées à la  consommation, selon la même responsable.
Pour le moment, aucun cas d’insolation ou autres risques dus à la canicule n’a été enregistré par les services de la DSP, a souligné Mle Hamou.  Les fortes chaleurs qui sévissent actuellement dans la région, en plus de l’absence de jardins et de parcs, sont à l’origine de la désertion des rues et ruelles des agglomérations de la wilaya par les habitants, qui n’ont  d’autres solutions que de se réfugier chez eux en attendant un adoucissement du climat en fin d’après-midi.
Le manque d’opération de rafraichissement des grandes artères et le non  fonctionnement des jets d’eau pour cause de vols répétés de leurs pompes  hydrauliques, comme le signale, Abbou Nasreddine, membre de l’Assemblée populaire communale (APC) de Bechar, expliquent aussi la désertion des  espaces publics par les habitants.

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LE NOMBRE DES FAMILLES NÉCESSITEUSES EN HAUSSE

Les chiffres avancés par la Direction de l’Action Sociale de la wilaya de Béchar quant au recensement des familles nécessiteuses deviennent quelque peu alarmants, notamment lorsque l’on constate que leur nombre a augmenté : 18.371 familles nécessiteuses au courant 2019 contre 18.000 en 2018, pour une population qui compte un peu plus de 250.000 habitants, répartis à travers les 21 communes du territoire de la wilaya. L’une des premières raisons avancées par les services concernés n’est autre que l’augmentation du chômage qui touche la population. Différents créneaux d’aide ont été apportés à ces familles, notamment durant le mois de ramadhan, par la Direction de l’Action Sociale, à hauteur de 10.704 000 DA, la wilaya (700.000 DA) et les APC (58.911 595 DA) et sous la forme d’un chèque de 6.000 DA, qui selon bien d’observateurs, serait venu mettre un terme aux spéculations inhérentes aux détournements des couffins de ramadhan.
Quoiqu’il en soit, si le taux de chômage ne venait pas à baisser, ce sont les rangs du nombre de familles nécessiteuses qui se verraient confortés, lorsque l’on sait également que les allocations allouées à cette frange de la société ne peuvent en aucun cas contribuer à une amélioration de leur niveau de vie.

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Loisirs d’été
CONCOURS DE PÊCHE AU BARRAGE DJORF TORBA

Cette manifestation tant attendue par les amateurs de pêche a vu, cette semaine, la participation d’une quarantaine de pêcheurs, venus des quatre coins du pays pour prendre part à ce concours sur le site du barrage de Djorf Torba (50 km du chef lieu de la wilaya).
À l’initiative de la Direction de la Pêche de la wilaya de Béchar et en étroite collaboration avec des associations de pêcheurs, les participants, équipés de matériel et outillage performants, devaient présenter le fruit de leur pêche, en l’occurrence le poisson le plus lourd ; les pêcheurs étant départagés en fonction du poids de leur capture. Une opportunité également pour apprécier la richesse halieutique du barrage Djorf Torba et des espèces qu’il emmagasine, tout en découvrant aussi les paysages féériques de la région.
 

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