mercredi 17 juillet 2019 22:44:10
D.R

«L'Algérie a toujours affirmé son engagement ferme pour l'intégration régionale du continent africain», a affirmé le ministre des Finances, Mohamed Loukal, a Malabo, où il a participé aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement,  a indiqué hier un communiqué du ministère.

S’exprimant lors de la 2e session du Conseil des Gouverneurs consacrée au dialogue du Président avec les Gouverneurs sur la question relative à l’intégration régionale pour une prospérité de l’Afrique, M. Loukal a souligné que «l’Algérie s’est toujours investie pleinement pour préparer les conditions nécessaires de la réussite de l’intégration africaine, en faisant de cette dernière une partie intégrante de ses différents programmes de développement, où des projets structurants de grande valeur, aussi bien nationale qu’africaine, ont été inscrits».
Le ministre a cité, à ce titre, l'ambitieux projet de la route transsaharienne, reliant Alger à Lagos, la connexion du continent à travers la pose d’une liaison de fibre optique Alger-Lagos le long de la route transsaharienne, la signature de l’accord pour la mise en œuvre du mégaprojet de gazoduc Algérie-Nigeria et enfin les projets structurants à portée continentale favorisant une intégration effective dans le domaine des échanges. Sur l’intégration des connaissances et du savoir, il a précisé que l’Algérie constitue une destination préférée des étudiants africains, en accueillant une moyenne de 5.000 étudiants annuellement, toutes nationalités confondues. S’ajoute à cela, des centaines de cadres formés annuellement au niveau des centres de formation spécialisée des institutions publiques (Douane, Police, Protection civile) et ce, dans le cadre des efforts de l'Algérie pour contribuer à la formation de l’élite africaine, souligne le communiqué. Quant au rôle de la BAD, il a mis en évidence la dimension continentale de cette institution qui lui procure un avantage comparatif de taille pour, d’abord, mieux comprendre les défis de développement des pays africains et, ensuite, apporter les réponses les plus appropriées à la réalité africaine pour permettre de faire face à ces défis.
Cette session a été une occasion pour partager les avis sur la vision engagée par la BAD en matière de renforcement de l’intégration régionale, sur les changements que la Banque doit entreprendre pour renforcer son avantage comparatif en la matière, et enfin de souligner dans quelle mesure la BAD tire-t-elle efficacement parti de sa position unique de «partenaire de confiance» pour aider à accélérer l’intégration régionale en Afrique. Par ailleurs, le ministre a participé aux travaux d’un événement consacré aux «partenariats porteurs de transformation : résoudre le déficit énergétique de l’Afrique par le biais d’initiatives régionales». Cet évènement a constitué une occasion pour aborder les défis et les opportunités d'une action collective dans le secteur de l’électricité aux niveaux régional et continental, la mobilisation de capitaux nationaux et internationaux pour des financements innovants dans le secteur de l’énergie en Afrique, le renforcement et l’harmonisation de la politique énergétique, de la réglementation et de la gouvernance sectorielle au-delà des frontières nationales et comment renforcer certaines nouvelles initiatives lancées par la BAD pour promouvoir la coopération et l’efficacité dans le secteur de l’énergie.

Privilégier les projets énergétiques favorisant l’intégration régionale

A cette occasion, M. Loukal a souligné que des partenariats stratégiques dans le secteur de l’énergie, encadrés par une expertise de haute qualité de la part de la BAD seraient d’un atout majeur pour renforcer l’intégration régionale au sein du continent. Il a ajouté que la BAD doit, dans ce cadre, jouer un rôle crucial en tant que pourvoyeur de fonds et catalyseur des bonnes pratiques en privilégiant les projets énergétiques favorisant l’intégration régionale en intégrant la question de l’utilisation efficace des ressources dans tous les projets financés par la Banque et en encourageant l’investissement dans les réseaux d’énergie et leur modernisation, indispensable pour soutenir l’intégration de sources d’énergie renouvelables, afin de garantir la qualité, l’efficacité et la sécurité de l’approvisionnement.
Le ministre a également évoqué les principaux axes de la stratégie énergétique de l’Algérie qui visent à développer une véritable industrie des énergies, notamment renouvelables, en vue de s’insérer dans les chaînes de valeur mondiales. Il a souligné que cette stratégie n’occulte pas la dimension régionale de la question en évoquant la mise en œuvre du mégaprojet de gazoduc Algérie-Nigeria.
«Ce projet structurant devrait permettre aux pays africains concernés d'avoir plus de parts dans le marché du gaz européen, à travers un gazoduc de plus de 4.000 kilomètres et une capacité annuelle de 30 milliards m3», a-t-il précisé. En outre, le ministre a participé à la 3e session du Conseil des Gouverneurs, dont l’ordre du jour a porté sur l’élection générale des Administrateurs. Sur le plan bilatéral, il a eu des entretiens avec certains de ses homologues africains, avec lesquels il a procédé à un échange de vues sur «la situation économique mondiale et ses répercussions sur le continent africain», ainsi que sur «l’état des relations bilatérales et les moyens de les développer». Les travaux des Assemblées nnuelles de la BAD se sont clôturés par l’approbation du rapport final des Conseils des Gouverneurs s’y rapportant.


 

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