samedi 20 juillet 2019 05:15:49

Décès de Saïd Abadou M. Bensalah : « L’Algérie perd un fils valeureux et un symbole de Novembre »

Le chef de l'État, Abdelkader Bensalah, a affirmé qu'avec le décès de Saïd Abadou, l'Algérie et la famille révolutionnaire perdaient un fils valeureux, un militant honorable et un des symboles du Glorieux Novembre.

PUBLIE LE : 15-06-2019 | 0:00
D.R
Le chef de l'État, Abdelkader Bensalah, a affirmé qu'avec le décès de Saïd Abadou, l'Algérie et la famille révolutionnaire perdaient un fils valeureux, un militant honorable et un des symboles du Glorieux Novembre. 
 
Dans un message de condoléances adressé à la famille de feu moudjahid Saïd Abadou, le chef de l'État a écrit : «Que vacillants sont les temps, à peine le peuple algérien a-t-il fini de se congratuler à l'occasion de l'Aïd-El-Fitr, qu'il se voit aujourd'hui frappé par la disparition d'un fils valeureux, qui a consacré la majeure partie de sa vie à son service, un militant loyal du mouvement politique, un moudjahid vaillant de la Guerre de libération nationale et un responsable engagé, qui a contribué à   l'édification de l'État algérien moderne, feu Saïd Abadou, puisse Allah lui accorder Sa miséricorde. Militant et moudjahid de la première heure, il n'a de cesse œuvré, aux côtés de ses frères d'armes, à la construction et au   développement du pays sans jamais se ménager et jusqu'à ce que la maladie ait raison de lui et l'emporte auprès de son seigneur.» Le chef de l'État a rappelé, ensuite, que le défunt, qui a été «Djoundi et officier de l'ALN dans la wilaya historique VI, avait livré des batailles contre un ennemi, beaucoup plus fort en hommes et en matériels, dans notre vaste Sahara où la nature est impitoyable et les victuailles rares, menant ainsi, patiemment et résolument, un combat sur deux fronts : contre le rudesse de la nature et la férocité de l'ennemi».        Il a affirmé, à ce propos, que «c'est grâce à l'abnégation, au courage et à la foi des moudjahidine de la première heure, à travers toutes les   contrées du pays, face à la tyrannie et à l'arbitraire du colonisateur, que   notre peuple a été émancipé, notre terre libérée et la liberté et l'indépendance de notre patrie arrachées».        Soulignant également que le défunt «avait été grièvement blessé lors d'une impitoyable bataille et arrêté sans que jamais sa détermination soit   entamée, malgré les souffrances endurées dans les geôles du colonisateur», le chef de l'État a évoqué «l’opiniâtreté et l'enthousiasme avec lesquels feu Abadou s'était attelé, avec ses compagnons, une fois l'indépendance recouvrée à l'édification de l'État algérien moderne». 
Et d'ajouter que le défunt n'avait cessé de «défendre loyalement et résolument les valeurs et intérêts du pays, ne ménageant aucun effort dans l'accomplissement du devoir sacré dans tous les postes à responsabilités qu'il a eu à occuper». M. Bensalah a conclu son message de condoléances à la famille du défunt «en priant Allah de lui accorder Sa sainte miséricorde, de l'accueillir en Son vaste paradis aux côtés de ceux qu'Il a comblés de Ses bienfaits et entourés de Sa grâce éternelle et prêter, à sa famille et ses compagnons d'armes, réconfort et patience». 
 
Inhumation au cimetière d’El-Alia
Les obsèques se sont déroulées jeudi après-midi au cimetière d'El-Alia en présence du ministre des Moudjahidine,   Tayeb Zitouni, de membres du gouvernement, de personnalités nationales, de moudjahidine et des membres de la famille du défunt.  
Dans son oraison funèbre, M. Zitouni a loué «les qualités du défunt», mettant en avant «son parcours militantiste durant la Guerre de libération et au lendemain de l'indépendance, ainsi que son dévouement au service de l'Algérie et à l'édification de ses institutions». Pour sa part, M. Abderrahmane Ouroua, responsable à l'Organisation nationale des moudjahidine, a affirmé que «le défunt était connu pour son   amour pour sa patrie et son souci d'assurer la dignité de ses compagnons d'arme et la fierté du peuple algérien». Né le 17 janvier 1935 à Biskra, le défunt a rejoint tôt les rangs de la   Guerre de Libération Nationale. Il était officier au sein de l'Armée de libération nationale (ALN) dans la wilaya VI jusqu'à son arrestation, en 1961, par l'armée française dans la bataille de Mélika à Ghardaïa.   
Au lendemain de l'indépendance, le défunt a occupé le poste de Mouhafedh du parti du FLN dans les wilayas d’Ouaragla, Béchar et de Tiaret.   
Par la suite, feu Abadou a été élu député à l'Assemblée populaire nationale, avant d'occuper le portefeuille du ministère des Moudjahidine de 1994 à 1999. 
 
Des partis et des personnalités saluent les qualités du défunt 
 
Le président par intérim du Conseil de la nation, Salah Goudjil, et le président de l'Assemblée populaire nationale, Mouad Bouchareb, ont estimé, pour leur part, que l'Algérie perdait «l'un de ses valeureux fils» qui a voué sa vie au recouvrement de la souveraineté nationale et à l'édification de l'État indépendant.  
M. Goudjil a rappelé le riche parcours de hautes fonctions et responsabilités du défunt, mettant en avant son dévouement et son intégrité en tant que ministre des Moudjahidine, puis secrétaire général de l'ONM. De son côté, le ministre des moudjahidine, Tayeb Zitouni, a rendu hommage au défunt pour son militantisme durant la Guerre de libération et ses efforts au service de l'Algérie, après l'indépendance. Dans un message de condoléances, le secrétaire général du parti du FLN, Mohamed Djemaï, a salué la mémoire «du grand moudjahid et valeureux militant parmi les artisans de Novembre, qui ont signé les gloires de l'Algérie, avant et après l'indépendance».  
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