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Société civile : Retour au processus électoral

Pas moins de 300 participants sont attendus à la Conférence de la société civile devant se dérouler samedi prochain à Alger.

PUBLIE LE : 12-06-2019 | 23:00
D.R

Pas moins de 300 participants sont attendus à la Conférence de la société civile devant se dérouler samedi prochain à Alger. 
Les 71 associations et syndicats sont arrivés à un terrain d’entente, voire à un consensus sur le projet de feuille de route devant être présenté à l’occasion de cette rencontre.

En effet, les points de vue sur les propositions de sortie de crise, marqués, il y a à peine quelques jours, par « certaines divergences », sont actuellement en totale convergence. Aussi et à l’issue d’une réunion préparatoire ayant eu lieu mardi dernier au siège de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), les représentants de la société civile sont finalement parvenus à un consensus.
Certes, les discussions ont tardé pour s’étaler sur neuf heures de temps, mais au final, la rencontre a été couronnée de succès et les participants sont arrivés à « un compromis, à des points de convergence entre l’ensemble des dynamiques » de la société civile prenant part au projet de la Conférence nationale, « des points qui arrangent tout le monde », comme souligné, hier, par M. Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH).
Pour ce qui est du contenu de la proposition, les participants à cette importante rencontre préfèrent attendre jusqu’à samedi 15 juin, pour rendre publics tous les détails inhérents à leur feuille de route. «Nous avons choisi de ne pas en parler maintenant », a indiqué le même intervenant, qui notera que l’organisation de ce rendez-vous est
« collégiale » et qu’une commission a été créée pour s’occuper des volets technique, organisationnel et de communication y afférents.
Il convient de rappeler dans ce contexte que lors d’une intervention récente sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, M. Lyes Merabet,  qui est membre initiateur de la Conférence nationale de la société civile au nom de la confédération des syndicats algériens, a affirmé qu’après la proposition de feuille de route consensuelle devant être annoncée samedi, « il sera question ensuite d’aller assez rapidement, avec ce projet de feuille de route, vers les formations politiques, les personnalités nationales et les clubs d’intellectuels aux fins de discuter de la proposition consensuelle adoptée par la société civile ».
Et de poursuivre que « l’objectif est de ramener tout le monde, en front uni, derrière une proposition à formuler devant l’autorité avec laquelle il faudra discuter» ; un pari qui est aujourd’hui relevé, il faut le dire.
M. Merabet avait quant à lui évoqué le contenu des discussions engagées par le groupe de travail auquel il a pris part, en observant que « la quasi-majorité des propositions insistent sur un retour à un processus électoral, à travers l’organisation d’une présidentielle ». Cela devrait être précédé, avait-il mis en exergue, d'un « dialogue établi après une situation d’apaisement », requise par «la libération des détenus d’opinion, l’arrêt des interpellations de manifestants et la levée des contraintes sur la presse, autant de conditions pour engager un dialogue responsable et sans exclusion».
Il avait également mis l’accent sur l’importance de « l’assainissement des listes électorales» et de la « mise en place de commissions nationales et de wilayas neutres pour organiser le scrutin, assurer sa surveillance et annoncer ses résultats ».
Evoquant la Loi fondamentale du pays, il dira qu’il y a certes des « choses à revoir » dans l'actuelle Constitution. Il s’interroge, ensuite, sur le fait de savoir si dans l’étape actuelle que connaît le pays, cela représente « la priorité absolue ».
C’est sûr, a-t-il concédé, qu’il y a des insuffisances, qu’on s’est égaré sur nombre de questions et qu’on est en retard à propos de pas mal d'autres.
Cependant, a-t-il insisté, ce n’est pas la bonne voie, parce que les conditions économiques actuelles du pays sont très difficiles,  risquant de déboucher sur une explosion sociale, a-t-il estimé.
Aussi et après avoir mis l’accent sur le caractère pacifique et apaisé des manifestations populaires qui se déroulent chaque semaine à travers le pays, depuis le 22 févier, M. Merabet relève que celles-ci ne peuvent pas durer éternellement et qu'on ne peut donc s’éterniser à débattre sur une constituante « pouvant s’étaler sur des années ».
 Soraya Guemmouri

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