dimanche 22 septembre 2019 17:39:04

Nouvelles des Bibans, Campagne moissons-battage : L’espoir d’une bonne récolte

Irrigation : La fuite en avant

PUBLIE LE : 17-06-2019 | 23:00
D.R

Grâce à une bonne pluviosité, la wilaya de Bordj Bou-Arréridj s’attend à une récolte de céréales de l’ordre de 1 million 250.000 quintaux.

La campagne moissons-battage a été lancée dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj avec l’espoir d’une bonne récolte pour cette branche qui reste la vocation première de la wilaya.
Au cours de la cérémonie de lancement de la campagne qui été présidée par le wali de la wilaya, M. Bekouche Benamar, cet espoir a été rappelé.
La cérémonie a eu lieu à la ferme-pilote de Bir Chinou, située dans la commune de Ain Taghrout, en présence des représentants de tous les secteurs concernés et bien sur des paysans qui ont profité de l’occasion pour exposer au premier responsable de la wilaya leurs contraintes et leur vision pour une relance du secteur.
Le choix de la ferme implantée sur une terre très fertile et la commune de Bir Kasdali, dominée par cette activité, n’est pas fortuit. Elles représentent l’aspiration à une meilleure exploitation des capacités de la région.
La wilaya, qui a bénéficié cette année d’une bonne pluviométrie en hiver et même durant le printemps n’a pas été contrariée par les éléments habituels comme la grêle et surtout la sécheresse.
Même si la saison des pluies a débuté en retard, obligeant les exploitations agricoles à attendre pour commencer la campagne des labours-semailles, l’opération s’est bien déroulée ensuite. Même la lenteur dans le traitement des dossiers pour l’obtention des crédits Rfig, dont se sont plaints également les agriculteurs, a connu un dénouement heureux grâce à l’intervention des responsables locaux qui ont sollicité l’appui du P-DG de la BADR.
Grâce à la conjugaison de tous ces facteurs, les prévisions de récolte ont été revues à la hausse.
La wilaya devra, selon les services de l’agriculture, engranger cette année 1 million 250.000 quintaux de céréales.
Ce qui donnera un taux de rendement de 18 quintaux l’hectare, un rendement jugé moyen par les spécialistes.

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Irrigation
La fuite en avant

La majeure partie de cette production devra âtre constituée de blé dur qui est d’ailleurs la spécialité de la wilaya avec 800.000  mille quintaux. Pour accueillir cette production importante, la wilaya, qui a fait face à un problème de stockage chaque fois que cette dernière dépasse le million de quintaux, la commission qui regroupe tous les partenaires concernés a mobilisé des capacités d’entreposage de l’ordre de 2 millions 114 quintaux.
Situés dans des communes agricoles par excellence, à savoir Bir Kasdali et Ain Taghrout en plus du chef-lieu Bordj Bou Arréridj qui abrite notamment les locaux de la coopérative des céréales et des légumes secs (CCLS), ces points devront permettre une collecte fluide et surtout continue de la récolte. Les années passées ont été marquées, rappelons-le, par des chaines interminables devant les locaux de la CCLS.
Les tracteurs qui bloquaient les abords de la route qui se trouve à côté du siège donnaient une mauvaise image de l’opération.

Le manque de silos faisait le reste

Les responsables du secteur assurent que ces contraintes techniques ont été levées pour permettre à ce dernier de relever les défis qui se posent à lui.
Le principal défi se situe au niveau de l’augmentation de la production. Une wilaya comme Bordj Bou Arréridj, dont la majeure partie de la surface qui dépasse les 392.000 ha est consacrée secteur, doit produire plus de céréales d’autant plus qu’elle dispose de traditions en la matière.
Les exploitations qui sont orientées vers l’activité sont les plus nombreuses aussi. Plus de 5.000 entités s’occupent de céréaliculture.  Or l’activité agricole dans la wilaya qui a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 32 milliards de dinars en 2018 occupe un rang peu enviable au niveau national. Elle n’est que 39e sur les 48 wilayas.
Même pour ce chiffre d’affaires c’est l’élevage qui n’était pas une spécialité de la région qui l’a créé à hauteur de 75%.
Les plantations, dont la céréaliculture, n’ont donné que 9 milliards de dinars.
Pour passer à un niveau supérieur tant en matière de production que de qualité, le secteur, qui compte actuellement sur la pluviométrie pour la croissance des plantes, doit mobiliser de nouvelles ressources hydriques pour assurer l’irrigation des terres qui est actuellement très limitée avec un périmètre de 8.000 hectares seulement bénéficiant de cette technique. C’est peu, très peu pour éviter de dépendre des conditions atmosphériques.
Le wali de Bordj Bou Arréridj a, au cours de la cérémonie de lancement de la campagne moissons-battage, annoncé l’octroi de 100 autorisations aux agriculteurs de la région pour effectuer des forages pour irriguer leurs terres.
Mais la solution réside aussi dans la réalisation de retenues collinaires et même des stations d’épuration pour augmenter les périmètres touchés. Les deux qui sont actuellement opérationnels n’ont pas donné, il faut le noter, les résultats escomptés.
L’amélioration de la technicité et même de l’encadrement humain, actuellement très vieux, sont également nécessaires.
Mais pour l’heure, l’urgence est à la sécurisation des récoltes. Faute de mesures énergiques sur ce plan, la wilaya perd chaque année des milliers de quintaux dans les incendies et autres phénomènes détruisant une production qui a nécessité des mois pour sortir sous terre.
D’ailleurs la campagne moissons-battage n’a pas encore commencé qu’un hectare de blé sur pied a été ravagé par le feu dans un champ situé au village de Ain El Beidha, dans la commune de Bir Kasdali, à l’est de la wilaya. N’était-ce l’intervention rapide des agents de la protection civile, 4 autres hectares seraient perdus eux aussi.
Cette situation a poussé les services de la chambre d’agriculture à prévoir une campagne de sensibilisation pour lutter contre ce risque en coordination  avec l’aide de la protection civile et de la conservation des forêts et même la CRMA.
Les cadres de ces services sont allés à la rencontre des paysans pour leur donner des conseils sur les moyens de le prévenir ainsi que le comportement à adopter en cas de sinistre. L’assurance dans ces cas a été également abordée dans ces rencontres prévues par région. Comme le lancement de la campagne de moissons-battage a eu lieu dans la commune de Bir Kasdali, c’est cette dernière qui a été choisie pour abriter la première rencontre.

Malheureusement, le feu a été plus rapide

Les dégâts doivent quand même être limités. Tous les champs courent le même risque. Souvent un court-circuit dans une moissonneuse-batteuse très utilisée durant cette période peut provoquer des catastrophes. Autant dire que la conjugaison de tous les efforts, que ce soit sur ce plan ou sur les autres, est nécessaire. L’amélioration de la production agricole et sa préservation sont trop importantes pour les laisser au hasard, fut-il celui de la pluie.

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Inaugurée en présence des autorités locales
Une nouvelle agence de la BADR

Les responsables de la commune de Bordj Bou Arréridj semblent âtre fixés sur le sort du marché de l’exécutif. Les étages supérieurs de ce dernier devront accueillir la nouvelle agence que la BADR veut créer dans la commune.
Ce qui permettra, d’une part, de répondre aux besoins exprimés par les clients de la banque qui souffrent le martyre pour régler leurs transactions au niveau de l’agence actuelle. Il suffit de voir les chaines interminables devant le siège de celle-ci pour se rendre compte de l’incapacité des responsables de la banque à trouver une solution à la demande pressante sur les services offerts par la BADR. Ce sont surtout les retraités qui payent les frais de l’exiguïté du siège, eux qui doivent attendre sous la pluie en hiver et le soleil en été avant que leur tour n’arrive. D’autre part, ces étages, qui ont été occupés dans les années 80 par les directions de l’exécutif de wilaya d’où l’appellation actuelle, trainent plusieurs insuffisances.
Les locaux dont la plupart ont été loués à des associations et des partis politiques manquent d’hygiène. Pire, ils posent un problème de sécurité. Les locaux, où un crime a été commis dans le siège d’une association, il faut le rappeler, sont devenus un lieu mal fréquenté. Ils posent un problème de sécurité aussi bien pour ceux qui le fréquente que pour les riverains. Pourtant, au départ, le siège important qui a été édifié au centre-ville dans un emplacement stratégique devait âtre un marché couvert de référence pour tous les habitants.  Mais seul le rez-de-chaussée de la structure située à côté du marché quotidien  obéit à cette fonction. Il est occupé d’ailleurs par des bouchers.
Les responsables de l’APC, qui se sont plaints de la difficulté de gérer ce casse-tête, ont assuré ceux qui occupent cet espace qu’ils ne seront pas inquiétés. La BADR prendra le 1er et le 2e étages. Les habitants de la ville devront s’habituer à ce changement.

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Service public
Les facteurs sont toujours utiles

La wilaya fait face à un manque crucial de facteurs. En dépit des avancées considérables que le secteur a connues, avec notamment l’introduction du fax et surtout du mail qui ont baissé le recours aux lettres, pour beaucoup de secteurs, cet ancien moyen de communication reste important. Que ce soit pour les mandats, les convocations ou pour les avis d’arrivée, les lettres sont incontournables et avec elles les facteurs qui, en bons professionnels, font parvenir les plis en toute sécurité et surtout en mains propres.
Mais le problème qui se pose au niveau de la wilaya et surtout au chef-lieu est le manque d’effectif consacré à cette tâche.
Les bureaux se sont développés alors que le recrutement a été faible. Les quelques agents qui sont chargés de cette mission sont d’autant plus débordés que la plupart des rues ne portent pas de noms. Ils doivent chercher dans les chiffres et les lettres qui sont accordés à ces rues pour trouver une adresse.
La multiplication des nouvelles cités grace au programme important en matière d’habitat dont la wilaya a bénéficié n’arrangent pas les choses. Il faut une cinquantaine d’agents pour couvrir les cités de Bordj Bou Arréridj nous dit-on. L’organisation avec la création d’une carte de la ville et bien sur la nomination des artères et des quartiers est également nécessaire pour faire parvenir le courrier dans de bonnes conditions et dans les temps. Or beaucoup d’habitants se plaignent des retards qu’enregistrent les lettres qui leur sont adressées. Ce qui est dramatique parfois pour certains d’entre eux qui sont dans l’obligation de respecter des délais pour les rendez-vous médicaux, professionnels ou pour les études.
Les responsables d’Algérie poste et ceux des APC doivent s’associer pour trouver une solution à ce problème qui est loin d’être anodin. Le métier de facteur est toujours utile.

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