mercredi 20 novembre 2019 19:34:34

à la veille de la réunion de l’OPEP : Le marché sous tension

En baisse, depuis fin mai, les cours du pétrole, qui ont augmenté de 4% suite aux tensions géopolitiques dans le golfe d’Oman, et des contraintes liées à la production dans certains pays, avant de diminuer par la suite, pourraient s’affaiblir davantage ou reprendre à la hausse, comme le prédisent certains experts, sur un marché toujours sous tension.

PUBLIE LE : 19-06-2019 | 0:00
D.R
En baisse, depuis fin mai, les cours du pétrole, qui ont augmenté de 4% suite aux tensions géopolitiques dans  le golfe d’Oman, et des contraintes liées à la production dans certains pays, avant de diminuer par la suite, pourraient s’affaiblir davantage ou reprendre à la hausse, comme le prédisent certains experts, sur un marché toujours sous tension. 
 
En fait, la volatilité s’est réinstallée sur les marchés du pétrole «avec une vente massive à la fin du mois de mai, le prix du Brent étant tombé de 70 à 60 dollars le baril», indiquait récemment un rapport de l’AIE. L’agence précisait que «jusqu'à récemment, l'accent était mis sur l'offre avec la liste d'incertitudes bien connue — l'Iran, le Venezuela, la Libye et l'Accord de Vienne — élevant les prix du Brent au-dessus de 70 dollars le baril début avril et les conservant jusque fin mai». Selon les prévisions de cette dernière, l’inquiétude concernant l’offre ne s’est pas dissipée alimentée par les fluctuations des cours pour des raisons géopolitiques et économiques. 
L'Agence internationale de l'énergie a, pour rappel, revu à la baisse sa prévision de croissance de la demande pétrolière mondiale en 2019 en raison de l'aggravation des tensions commerciales. Selon le rapport publié le 14 juin, la demande sera réduite de 100.000 barils à 1,2 million de barils par jour (bpj) et passerait à 1,4 million de barils/jour en 2020. «La croissance de la demande remonterait à 1,6 million de bpj au second semestre», indique la même source. Pour 2020, l’Agence prévoit que «la croissance de l’offre hors OPEP est suffisante pour répondre à tout niveau probable de la demande, en l’absence de choc géopolitique majeur, et que les pays de l’OPEP disposent de 3,2 Mb/j de capacités inutilisées». Néanmoins, le marché reste imprévisible et incertain face aux revirements qui le caractérisent. En fait, «les cours du pétrole seront marqués par une grande volatilité cette année, sur fond de troubles géopolitiques et de ralentissement économique», avait déclaré le directeur exécutif de l'AIE, M. Fatih Birol au Forum économique mondial de Davos (Suisse). 
Des incertitudes qui persistent à la veille de la réunion décisive du cartel et de ses partenaires, annoncée initialement pour le 25 juin et, devant discuter d'une reconduction ou non de l’accord de réduction de la production. Un conclave dont la date ne fait pas le consensus et qui pourrait être reporté à début juillet sur demande de certains pays dont la Russie, et l’Arabie saoudite. Selon des observateurs, les tensions géopolitiques pourraient d'ailleurs influer sur les négociations de l'Opep+. Si, dans la logique, la baisse des prix est censée orienter les positions des producteurs vers le renouvellement de leur pacte de limitation des quotas des extractions pour soutenir les prix, l’option ne semble pas aussi simple pour des raisons évidentes. Il est utile de rappeler dans ce contexte, que selon un quotidien financier japonais, citant le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres producteurs, la Russie notamment, discutent la possibilité d'un accord de coopération à long terme qui pourrait être signé début juillet. 
D. Akila
 
 
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