dimanche 13 octobre 2019 23:53:27

Ecole nationale préparatoire aux études d’ingénieur : L’élite au service de la nation

Une cérémonie a été organisée dans la soirée de mardi, à l’Ecole nationale préparatoire aux études d’ingénieur (ENPEI) Badji-Mokhtar de Rouiba (Alger) à l’occasion de la sortie de la 18e promotion d’officiers d’active.

PUBLIE LE : 19-06-2019 | 23:00
Ph. Nacéra I.

Une cérémonie a été organisée dans la soirée de mardi, à l’Ecole nationale préparatoire aux études d’ingénieur (ENPEI) Badji-Mokhtar de Rouiba (Alger) à l’occasion de la sortie de la 18e promotion d’officiers d’active.
La cérémonie de sortie de cette promotion, forte de 340 officiers, et baptisée au nom du martyr de la Révolution algérienne, ‘‘Amar Bessalah’’ alias ‘’Amar El Bass’’, a été présidée par le chef de département emploi-préparation de l’état-major de l’Armée nationale populaire, le général-major Zerad Chérif, en présence de généraux-majors, de généraux, d’officiers supérieurs de différents services et directions de l’ANP, ainsi que des familles des étudiants diplômés.
Intervenant à cette occasion, le directeur général de l’ENPEI a félicité l’ensemble des promus de ce prestigieux établissement connu pour être, selon lui, l’école du troisième millénaire qui assure un avenir « prometteur » à ces étudiants. « Les étudiants et les étudiantes vont continuer leur cursus dans des écoles militaires supérieures afin d’obtenir un diplôme d’ingénieur d’Etat dans différentes spécialités scientifiques et techniques »,  a souligné le général Mohamed Saal, qui a mis l’accent à cette occasion sur la qualité de l’enseignement dispensé ainsi que sur les moyens pédagogiques existants, qui sont « adaptés » aux exigences de l’heure. « La formation militaire et scientifique donnée aux élèves est imprégnée des exigences de l’heure », a-t-il assuré. Le directeur de l’ENPEI a tenu à rappeler, par ailleurs, les différents programmes d’études théoriques et pratiques dispensés aux étudiants de la promotion sortante au cours de leur formation. Créée en 1998, l’Ecole est dotée d’équipements pédagogiques de « pointe » et réunit les conditions « optimales » pour la réalisation d’un pôle universitaire « d’excellence » entièrement « tourné vers l’avenir ». Poursuivant ses propos, il indiquera que  grâce au soutien « continu » du chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, le général de corps d’Armée Gaïd Salah, l’Ecole est dotée de manière continue des technologies de pointe « conformes » aux standards internationaux, offrant ainsi toutes les conditions pour réussir et devenir une « élite » de la nation. « Un officier qui participera de façon déterminante dans l’édification de l’Algérie de demain», a-t-il indiqué. Le général-major Zerad Chérif a procédé à l’inspection de la promotion sortante et à la remise de diplômes aux 10 majors de promo. Après la prestation de serment, il a été procédé à la passation de l’emblème national à la promotion entrante. Placée sous la double tutelle des ministères de la Défense nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’ENPEI a pour mission d’assurer une formation préparatoire pour l’accès aux études d’ingénieur dans les grandes écoles.
La professionnalisation de l’Armée, c’est d’abord ce réseau d’écoles supérieures de formation dont est dotée aujourd’hui l’ANP, ce qui lui permet de disposer de compétences « avérées » dans plusieurs corps de métiers et la gamme est particulièrement étendue à ce sujet. Par ailleurs, le programme varié de la cérémonie a été marqué par la remise de l’emblème national aux élèves de la promotion suivante et la parade des élèves sortants. Le défilé des troupes de l’Ecole, offert par les élèves de l’ESDAT, a été de très grande qualité et il a été surtout marqué par une grande émotion, surtout lorsque les stridents youyous des mères des élèves fusaient sur la place d’armes.
Il y a lieu de souligner que le chahid Amar Bessalah alias ‘‘Amar El Bass’’, est né en 1916 dans le village de Tala Bouzrou dans la commune de Makouda à une vingtaine de kilomètres de Tizi-Ouzou, au sein d’une famille révolutionnaire. Il rejoindra la Révolution avec son frère, le chahid Saïd, qui était à l’époque le responsable du groupe de Tala Bouzrou à Makouda. En 1948, en compagnie de plusieurs amis, il émigre en France, à la recherche d’un emploi, afin de subvenir aux besoins de sa famille. Après son retour en Algérie, en 1949, il reprendra ses activités au sein du PPA. En 1952, il a été surpris par les forces coloniales alors qu’il était en train de distribuer le journal Libre Algérie au marché hebdomadaire de Boudjima. Il a été arrêté avec d’autres compagnons et condamné à 6 mois de prison ferme. A sa sortie, il reprit son activité au sein de l’OS. A la fin de 1953, il repart en France. Après un combat titanesque et de grands sacrifices consentis dans la lutte à travers toute la zone, Amar El Bass tombe au champ d’honneur lors de l’opération ‘‘Jumelles’’ le 7 septembre 1959 aux environs de 9H00, au lieu dit ‘‘Tazibine’’ au bas du village ‘’Ighil Boussouel’’, dans la région d’Iflissen.
Sarah A. Benali Cherif
 

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