Le nouveau Premier président de la Cour suprême : intensifier les efforts en vue de réaliser les aspirations du peuple

Justice : unique refuge pour l’équité et l’égalité
PUBLIE LE : 16-06-2019 | 0:00

Le nouveau premier Président de la Cour suprême, Abderrachid Tabi, a pris officiellement, hier, ses fonctions de premier Président de la Cour suprême, au siège de cette haute instance à El Biar (Alger). C’est lors d'une cérémonie officielle présidée par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Slimane Brahmi, que le nouveau président de la Cour suprême a été installé, en remplacement de Slimane Boudi qui occupait ce poste depuis 2013. Le procureur général près la Cour suprême, Abderrahim Madjid, a également été installé lors de cette cérémonie, en remplacement de M. Benabid El Ouardi.
S’exprimant à cette occasion, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Slimane Brahmi, a affirmé qu’«il n’y aura aucun traitement de faveur». Le ministre a défendu l’action de la Justice qui a mené jusque-là à la mise en détention provisoire de plusieurs anciens hauts cadres de l’Etat ainsi que des hommes d’affaires, «la loi sera appliquée sur tout le monde sans exception», a-t-il déclaré. Dans ce contexte, le ministre a estimé que le secteur de la justice réalise «des progrès importants», et fait des pas en avant qui se solderont par plus d’«indépendance et de responsabilité».  Le ministre a, par ailleurs, appelé les magistrats à faire preuve de déontologie et à mettre en avant le principe «du procès équitable», car, explique-t-il, «la justice constitue, l’unique refuge des Algériens pour l’équité et l’égalité».
Aux magistrats, le ministre a indiqué que le secteur de la justice doit faire preuve de «renouveau», et «d’efficacité», en rappelant que ce secteur constitue, aujourd’hui, le fondement essentiel de l’instauration de la confiance entre le citoyen et ses institutions. Le ministre, a exhorté dans son allocution les hommes de droit «d’être à la hauteur des aspirations du peuple algérien» pour la concrétisation «d’une justice libre et équitable». Dans cette optique, le ministre a ajouté que la justice assume aujourd’hui, «davantage de responsabilités» qu’«il convient de redoubler d’efforts», pour rénover et moderniser la justice et «asseoir l'État de droit».
M. Brahmi a expliqué dans ce cadre que la justice fait son travail dans le cadre de l’espace tracé par les lois de la République, exécuté par des juges indépendants et compétents et dévoués, guidés par leur conscience et les règles de l’éthique professionnelle». «Le respect et l’attachement aux principes déontologiques, est ce qui renforce la confiance du citoyen dans l’appareil judiciaire», a ajouté le ministre, en réaffirmant que «la lutte contre la corruption et les fléaux sociaux, n’est motivée que par l’unique souci de l’application stricte de la loi, tout en respectant scrupuleusement, dans toute la mesure possible, les règles en matière de procès équitable», ceci sans compromettre les droits des justiciables, tout en veillant au respect de la présomption d’innocence. A la fin de son discours, le ministre a souligné que «le secteur de la justice est appelé à revoir son mode de fonctionnement pour envisager sa modernisation et s’adapter aux rythmes des changements sociaux accélérés». Pour ce qui concerne le cursus du nouveau Président de la Cour suprême, l’on apprendra que M. Tabi a une longue carrière professionnelle où il a gravi les échelons un à un. Il a occupé entre autres, les postes de secrétaire général (SG) du Tribunal militaire de Blida (dans le cadre du service national), de procureur de la République près plusieurs tribunaux (Sidi Aïssa, Sour El Ghozlane, Boussaâda et Bouhadjar), de procureur général adjoint près la Cour de Sétif, de directeur du personnel de rééducation au ministère de la Justice, de chef de cabinet du ministre de la Justice, garde des Sceaux, de procureur général près les cours d’Oum El Bouaghi et de Bouira et avocat général et procureur général adjoint près la Cour suprême.
M. Tabi a occupé également des postes supérieurs en dehors du secteur de la justice, notamment ceux de chef de cabinet du gouvernement d’Ahmed Benbitour, de chef de cabinet du ministre des Moudjahidine, de chef de cabinet du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), de secrétaire général de l’APN et de directeur général des relations internationales au sein de la même instance législative. Ce haut fonctionnaire a également participé, en cette qualité, à plusieurs rencontres internationales et conférences régionales dans la cadre de l’Union interparlementaire arabe (UIPA), de l’Union interparlementaire (UIP), de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM), de la Cour pénale internationale (CPI), du Parlement européen, ainsi qu’aux séances d’Audition parlementaire annuelle des Nations unies et de l’Union des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI).
    Tahar Kaïdi
 


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