dimanche 21 juillet 2019 12:44:04

Grand angle : En attendant la réforme…

lCes dix dernières années, le nombre de déplacés et réfugiés dans le monde n’a cessé d’augmenter. Depuis 2009 exactement, les statistiques ont explosé et leur nombre est reparti à la hausse.

PUBLIE LE : 20-06-2019 | 0:00
D.R

lCes dix dernières années, le nombre de déplacés et réfugiés dans le monde n’a cessé d’augmenter. Depuis 2009 exactement, les statistiques ont explosé et leur nombre est reparti à la hausse. Et plus particulièrement entre 2012 et 2015, période durant laquelle une forte progression a été enregistrée, en raison principalement du conflit syrien. Les images de milliers de Syriens fuyant leur pays et cherchant refuge sous d’autres cieux ont marqué et bouleversé le monde. Il sera ainsi choqué par celle du petit Aylan, mort noyé le 2 septembre 2015 à l'âge de trois ans et dont le corps a été retrouvé sur une plage turque. La photo symbolisera la tragédie vécue par des millions de Syriens. Une tragédie qui semble malheureusement sans fin. En 2018 plus d'un demi-million de Syriens ont déposé des demandes d'asile. Mais ils ne sont pas les seuls à vivre les affres d’un déracinement imposé. Le rapport annuel du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), présenté hier aux médias, relève que le nombre total des «déracinés» dans le monde — comptabilisant les réfugiés (25,9 millions, les déplacés internes (41,3 millions) et les demandeurs d'asile (3,5 millions) — a progressé de 2,3 millions par rapport à 2017. Au total, le monde comptait fin 2018, 70,8 millions de déplacés. Mais, si depuis dix ans, des millions de personnes ont été et continuent d’être obligées de quitter leur terre natale, c’est à cause des guerres ou persécutions charriées par les conflits qui ne sont pourtant pas une fatalité. En fait, si ces conflits perdurent depuis aussi longtemps, la responsabilité en incombe principalement au Conseil de sécurité de l’ONU qui à ce jour s’est avéré incapable de mettre un terme aux différends alimentant les antagonismes entre acteurs et mouvements politico-militaires. Commentant le rapport de son organisation, le Haut-Commissaire Filippo Grandi a déclaré à la presse qu’ «une fois de plus, les tendances vont dans la mauvaise direction. De nouveaux conflits (...) viennent s'ajouter aux anciens». C’est pourquoi il appellera le Conseil de sécurité de l'ONU à être plus uni afin de résoudre les conflits. Cela ne semble pas un défi insurmontable. Il faudrait juste se pencher sérieusement sur le rôle du Conseil et examiner les perspectives d'amélioration de l'efficacité de l'ONU dans le domaine de la prévention de l'éruption des conflits et de leur résolution. En un mot, réformer l’ONU pour lui permettre d’assumer ses responsabilités. En attendant cette réforme salutaire, il y a lieu d’espérer que ce record mondial de 2018 ne sera pas battu en 2019.
Nadia K.
 

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