vendredi 13 dcembre 2019 23:58:32

Catastrophe humanitaire à Ghaza : Mourir dans le silence

Une catastrophe humanitaire, sans précédent, est aux portes de Ghaza. L’enclave palestinienne, sujette quotidiennement à un blocus et à des raids israéliens, ne trouve plus de ressources pour nourrir un peu plus d’un million de Ghazaouis.

PUBLIE LE : 16-06-2019 | 0:00
D.R

Une catastrophe humanitaire, sans précédent, est aux portes de Ghaza. L’enclave palestinienne, sujette quotidiennement  à un blocus et à des raids israéliens, ne trouve plus de ressources pour nourrir un peu plus d’un million de Ghazaouis.
Le budget de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) s’assèche.

Selon le journal The Independent, qui cite des sources de l’Onu, si l’Unrwa ne parvient pas, d’ici peu, à trouver d’autres fonds supplémentaires la famine décimera toute une population. Au total, l’Unrwa a besoin de 1,2 milliard de dollars par an pour maintenir les écoles, les programmes médicaux et alimentaires et le soutien financier à 5 millions de réfugiés palestiniens à Ghaza, en Cisjordanie, en Syrie, au Liban et en Jordanie. En ce mois de juin l’agence de secours de l’Onu a cruellement besoin de 60 millions de dollars pour combler le trou noir largement créé par des coupures de l’aide par l’administration Trump. « Nous sommes dans une situation critique en terme de livraison de nourriture » dit Matthias Schmale, le directeur des opérations de l’UNWRA à Ghaza. « Nous avons plus d’un million de personnes qui reçoivent des livraisons alimentaires trimestrielles et nombre de ces personnes ne survivraient pas vraiment sans cet apport.
La disparition des fonds américains du jour au lendemain a causé des ravages, forçant l’UNWRA à pratiquer des coupes sévères sur les programmes de santé et d’emploi dans l’enclave palestinienne. L’agence a coupé son budget d’aide à la santé mentale de 50% dans la seconde moitié de 2018, ce qui a réduit la disponibilité du soutien aux enfants dans cette région soumise à des agressions de l’armée d’occupation israélienne. Des bombardements de Tsahal qui sont loin de viser uniquement des cibles militaires du Hamas et du Jihad islamique. Les avions de guerre israéliens bombardent également des terres agricoles. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, «ces avions bombardent des terres agricoles à l’est de la ville de Rafah, provoquant deux grands trous, mais sans faire de blessés parmi les citoyens présents dans la région». Une autre terre agricole située au sud-est de la ville de Ghaza a été bombardée jeudi par les avions israéliens, «causant des dommages aux propriétés des citoyens».  Même scénario à Khan Younes ou l’artillerie de l’occupation a également lancé deux obus en direction d’une terre agricole. Wafa a d’autre part fait savoir que les forces d’occupation ont décidé « d’interdire aux palestiniens la pêche au large de Ghaza jusqu’à nouvel ordre, sous de faux prétextes». Une volonté délibérée d’affamer la population que l’on peut qualifier de crimes contre l’humanité. Une course contre la montre est engagée pour tenter d’éviter l’irréparable au moment même ou Israël s’adonne à une véritable épuration ethnique.
M. T.
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions