jeudi 19 septembre 2019 05:10:06

Nouvelles de Sidi Bel Abbès : L’assemblée populaire communale reprend du service

Marché informel : L’ordre établi

PUBLIE LE : 29-06-2019 | 23:00
D.R

Page animée par Abbès Bellaha

Vraisemblablement, c’est l’Assemblée populaire communale la plus défaillante de l’histoire de cette entité de base au vu du manque d’homogénéité et de complémentarité de sa composante, et de l’absence de vision de ses membres. Elle connaît, depuis son installation, des fortunes diverses amenant la tutelle à se substituer à ses pouvoirs et à mener son développement.

La décision a été prise il y a quelques mois déjà gelant les activités de cette instance démocratique qui a excellé dans l’immobilisme suite au clivage qui n’a cessé de s’agrandir entre le président et le reste des élus, malgré toutes les tentatives de réconciliation menées par le wali. Un administrateur a été nommé pour gérer les affaires et veiller un tant soit peu au fonctionnement des services. Une telle situation ne pouvait perdurer, il fallait permettre à l’assemblée de reprendre du service à la grande joie de la population locale, qui cependant est peu réceptive au mouvement de cette cellule de base.
Au gré d’une réunion tenue au niveau du siège de l’APC, un ultimatum a été donné à l’ensemble des membres à l’effet de se consacrer exclusivement à la prise en charge des préoccupations et attentes du citoyen. «Vous en tant que natifs de cette ville vous êtes doublement responsables et comptables de la  gestion de la commune. L’enveloppe financière  dont a bénéficié la commune  au titre du programme d’urgence décidé par le ministre de l’Intérieur constitue une bouffée d’oxygène. Vous devez vous occuper au moins de l’aménagement urbain et du bitumage d'une partie des routes… », devait déclarer d’un ton ferme le wali, M. Sassi Ahmed Abdelhafidh, avant de s’engager à assurer un suivi personnel du fonctionnement et de la gestion de la commune.
Des règles de bonne gouvernance ont été définies et des responsabilités situées pour que cette entité renoue avec ses marques et ses repères, relance les projets en veilleuse et s’attaque aux véritables contraintes de sa promotion et de sa modernisation. En clair exploiter rationnellement ses capacités et ressources et valoriser aux mieux les atouts dont elle dispose, notamment sa  position géographique et les investissements opérés à l’instar de la réalisation d'un transport moderne qu’est le tramway.
Du pain sur la planche pour ces élus qui sont quelque part sommés de s’impliquer et de reléguer leur différend au second plan pour honorer un contrat, rétablir la confiance et se racheter tout simplement auprès de la population. Une population déçue de cette représentativité pour remettre en cause le choix des partis politiques… 
La population  locale reste à l’écoute pour mesurer le geste du commun des élus et évaluer le degré de son engagement.

La commune de Sidi Bel-Abbès

La commune de Sidi Bel-Abbès, à la faveur de la réalisation de grands projets d’équipement au caractère parfois structurant, a connu sans doute une notable mutation traduite à propos par une extension de son tissu urbain, par la création d’un pôle universitaire et systématiquement par l’expression de nouveaux besoins pour sa gestion et sa promotion, son harmonie et son  équilibre. Les attentes de la population vont sans cesse en augmentant pour imposer un rythme de travail soutenu et exiger de ses représentants un effort particulier ou encore une implication totale pour leur prise  en charge.
Promue au rang de chef-lieu de wilaya pour être cette locomotive de 51 communes, la cite de la Mekkerra s’est effectivement métamorphosée au fil du temps pour devenir un pôle universitaire et un site industriel en se permettant, à la faveur de plans d’investissement, la promotion d’un outil de réalisation jugé aujourd’hui des plus performants. Des atouts appréciables à faire valoir pour se hisser et exercer admirablement son statut de plaque tournante de l'Ouest du pays. En clair, devenir cette grande agglomération si attractive par sa configuration architecturale, ses spacieux boulevards et son moyen de transport urbain moderne qu’est le tramway.
De tels atouts et avantages, si l’on ose dire, dissimulent mal à vrai dire quelques contraintes de taille parfois   et de défaillances même qui freinent son élan pour hypothéquer carrément son développement. Le marché informel, les foyers de bidonvilles, la situation peu reluisante de l’oued Mekkerra, l'état de délabrement de quelques immeubles, les risques de la voie ferrée traversant le tissu urbain, et autres, sont autant de préoccupations à prendre impérativement en charge si l’on veut réellement améliorer les conditions de vie et d’hygiène du citoyen et s’inscrire dans la modernité tout simplement.
Il va sans dire que les missions de l'assemblée communale sont d'une extrême importance pour entreprendre des actes après un véritable diagnostic et l'évaluation des moyens humains et financiers de cette entité de base. Il incombe au élus de faire preuve d'un esprit d'imagination et d’initiative pour toutes les  opérations d'utilité publique. Des élus sommés d’élever un niveau d'encadrement de l'administration qui demeure un outil d’exécution du programme de la commune, et ce n’est guère l’argument le plus souvent exhibé «Gel des recrutements et inexistence de postes budgétaires», qui peut convaincre l’observateur puisqu’il est permis de puiser dans les services techniques des directions et procéder à des détachements internes consolidant ainsi l'administration communale et la doter d’un organe de suivi et de contrôle, entre autres…
C’est d’ailleurs à travers cette démarche que l’assemblée pourrait mettre en exécution efficacement un programme d’action et faire face à cet ensemble de contraintes pour les lever graduellement.
Les élus toutes tendances confondues sont interpellés pour s’impliquer, se racheter auprès d’une population et redorer le blason de la cité qui a grandement perdu ses repères urbains et ses marques d’hygiène…

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Marché informel : L’ordre établi

Venus de toutes les localités de la wilaya, voire des régions limitrophes, ils ont envahi les rues du vieux quartier populaire  El Graba érigé par la force des choses et du temps en un pôle commercial pour exposer leurs produits au mépris de toute réglementation obstruant un mouvement de circulation et gênant l'activité des magasins de commerce logeant ces artères. Le laxisme des services de l’APC  et des élus bien évidemment fut tel qu’un ordre a été établi pour légaliser l’informel. Une légalisation avec l’ensemble des risques notamment ce climat d’insécurité prévalant entre deux stands d’exposition de fortune. Le commerce est florissant pour mobiliser ces marchands à la sauvette à faire face à toutes les opérations de «délogement». Plusieurs tentatives ont été menées mais sans résultat en l’absence d’un suivi rigoureux des structures de la commune et de l’urbanisme. L’image qu’offre ce quartier, objet pourtant ces derniers temps d’une réhabilitation, est pour le moins désolante pour s’inscrire en porte-à-faux avec l’histoire de ce site autrefois foyer de résistance et repère d’identification de la population locale... Après le mois de Ramadhan, une action fut initiée à la demande des commerçants du coin dans la perspective de se débarrasser de ce fléau a failli tourner au vinaigre, suite notamment aux menaces de suicide proférés par les occupants du lieu. Il a fallu l’intervention du wali, qui a fait preuve de sagesse, pour calmer les esprits et les recaser dans des lieux situés à proximité. Point donc de salut pour les habitants et commerçants de ce quartier qui nécessite une étude de restructuration pour sa reconfiguration et sa modernisation après la démolition d’une bonne partie de sa consistance. C’est là une priorité à prendre en charge pour l’harmonie et l’équilibre de cette ville aujourd’hui en déséquilibre dans sa configuration.
L’assemblée actuelle, qui a vrai dire n’a pas encore entamé ses missions, sera-t-elle à l’écoute pour répondre à cette préoccupation majeure d’une cité en mutation ? On l’espère vivement…

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Fléau des bidonvilles
Les services de l’urbanisme de la commune sont défaillants

C’est le moins que l’on puisse dire devant le laxisme de leurs représentants au demeurant indifférents et peu impliqués dans la préservation de l'harmonie de la ville et de l’équilibre de ses fondements. Des bidonvilles poussent un peu partout sous leur regard, presque complice, pour engendrer des conséquences sur la défiguration de la cité et poser le problème du recasement des occupants venus d'autres horizons.
C’est devenu pour les uns et les autres presque un moyen d’obtenir un logement au détriment, bien évidemment, de ces demandeurs longtemps en attente et scrupuleux d’emprunter celle voie. La lutte doit être implacable contre ce phénomène de plus en plus perceptible pour occulter un effort d’équipement de la ville.
Les défaillances d’un éclairage public…

Même si une initiative fut entamée pour la création d’une entreprise chargée de la maintenance de l'éclairage public et de la gestion urbaine notamment l’entretien des espaces verts, force est de constater les défaillances au quotidien dans le domaine de la luminosité de la cité où les quartiers sombrent parfois dans l’obscurité. Revoir la copie de cette entreprise qui ne dispose pas de grands moyens s’avère indispensable pour attribuer plus d’efficacité et de rentabilité à son rôle qui s’inscrit dans la sauvegarde de l’homogénéité d’une cité et l’entretien de ses sites.
 

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Les principales contraintes  de la ville
L’oued Mekerra  et son aménagement

Véritable canal des eaux usées à ciel ouvert, l’oued Mekkerra cause au quotidien des désagréments aux habitants riverains et dévalorise surtout l'investissement de taille consenti, à savoir la réalisation du tramway qui le surplombe. Et son aménagement est devenu une priorité pour l’amélioration d’un cadre de vie, l’harmonie urbaine d’une cité et la promotion de son paysage. Une étude a été faite déjà par une société coréenne pour faire de ce cours d’eau un espace de détente et de loisir pour s’ériger en un mobilier urbain mais sans aucune suite au vu de la consistance de l'enveloppe pour sa matérialisation. La récente visite du ministre des Ressources en eau a permis une nouvelle fois de se pencher sur la question pour décider dans une première phase de l'élimination des grands rejets versant sur l'oued avant d'entreprendre les travaux d'aménagement. Un accord de principe a été établi au grand soulagement de la population locale. L’urgence en tout cas est signalée… Loin de minimiser l’effort de l’Etat dans la mise en œuvre d’un programme de protection de la ville et des agglomérations riveraines des inondations cycliques provoquées par l’oued, il faut dire que l'œuvre revêt ce caractère de goût d'inachevé en absence d’un suivi et d’une pertinence des élus et gestionnaires du secteur.

La voie ferrée, le tracé de tous les dangers

Les accidents de train ont fait au moins une dizaine de victimes durant ce premier semestre au niveau du tronçon traversant la ville de Sidi Bel-Abbès. Le même constat est pratiquement perçu chaque année au-delà évidemment de l’origine des causes et de la détermination des responsabilités. Une chose est sûre, cette voie ferrée est devenu le tracé de tous les dangers pour interpeller les gestionnaires de l’Enterprise des transports ferroviaires et les gestionnaires locaux à se pencher sur la question et trouver la solution. Il est vrai que ce tronçon sert de liaison pour servir soit Oran, soit Tlemcen pour atterrir également au centre de réparation et de réhabilitation des wagons et voitures, il n'empêche qu'une projection soit envisagée surtout qu’une nouvelle gare en construction pour la nouvelle ligne à grande vitesse reliant Oued Tlelat / Tlemcen est en cours de réalisation pour bénéficier de structures d’accompagnement et éliminer ce tronçon de la mort…

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La mise en garde

Une mise en garde a été notifiée par le wali  aux membres de l’assemblée populaire communale à l’effet de se conformer à la réglementation, de reprendre les chantiers et de prendre en charge les préoccupations et attentes de la population en insistant sur la notions d’accueil et d’écoute des doléances. Aucun manquement à de telles obligations ne sera toléré est-il spécifié dans cet avertissement ultime, à priori, comme pour mettre les représentants de la population face à leurs responsabilités. A bon entendeur, salut…
 

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