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Dans la lucarne : Mercato timide mais…

La saison écoulée vient à peine de se terminer qu’on pense déjà à la prochaine qui pointe déjà à l’horizon. On a l’impression que nos clubs ont hâte de reprendre du service assez rapidement.

PUBLIE LE : 12-06-2019 | 23:00
D.R

La saison écoulée vient à peine de se terminer qu’on pense déjà à la prochaine qui pointe déjà à l’horizon. On a l’impression que nos clubs ont hâte de reprendre du service assez rapidement. Avant même que la saison ne débute, puisque le démarrage n’est prévu que la mi-août, on se demande qu’est-ce qui les presse de cette manière.
Il est connu un peu de tous que le «marché des transferts» chez nous s’amenuise d’année en année. Cela est lié à l’absence de formation digne de ce nom. C'est-à-dire celle qui permet à un club de «puiser» dans son propre réservoir, c'est-à-dire dans sa catégorie des U23.
Ce qui pourrait leur permettre de trouver quelques éléments qui peuvent suppléer, d’une façon ou d’une autre, aux éventuels manques  constatés. Ce qui les fait courir, c’est un peu la solution de facilité. On veut avoir sous la main des joueurs «prêts à l’emploi». On est dans une logique qui ressemble étrangement aux tenues vestimentaires où le «prêt à porter» fait des «ravages». C’est un peu cela notre réalité actuelle. Ce qui inquiète, c’est que tout le monde l’accepte sans broncher et surtout adopte cette façon de faire sans qu’on arrive à produire une réplique qui permette à nos clubs de passer avec « brio » cette politique de «marché des transferts ». Pourtant, tout le monde sait qu’elle ne fait que « calquer » la même médiocrité. On peut le constater rapidement. Nos clubs dans leur globalité sont à la merci de ce qu’on leur propose. Il n’y a pas beaucoup de choses à proposer à part débaucher ou soudoyer » quelques « bons » joueurs » pour les convaincre de venir. C’est presque du recrutement «sous le manteau», à la «sauvette». Et c’est ce qui fait mal à nos clubs et surtout à notre football. Il est clair que les quelques équipes qui ont « pignon sur rue » peuvent le « vider » de sa substance moyennant finance. Aujourd’hui, on voudrait tous être sponsorisé par des entreprises nationales. C’est un peu le retour à la «réforme de 77» après l’application du code de l’EPS de 1976. Il faut dire que les périodes n’étaient pas les mêmes. A cette époque, notre football était encore amateur ou semi-professionnel comme on se plaît à le préciser. Le joueur, le mieux payé, était rénuméré environ 500.000 centimes. Aujourd’hui, on est entré de plain pied dans le professionnalisme avec des salaires qui dépassent les 200 millions de centimes et on veut que la charge salariale soit supportée par les entreprises nationales dont la grande majorité d’entre elles sont déficitaires. Certaines d’entre-elles peinent à payer leurs employés. Il est clair, comme dirait l’autre, «celui qui n’avance pas recule».
C’est peut-être, à cause de cela que certains clubs seulement ont déjà entamé l’opération de recrutement. Non seulement, ils ne disposent pas de l’argent nécessaire, mais surtout pas grand chose à se mettre sous la dent ! Une situation qui les pousse davantage à ne compter que sur leur propre formation. Malheureusement, ce n’est pas encore le cas. Car, on veut toujours faire venir des joueurs  de certains clubs, même si on peinera à les payera. C’est à dire dès que le championnat national débutera officiellement. C’est un peu le marché des «dupes» ! On ne fait que tourner en rond et c’est dommage !
Hamid Gharbi              

 

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