mercredi 19 juin 2019 03:09:04

Eradiquer le mal à la racine 

L’Algérie respecte les traités internationaux

PUBLIE LE : 13-06-2019 | 0:00
D.R

La violence et l’exploitation des enfants, un phénomène criminel qui ne cesse de prendre de l’ampleur, non sans préoccuper profondément et la société et les autorités publiques.
A ce titre, le ministère de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme décide de s’attaquer à ce mal à la racine. En effet, dans un communiqué à l’occasion de la Journée mondiale contre l’exploitation économique des enfants, coïncidant avec le 12 juin, le département de Mme Ghania Eddalia a réaffirmé « sa détermination à poursuivre ses efforts, en coordination avec l’ensemble des départements ministériels, instances et institutions de la société, afin d’élever le niveau de conscience globale au sein de la société, permettant de former un front national pour la lutte contre toute forme d’exploitation et de violence à l’égard des enfants et la garantie d’un environnement sain et sécurisé où nos enfants jouissent pleinement de leurs droits ».
 Cet objectif ne peut se réaliser qu’à travers «la consolidation du cadre  institutionnel et légal de protection de l’enfance, l’élargissement du champ d’inspection du travail aux marchés parallèles, le renforcement de la protection socioéconomique de la famille et la sensibilisation des parents aux dangers liés à l’exploitation des enfants dans les fermes et les entreprises familiales, en les privant de poursuivre leurs études ». Pour atteindre cet objectif, le ministère a recommandé également «la réhabilitation des enfants qui ont quitté les bancs d’école, en leur assurant un suivi psychomédical ainsi que la création d’une base de données sur l’exploitation économique des enfants», a précisé le communiqué.
Qualifiant l’exploitation économique des enfants de phénomène social mondial multiforme, le ministère a souligné que celui-ci  a «des conséquences désastreuses sur la  santé physique et morale des enfants».
 Membre de la communauté internationale, l’Algérie est engagée dans toutes les conventions internationales, à travers les programmes et plans  nationaux et l’adaptation de sa législation, de manière à garantir les droits de l’enfant et sa protection contre toute sorte d’exploitation», a ajouté la même source.
Le ministère de la Solidarité a rappelé dans son communiqué que l’amendement de la Constitution de 2016 a consacré la protection de l’enfant contre toute forme d’exploitation, conformément à l’article 69 qui stipule que «l’emploi des enfants de moins de 16 ans est puni par la loi».   La législation nationale «a consacré également le droit de l’enfant à la protection contre l’exploitation économique dans l’article 02 de la loi 15-12 du 15 juin 2015 relative à la protection de l’enfant». Selon l’article 139 de cette loi, «est puni d’un emprisonnement d’un (1) an à trois (3) ans et d’une amende de 50.000 DA à 100.000 DA, quiconque exploite économiquement un enfant. La peine est portée au double lorsque l’auteur de l’infraction est un ascendant de l’enfant ou le responsable de   sa sauvegarde».

L’Algérie respecte les traités  internationaux

Quant à l’engagement de l’Algérie à respecter les traités internationaux en la matière, le ministère a rappelé «la conformité de la législation nationale à l’esprit de la Convention 138 de 1973, et celle de 1999 n°182, notamment dans son article 15 stipulant que « l’âge minimum requis pour un recrutement ne peut en aucun cas être inférieur à seize ans, sauf dans le cadre de contrats d’apprentissage établis conformément à la législation et la réglementation en vigueur». De même que « le travailleur mineur ne peut être recruté que sur présentation d’une autorisation établie par son tuteur légal.
Il ne peut être employé à des travaux dangereux, insalubres et nuisibles à sa santé ou préjudiciables à sa moralité ». Selon l’article 28, « les travailleurs de l’un ou de l’autre sexe, âgés de moins de 19 ans révolus, ne peuvent occuper un travail de nuit ».
Dans le même contexte, le ministère a réaffirmé «la détermination» de l’Algérie à respecter ses engagements au sujet des ODD 2030, tracés par les Nations-Unies dans le but de relancer le développement social, la mise en place des mécanismes et des procédures à même de contrôler notamment les catégories vulnérables et sensibles, en ciblant les zones isolées ou celles pouvant constituer des poches de pauvreté et de privation».
Un engagement clairement exprimé dans l’Objectif 8, visant à «encourager une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein-emploi productif et un travail décent pour tous», ou encore l’Objectif 7, à travers «la prise de toutes les mesures pour éradiquer le travail forcé, l’esclavage, la traite humaine et les pires formes de travail des enfants, en mettant fin à toutes formes de travail des enfants d’ici 2030», a conclu le communiqué.
Salima Ettouahria

 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions