jeudi 12 dcembre 2019 08:29:37

Solution de la crise en Libye

Insistance sur le dialogue

PUBLIE LE : 15-06-2019 | 0:00
D.R

L'Algérie, la Tunisie et l'Egypte ont réitéré leur appel au dialogue pour une solution politique, durable, négociée dans le cadre des Nations unies en Libye, où le processus politique est dans l'impasse depuis le début de l'offensive, début avril, de Khalifa Haftar sur Tripoli. 

Les chefs de la diplomatie de ces trois pays voisins se sont à nouveau réunis à Tunis pour discuter du développement de la situation en Libye voisine, soulignant leur volonté de travailler ensemble pour rapprocher les parties libyennes et les convaincre à opter dans l'immédiat pour un cessez-le-feu. «Les derniers développements en Libye et les moyens d'arrêter les combats et de reprendre le processus politique entre les différentes parties libyennes sous les auspices des Nations Unies étaient le principal souci partagé lors de la réunion», a indiqué la déclaration commune à l'issue de la réunion. Dans le premier chapitre de la déclaration tripartite, les trois chefs de la diplomatie ont appelé les protagonistes et rivaux libyens à «remédier aux souffrances du peuple libyen, à la prise en compte de l'intérêt national suprême de la Libye», leur demandant de faire preuve de la flexibilité nécessaire et de mettre un terme à l'escalade, et au retour au processus politique dans le cadre d'un dialogue approfondi et global «Libyens-Libyens». Les ministres tunisien, algérien et égyptien ont, par ailleurs, souligné qu'il n'existait aucune solution militaire à la crise libyenne. «Il s'avère assez primordial que vital de préserver la piste politique et de la soutenir comme étant seul moyen de résoudre la crise libyenne sous les auspices de l'ONU et à travers sa mission en Libye, conformément aux dispositions de l'accord politique et à la mise en œuvre de tous les éléments du plan des Nations Unies adopté par le Conseil de sécurité en date du 10 octobre 2017». 
 
Rejet de l'ingérence extérieure et lutte contre le terrorisme
Les trois ministres ont dénoncé «les flux continus des armes en Libye de la part des parties régionales et autres, en contradiction flagrante des décisions du Conseil de sécurité». Ces flux des armes «ravivent le conflit» dans ce pays et «renforcent la souffrance du peuple libyen», ont-ils déploré. Les ministres ont exprimé aussi leur «profonde préoccupation des flux des terroristes étrangers en Libye». Depuis le lancement début avril d'une offensive de Khalifa Haftar pour s'emparer de Tripoli, plusieurs arrivées d'armes ont été signalées au profit des camps rivaux, dont les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale, en dépit de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU. Le troisième point de la déclaration manifeste clairement le rejet total de toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures de la Libye, «une ingérence qui ne fera qu'aggraver, de pire en pire, la situation dans ce pays». Les trois responsables ont fermement dénoncé ce qu'ils qualifient de «flot continu» d'armes en Libye émanant de parties régionales et autres, en violation flagrante des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, alimentant ainsi le conflit et les souffrances de la population libyenne, lui demandant (Conseil de sécurité) d'assumer ses responsabilités en matière de violations documentées des embargos sur les armes imposés à la Libye. Les ministres ont réaffirmé leur attachement à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Libye et à la nécessité d'unir toutes les institutions nationales libyennes et de les réhabiliter afin qu'elles puissent assumer pleinement leur responsabilité d'exprimer la volonté populaire, de représenter toutes les composantes du peuple libyen et de s'acquitter de ses obligations nationales afin de préserver ses capacités et ses intérêts. Les troupes de Haftar sont toujours bloquées aux portes de Tripoli. Selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au 9 juin, 653 personnes ont été tuées depuis le début de cette offensive sur Tripoli, dont 41 civils, et 3.547 blessés, parmi lesquels 126 civils. D'après l'ONU, les combats ont aussi fait 91.000 déplacés. 
 
Mogherini : «Pas de solution militaire à la crise»
 
De Bruxelles, la haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a réaffirmé, jeudi soir, qu'il ne pouvait y avoir de solution   militaire à la crise actuelle en Libye. Lors d'un entretien téléphonique avec le chef du gouvernement d'union   nationale de Libye, Fayez Al Serraj, Mme Mogherini a souligné l'importance   de poursuivre «la voie politique sous les auspices de l'ONU» d'autant plus   qu'«il ne pouvait y avoir de solution militaire à la crise» libyenne, indique un communiqué de son porte -parole. Les deux parties ont convenu de rester en contact étroit dans les prochains jours et de poursuivre le dialogue entamé dans le cadre des efforts en cours en vue de trouver une issue à la crise en Libye, où le processus politique est toujours dans l'impasse depuis le début de l'offensive début avril du maréchal Khalifa Haftar sur Tripoli. L'UE avait déjà appelé à plusieurs reprises à un cessez-le-feu à Tripoli,   exprimant ses inquiétudes quant à l'impact des actions militaires sur les civils tout en exhortant toutes les parties impliquées à retourner à la table des négociations sous l'égide de l'ONU.
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