lundi 17 juin 2019 14:57:56

Journée Mondiale contre le travail des enfants : Quand l’insouciance est hypothéquée

De nos jours, beaucoup d'enfants vivent mal leur enfance. Ils sont devenus précocement des adultes, en portant une casquette qui n'est pas la leur, mais celle d’un chef de famille, avec des bouches à nourrir et subvenir à d'autres besoins trop tôt.

PUBLIE LE : 12-06-2019 | 0:00
D.R

De nos jours, beaucoup d'enfants vivent mal leur enfance. Ils sont devenus précocement des adultes, en portant une casquette qui n'est  pas la leur, mais celle d’un chef de famille, avec des bouches à nourrir et subvenir à d'autres besoins trop tôt.

Le monde des bambins, du moins pour certains s'est endurci, assombri même pour chasser de leur quotidien morose les rêves et l'insouciance de l'enfance, sacrifiées, sur l'autel  de la précarité sociale. En effet, la vie n'est ni gaie, ni souriante pour une bonne partie des enfants, se retrouvant, par la force des choses, poussés à s'adonner à de petits métiers allant même abandonner leur scolarité. Pour des raisons sociales, très souvent, ils tentent, à leur manière de s'accrocher à la vie, malgré les obstacles dressés sur leur passage. Ils sont nés pour être heureux? Certainement pas pour ces mômes blasés déjà par un quotidien dur, qui ne les a pas gâtés, du tout. Tout les jours que Dieu fait, c'est une nouvelle aventure pour gagner quelques petites
pièces.
Tôt, ils ont compris que gagner leur pain à la sueur de leur front n’est pas tâche facile. Loin du monde des enfants, ils  se lancent dans des activités substantielles afin de prendre en charge des parents affaiblis par des maladies chroniques, et une fratrie déboussolée par l'incapacité des parents à  assumer convenablement leur mission de chef de famille. Nous sommes incomparables avec certains pays, certes,  en termes d’exploitation des enfants- les statistiques et les enquêtes l’attestent- néanmoins, le constat est tout autre   quand on sort du cadre officiel. L’éducation de ses enfants étant  une obligation des parents et leur prise en charge n’empêchent pas pour autant certains de travailler bien avant l’âge légal. Ils découvrent ainsi tôt le monde sans pitié du travail, notamment avec la vente à la sauvette de galettes, de légumes et de fruits aux abords des axes routiers, de papiers-mouchoirs ou encore de bouteilles d’eau minérale. D’autres optent aussi très souvent, pour le métier de receveur de bus pour voyageurs. Cette activité est d’ailleurs très sollicitée par des adolescents, contraints de gagner de l’argent. Il faut  dire aussi que le créneau du recyclage de déchets attire beaucoup de jeunes qui sont utilisés comme main d’œuvre pas chère au niveau des décharges sauvages dans la récupération du plastique et autres matières.
Aujourd’hui, la chute du pouvoir d’achat qui touche de nombreuses familles fait que les enfants ne vivent pas ou peu leur enfance et intègrent tôt le monde du travail.
Le résultat est très souvent catastrophique sur  le plan  psychologique, social, éducatif et sanitaire. Qui a dit que l’enfance est synonyme  d’insouciance et de naïveté ? En tout cas, pas pour certains qui vivent dans des conditions sociales très difficiles, à l’origine d’un choix aussi  pénible que de tourner le dos à l’insouciance ou plutôt à la vie.
        Samia D.  

 

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