En prévision du 7e sommet de la TICAD : La RASD prend part aux réunions des pays de l'UA

Les violations des droits de l'Homme dénoncées
PUBLIE LE : 15-06-2019 | 0:00

L'Union Africaine (UA) a organisé, en partenariat avec le gouvernement japonais, des réunions de hauts responsables des deux parties les 10 et 11 juin, avec la participation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), pour préparer la 7e édition de la Conférence de partenariat Afrique-Japon (TICAD VII), prévue du 27 au 30 août 2019 à Yokohama (Japon), afin d'examiner les bases du changement économique et l'amélioration du climat d'affaires à travers l'innovation et la participation du secteur privé. Dans un pas qui renforcera le principe de la participation sahraouie à tous les colloques de partenariat supervisés par l'UA, la RASD participe à ces réunions avec une délégation composée de l’ambassadeur sahraoui en Ethiopie et représentant permanent auprès de l’UA, Lamine Abaali, et de l'attaché culturel de la mission sahraoui auprès de l'UA, Ouaddadi Salek, a précisé l'agence de presse sahraouie SPS. Les réunions des hauts responsables, Japon-UA visent l'examen et l'évaluation des principales bases du projet de Déclaration de la 7e édition de la TICAD, qui traite du renforcement de la paix et de la stabilité en Afrique, de la consécration d'une société durable pérenne, outre l'adoption de l'ordre du jour des prochaines étapes de préparation de la 7e édition de la TICAD. Le TICAD est une rencontre internationale de haut niveau consacrée à la question du développement de l'Afrique. Depuis 1993, elle a lieu tous les 5 ans jusqu'en 2013. En 2016, la TICAD VI a eu lieu pour la première fois en Afrique, au Kenya, et est désormais programmée pour chaque trois années alternativement au Japon et en Afrique. 
 
Les violations des droits de l'Homme dénoncées
Un rassemblement a été organisé jeudi après-midi à Paris pour dénoncer les violations des droits de l'Homme au Sahara occidental sous occupation marocaine, revendiquant la libération des prisonniers politiques sahraouis. Avec le soutien du député français Jean-Paul Lecoq, une cinquante de Sahraouis se sont rassemblés à la place des droits de l'Homme (Trocadéro) à quelques encablures de l'ambassade du Maroc en France. Organisé par la Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental, une ONG française, les manifestants ont revendiqué durant leur sit-in la libération des prisonniers politiques sahraouis dans les geôles marocaines, tout en soulignant que la seule alternative au conflit du Sahara occidental est l'indépendance de ce territoire sous occupation marocaine depuis plus de 40 ans. Après le sit-in, les manifestants ont marché jusqu'aux environs du siège de l'ambassade marocaine pour porter les mêmes slogans. «Chaque jour, la population sahraouie des territoires occupés et du sud du Maroc est victime d’un nouveau cycle de graves violations des droits de l’homme par les forces d’occupation marocaines sous un siège militaire et un blocus médiatique : arrestations arbitraires, déplacements forcés, torture, entraves aux activités des associations sahraouies, assassinats», ont souligné les initiateurs de cette manifestation. Pour eux, les violations des droits de l’Homme, telles que l’utilisation de la force disproportionnée contre des personnes sans défense ne constituant pas une menace, «la liquidation physique résultant de l’usage illégal de la force dans les territoires occupés, comme le Sahara occidental, constituent une grave violation de la quatrième Convention de Genève», exprimant leur vive préoccupation à l'égard des conditions «inhumaines» subies par les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines. A cet effet, les manifestants ont condamné «fermement» ces pratiques et ces violations des droits de l’homme, exigeant l’arrêt de la répression contre la population sahraouie. Ils ont également réitéré leur demande pour l’élargissement du mandat de la Mission de Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO), à la surveillance des droits de l’homme et au suivi des personnes impliquées dans ces actes criminels devant les juridictions internationales, tenant «le régime marocain, soutenu par le gouvernement français, responsable de toutes ces graves violations des droits de l’homme». Saluant la lutte pacifique du peuple sahraoui dans les territoires occupés, ils ont appelé le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine, ainsi que les organisations internationales des droits de l’homme, à «intervenir rapidement pour ouvrir les territoires sahraouis occupés aux observateurs internationaux et à la presse, pour connaître la réalité de ce qui se passe et mettre fin à la répression du peuple sahraoui». Dans une déclaration à l'APS, le député Lecoq a affirmé que la cause sahraouie est une «cause juste» et que c'est «important» en France qu'on soutienne cette cause. D'où l'importance, a-t-il dit, qu'elle soit portée au sein de l'Assemblée nationale française lors du colloque qui sera organisé le 28 juin prochain. «Nous aurons l'occasion, à l'Assemblée nationale, de faire le point sur la situation contemporaine de la cause sahraouie avec les rebondissements que nous donnent les jugements de la Cour européenne de justice sur la non-utilisation des richesses par le peuple sahraoui, la question de souveraineté du Sahara occidental et c'est bien que ces questions soient posées à l'intérieur de l'Assemblée nationale parce qu'on parle du droit du peuple», a-t-il ajouté.

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