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Affaire Tahkout : 19 personnes placées en détention provisoire

Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed (Cour d’Alger) a ordonné le placement de 19 personnes en détention provisoire dans l’affaire de Mahieddine Tahkout dans laquelle 45 personnes sont impliquées, a indiqué un communiqué du procureur de la République près ledit tribunal.

PUBLIE LE : 11-06-2019 | 23:00
D.R

Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed (Cour d’Alger) a ordonné le placement de 19 personnes en détention provisoire dans l’affaire de Mahieddine Tahkout dans laquelle 45 personnes sont impliquées, a indiqué un communiqué du procureur de la République près ledit tribunal. Notifié du dossier de l’affaire, le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, après avoir entendu les prévenus lors de la première comparution, a décidé de placer 19 suspects en détention provisoire, 7 autres sous contrôle judiciaire et de remettre 19 suspects en liberté, a précisé la même source, relevant que 6 personnes morales en lien avec les activités du principal suspect ont été également accusées dans cette affaire. Les personnes poursuivies pénalement sont Tahkout Mahieddine, son fils et deux de ses frères, en sus de 38 fonctionnaires de différentes administrations publiques et services ministériels et 3 salariés d’entreprises appartenant à Tahkout, a fait savoir la même source. Concernant les 9 personnes restantes et compte tenu de leurs fonctions à la date des faits, il a été décidé de transmettre le volet de leur dossier au Procureur général près la cour d’Alger «pour prendre les mesures nécessaires à leur encontre». Il s’agit d’un ancien Premier ministre, deux anciens ministres, un ministre en exercice, cinq anciens walis et deux walis en exercice. Ces personnes sont poursuivies pour blanchiment d’argent, transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite dans le cadre d’un groupe criminel, incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges, bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques de droit public et des entreprises économiques publiques ou des établissements à caractère industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et marchés à l’effet d’augmenter les prix et de modifier, en leur faveur, la qualité des matières, services et approvisionnement. Retenues contre les prévenus au terme de l’enquête préliminaire diligentée par la section de recherches de la Gendarmerie nationale d’Alger sur instruction du procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed, ces charges portent en outre sur la dilapidation de deniers publics, abus de pouvoir volontaire à l’effet d’accorder d’indus privilèges en violation des lois et réglementations, conflit d’intérêts avec violation des procédures en vigueur en matière de marchés publics basées sur les règles de la transparence, de la concurrence honnête et de l’objectivité, outre la conclusion de contrats, de marchés et d’avenants en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur à l’effet d’octroyer des avantages injustes à autrui. Le procureur de la République avait entendu, depuis dimanche dernier, 56 personnes dans le cadre de cette affaire. L’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia et l’ex-wali d’Alger Abdelkader Zoukh ont comparu également dimanche dernier devant le tribunal. Depuis plus de deux mois, la justice a convoqué de nombreux responsables dans le cadre d’enquêtes sur des affaires de corruption.
 

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