samedi 20 juillet 2019 20:01:39

Audition aujourd’hui de Karim Djoudi et d’Amar Tou

Après la mise en détention provisoire, mercredi et jeudi derniers, des ex-Premiers ministres, Ouyahia et Sellal, la machine judiciaire continue d’ouvrir les dossiers et de convoquer d’ex-hauts responsables.

PUBLIE LE : 16-06-2019 | 0:00
D.R

Après la mise en détention provisoire, mercredi et jeudi derniers, des ex-Premiers ministres, Ouyahia et Sellal, la machine judiciaire continue d’ouvrir les dossiers et de convoquer d’ex-hauts responsables.
En effet, deux anciens membres du gouvernement de Bouteflika risquent de suivre la même voie que celle de leurs anciens responsables hiérarchiques mais aussi de leur collègue du département du Commerce, Amara Benyounès, également président du Mouvement Populaire Algérien, en étant convoqués, aujourd’hui, par la même juridiction pour des faits de corruption et de malversations. Il s’agit des ex-ministres des Transports et des Finances qui comparaîtront comme accusés, comme l’ont précisé, hier, plusieurs chaînes TV, dont l’information a circulé en boucle. Amar Tou, passé aussi par le département de la Santé, et Karim Djoudi, désigné ces dernières années comme conseiller du président démissionnaire pour les affaires économiques et financières, ont été cités dans les scandales des hommes d’affaires Haddad et Tahkout, à l’instar d’une dizaine d’autres hauts responsables qui ont exercé durant le mandat de Bouteflika, dont justement Ouyahia et Sellal. Les mêmes sources avancent par ailleurs que Zoukh et Khenfar, respectivement ancien wali d’Alger et actuel wali d’El Bayadh seront, de leur côté, entendus demain à la Cour suprême pour les mêmes dossiers.
La liste des auditions s’annonce donc longue, d’autant que Boudjemaa Talaï et Amar Ghoul, anciens ministres des Transports et des Travaux publics, sont également concernés mais sont pour l’instant en «sursis» du fait qu’ils bénéficient de l’immunité parlementaire.
Mais les procédures en vue de la levée de l’immunité parlementaire dont ils jouissent, condition sine qua non pour entamer des poursuites judiciaires contre les députés et les sénateurs, sont déjà engagées au sein de l’Assemblée nationale et du Conseil de la nation. Cela a déjà été le cas de deux autres sénateurs, en l’occurrence Djamel Ould Abbès et Saïd Barkat, sur lesquels pèsent des présomptions de corruption quand ils étaient à la tête du département de la Solidarité et de la Famille. Les mis en cause ont fini par renoncer volontairement à leur immunité parlementaire afin de permettre la Justice d'exercer ses missions constitutionnelles. En outre, le PDG du groupe Sovac, représentant exclusif de Volkswagen Algérie, après avoir été auditionné par la section de Recherche du groupement de la gendarmerie nationale d’Alger, est attendu ce matin au tribunal correctionnel de Sidi M’hamed. Mourad Oulmi comparaîtra avec une cinquantaine de suspects. A cette cadence de traitement des affaires judiciaires impliquant des hommes d’affaires et d’anciens hauts responsables, accélérée, il est vrai, depuis la désignation du nouveau procureur général près la Cour d’Alger, l’été s’annonce très chaud.
Ce qui n’est pas pour déplaire au peuple algérien qui insiste chaque vendredi pour que justice soit faite.
    S. A. M.

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