samedi 20 juillet 2019 05:20:09

Conférence nationale de la société civile : Ouvrir un dialogue national global

Un dialogue avec la classe politique, les personnalités nationales et la société civile, ainsi que les activistes du Hirak populaire.

PUBLIE LE : 16-06-2019 | 0:00
Ph. Billal

- Appel à accélérer la transition démocratique, conformément à un processus électoral.
- Soumettre l’initiative à la classe politique et à des personnalités nationales, lors d’une autre rencontre.

Une transition de 6 mois à un an, une instance présidentielle ou une personnalité de consensus national et un gouvernement de compétences nationales sont au cœur des propositions de sortie de crise contenues dans la feuille de route consensuelle adoptée par la conférence nationale des dynamiques de la société civile.
Les acteurs de la société civile, réunis hier, au siège du CNAPESTE, en conférence nationale, ont adopté une feuille de route couronnant quatre mois de réunions marathoniennes. L’initiative ne se limite pas à avancer une durée pour la transition et qui la dirigera, elle propose aussi l’installation d’une commission indépendante pour «diriger, organiser et déclarer les résultats des élections, tout en garantissant les mécanismes de contrôle.»
La conférence nationale des dynamiques de la société civile préconise également l’ouverture d’un «dialogue national global avec les acteurs de la classe politique, de la société civile, des personnalités nationales et des activistes du soulèvement, portant sur la situation politique, économique et sociale du pays et les moyens de sortie de crise.» Ce dialogue, explique-t-on encore, sera parachevé par une conférence nationale. La feuille de route souligne, dans ce sillage, «la nécessité» de réunir les conditions indispensables à l’amorce d’une transition réelle notamment le temps et les mesures d’ouverture qui permette une rupture réelle avec le système «dictatorial et corrompu et garantisse la construction d’institutions légitimes et crédibles.»
Pour les initiateurs de cette feuille de route, «la réussite de ce processus politique implique la préparation d’un climat général favorable à la pratique des droits, des libertés collectives et individuelles, des droits de l’homme. Pour se faire, des mesures d’accompagnement de l’action politique doivent être prises pour rétablir la confiance au sein des citoyens et garantir leur participation effective dans ce processus national historique». La société civile a cependant, exhorté l'ensemble des forces agissantes à adhérer à son initiative et à œuvrer à sa concrétisation et à sa réussite, affirmant que «l'aboutissement du processus électoral requiert la préparation d'un climat général pour l'exercice des droits et des libertés individuels et collectifs et le respect des droits de l'homme à travers des mesures d'accompagnement du processus politique afin d'instaurer la confiance des citoyens et garantir une adhésion effective à ce processus».
Les travaux de la Conférence de la société civile se sont poursuivis avec l'intervention de nombre de représentants de syndicats, d'associations et d'organisations nationales, qui ont «valoriser» l'initiative politique proposée et souligné unanimement que cette rencontre était «un acquis historique». Ils ont souligné que ce soulèvement populaire est le résultat d’une accumulation de luttes militantes, contre «un régime politique autoritaire, qui a nui à la nation et pratiqué la destruction systématique des institutions politiques, économiques et sociales de la société depuis des lustres».
Ils ont affirmé dans le même ordre d’idée, que le peuple algérien continue à travers son soulèvement pacifique, civilisé et avec une conscience politique élevée et un sentiment national développé, de montrer sa détermination à concrétiser l’ensemble de ses revendications légitimes, afin de fonder une nouvelle république sociale et pluraliste, régie par le droit, dans le cadre des principes tracés par la Proclamation du 1er Novembre 1954, et ouverte sur le monde.«La crise politique que traverse le pays impose à toutes les forces vives, fortes de leur trajectoire militante, de proposer des solutions susceptibles de concrétiser les revendications du peuple», a-t-on précisé, et d’ajouter que «la société civile figure parmi ces forces qui peuvent contribuer à amener ces solutions».
Salima Ettouahria

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